#cryosphère


S'abonner
| | twitter

En cinq ans seulement, les glaciers suisses ont perdu 10% de leur volume

A la suite de plusieurs vagues de chaleur durant l’été 2019, la fonte des glaciers a atteint des niveaux records, annonce la Commission d'experts sur les réseaux de mesure cryosphérique de l'Académie des sciences naturelles. Cela signifie que les glaciers suisses ont diminué de 10 pour cent en cinq ans seulement.

| | interview

Martine Rebetez: «Le coût de l’inaction climatique va être faramineux»

Le Cervin | Florent Hiard

Les glaciers de haute montagne, comme ceux rencontrés en Suisse, ont fait l’objet d’un chapitre entier dans le dernier rapport du Giec sur les océans et la cryosphère, publié ce mercredi 25 septembre.

Martine Rebetez est professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Elle détaille pour Heidi.news ce que signifie ce rapport pour la Suisse.

| | news

Rapport du Giec: plus de 650 milliards de tonnes de glace fondent chaque année

Morceaux d'icebergs près du fjord d'Ammassalik, au Groenland | Ray Swi-hymn/Flickr/Creative Commons

Les négociations auront nécessité une prolongation jusqu’au 24 septembre à midi. C’est maintenant chose faite, le rapport spécial sur les océans et la cryosphère du Giec a été adopté par les représentants de 195 pays. Y sont présentées les principales conséquences sur l’environnement et les sociétés humaines des changements physiques et chimiques induits sur les océans, les glaciers et les pôles par la hausse de la concentration en CO2 dans l’atmosphère.

Pourquoi c’est important. Dès les premières lignes, les auteurs rappellent la gravité de la situation: tous les humains dépendent de la mer et de la cryosphère (c’est-à-dire les zones où l’eau est gelée: glaciers, calottes glaciaires…). Que ce soit pour l’approvisionnement en eau potable, la pêche ou le tourisme, tous verront leur quotidien affecté par l’état des océans et des glaciers. Il faut aussi prendre en compte les quelque 1,4 milliards d’habitants des régions côtières, insulaires, polaires ou en haute altitude et qui se retrouvent, de fait, en première ligne lorsque ces environnements se détériorent et se déséquilibrent. A l’horizon 2050, ils seront proches de 2 milliards, d’après le rapport.

Nos offres de fin d'année

| | news

Le rapport du GIEC sur les océans et la cryosphère veut souligner l'urgence d'agir

Icebergs au Groenland | Felipe Dana / Keystone

Ce mercredi 25 septembre est publié le nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), consacré aux interactions entre le climat, les océans, les pôles et les glaciers. Ce document arrive moins de deux mois après le précédent consacré à l’exploitation des sols, et un an après celui dédié à l’impact d’une élévation des températures de 1,5°C. Discuté depuis le 20 septembre à Monaco, en parallèle du sommet onusien pour le climat à New York, il est le fruit de deux ans et demi d’efforts.

Pourquoi c’est important. L’année 2019 restera marquée par les actions contre la crise climatique, laissant entrevoir enfin une réelle prise de conscience de la situation. D’après les quelques passages du nouveau rapport du GIEC qu’a fait fuiter l’AFP fin août, ce sursaut arrive alors que la fonte des glaciers s’accélère au point que plusieurs d’entre eux ont déjà disparu. En conséquence directe, le niveau des océans s’élève plus vite que prévu: 280 millions de personnes vivant sur les côtes ou des îles pourraient à terme se voir contraintes de fuir les eaux montantes.

| | news

L'expédition GLACE autour du Groenland reportée, faute d'autorisations de navigation danoises

L'Akademik Treshnikov aurait dû emmener cet été les chercheurs de GLACE autour du Groenland | EPFL

Cela devait être la première circumnavigation complète du Groenland: le départ de l’expédition GLACE lancée par le Swiss Polar Institute basé à l’EPFL, prévu en août 2019, a été reportée. Les autorités danoises n’ont pas donné l’autorisation aux deux brise-glace russes de l’équipée d’aller proche des côtes pour permettre aux scientifiques de mener leurs expériences.

Pourquoi c’est regrettable. Quinze groupes de recherches du monde entier (dont plusieurs suisses), sélectionnés après un processus très compétitif, se préparaient depuis des mois. Selon les organisateurs de GLACE, les instances danoises leur ont communiqué ne pas avoir le temps d’évaluer leur demande dans un délai permettant au projet de se concrétiser, quand bien même les premières requêtes ont été soumises au printemps 2018 déjà.