#crise sanitaire


S'abonner
| | radar

Des familles suisses portent plainte dans l’affaire de la Depakine

Pixabay / Hans Braxmeier

Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung révèlent que les parents de dix enfants suisses ont engagé une action en justice civile contre certains de leurs médecins et le groupe pharmaceutique Sanofi, dans l’affaire de la Depakine. L’assurance invalidité est aussi partie prenante de l’affaire. Les plaignants dénoncent un défaut d’information sur ce médicament anti-épileptique qui, prescrit chez la femme enceinte, peut produire d’importants retards de développement psychomoteur chez l’enfant.

Pourquoi on vous en parle. Les risques de la Depakine (valproate de sodium) chez la femme enceinte sont connus depuis longtemps mais n’ont été clarifiés qu’au milieu des années 2000. En France, le fabricant Sanofi, les autorités sanitaires et médicales sont accusés d’avoir minimisé ou sous-estimé les risques, en échouant à informer correctement les patientes. Avec seulement 39 cas rapportés à ce jour, la Suisse échappait jusqu’à présent à la polémique. Mais cette plainte collective pourrait bien lui donner plus d’ampleur, et les premières critiques à l’encontre de Swissmedic ont déjà commencé à se faire entendre.

link

À lire dans Le Matin Dimanche

| | news

Le premier décès d'un mineur lié au vapotage a été enregistré aux Etats-Unis

La cause des syndromes est à ce jour inconnue, mais les soupçons se portent vers des e-liquides frelatés au THC. | Pixabay / parhaiberliu

Un adolescent newyorkais de 17 ans est mort vendredi 4 octobre des suites d’une maladie respiratoire liée au vapotage. Il est la plus jeune des 23 victimes de la crise qui frappe les Etats-Unis. D’après le New York Times, l’adolescent du Bronx a été hospitalisé à deux reprises en septembre, pour un syndrome respiratoire aigu consécutif à la consommation de cigarette électronique.

Pourquoi on vous en parle. La crise sanitaire semble liée à la consommation d’e-liquides non contrôlés au THC, mais la cause (huile de THC, acétate de vitamine E, toxique non identifié) demeure inconnue. Le décès d’un mineur a de quoi alimenter la paranoïa dans un pays où le vapotage, très en vogue chez les jeunes, est accusé de servir de porte d’entrée au tabagisme. Le gouvernement américain a déjà annoncé son intention d‘interdire la vente d’e-liquides aromatisés. En Suisse, un seul cas potentiel a été recensé à ce jour, et les médecins s’organisent pour monter un registre.

link

À lire dans le New York Times