#Coûts de la santé


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En hausse de 6,2% en 2019, les dépenses en médicaments atteignent des sommets

Pharmacie. | Keystone / Gaetan Bally

Selon curafutura, une des deux faîtières de l’assurance-maladie, les dépenses en médicaments ont augmenté de 6,2% en 2019. Cela fait bondir la facture à charge de l’assurance obligatoire des soins à presque sept milliards de francs. Cette tendance est générale, mais ce sont les anticancéreux qui font le plus fortement grimper la note avec une hausse de 15%.

Pourquoi c’est important. Les données publiées ce 20 janvier 2020 font planer la menace d’une hausse des primes d’assurance-maladie pour 2021. De plus, les économies annoncées le 25 octobre 2019 par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), chiffrées à 100 millions de francs par an dès cette année, n’arrivent pas à juguler la hausse continue de ces dépenses: elles ont augmenté de 26% en cinq ans.

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Assurance-maladie: lier primes et coûts, le pari des cantons de Vaud et Genève

Keystone / Christian Beutler

Les cantons de Vaud et de Genève veulent que les prix des assurances-maladie reflètent mieux les coûts réels de la santé. C’est ce que les deux conseillers d’Etat en charge de la santé, Rebecca Ruiz et Mauro Poggia, ont annoncé mercredi 15 janvier par voie de communiqué. Ils demandent à leurs parlements respectifs de déposer trois initiatives auprès de l’Assemblée fédérale en faveur d’une meilleure adéquation entre les primes d’assurance et les coûts des prestations.

Pourquoi c’est important. Actuellement, les assurances-maladie ne sont pas tenues de rétrocéder à leurs assurés les montants de primes perçus en trop. Il en va de même pour les réserves constituées. De plus, les deux cantons aimeraient mettre en place un système de fixation des primes plus transparent. Cette offensive, initiée par le canton du Tessin qui a fait la même démarche, vise à modifier la loi fédérale sur la surveillance de l’assurance-maladie, tâche qui incombe à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

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En médecine, le «less is more» doit devenir la norme

Michel Matter

Michel Matter est médecin responsable du Centre ophtalmologique de Rive (Genève), président de l’Association des Médecins de Genève (AMGe), vice-président de la FMH et conseiller national. Les coûts de la santé devenant insupportables, il plaide pour un basculement des soins. Transformer le «faire tout pour son patient» à une médecine plus smart où le less is more doit devenir la norme.

L’évidence est souvent définie comme le contraire des croyances. Seulement, en médecine, il a fallu réaffirmer la notion d’une médecine dite plus «intelligente» car moins dispensatrice en traitements et examens effectués. Le principe de ne faire que ce qui est utile semble une évidence. Pourtant, ce phénomène n’a que quelques années et nous vient tout droit du continent nord-américain. Faire moins pour soigner mieux, telle est la base de la réflexion mise au bénéfice du patient.

Pourquoi c’est nécessaire. L’habitude prise pendant de nombreuses années à faire «tout» pour le patient en multipliant les examens et les traitements est un temps totalement révolu. Les coûts de la santé ayant explosé dans de nombreux pays et la charge financière pour les assurés étant difficilement supportable, les pistes pour poursuivre la haute qualité des soins sans porter préjudice au malade se sont développées. La smarter medicine est la plus aboutie car la plus simple à mettre en place, si l’on part du principe du maintien d’une haute qualité de formation médicale et chirurgicale et que les incitatifs économiques des prestataires de soins sont étroitement suivis et analysés.

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La fausse bonne idée de la taxe à 50 francs pour entrer aux urgences

Payer 50 francs de droit d’entrée quand on va aux urgences? C’est ce que le Conseil national a voté le 3 décembre, par 108 voix pour, 85 contre et 1 abstention. Cette taxe ne s’appliquerait qu’aux cas bénins, à savoir toute prise en charge n’entraînant pas d’hospitalisation. Les jeunes de moins de 16 ans et les patients envoyés aux urgences par un médecin seraient exemptés.

Pourquoi on vous en parle. Ces frais visent à dissuader les patients de surcharger les services d’urgences des hôpitaux pour des «bagatelles» et, ainsi, réduire les coûts à charge de l’assurance-maladie. C’est ce qui a poussé l’ancien conseiller national zurichois Thomas Weibel à déposer une telle initiative parlementaire.

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Bientôt, un hôpital sur dix en faillite?

Salle d'opération. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Plusieurs hôpitaux devraient fermer leurs portes ces prochaines années. C’est l’un des messages-clé ressortant d’une étude de la société d’audit PwC sur l’état des finances des hôpitaux en Suisse, relayée par la NZZamSonntag.

Pourquoi c’est important. Depuis l’introduction du nouveau financement hospitalier en 2012 et des forfaits par cas, les hôpitaux sont sous pression. Ceux qui ne travaillent pas de manière efficace ne peuvent pas couvrir leurs coûts. 5 des 44 hôpitaux publics étudiés ont un ratio de fonds propres de moins de 15%, ce qui est considéré comme critique. Environ un hôpital sur dix serait donc menacé de faillite. Les investissements devraient plutôt accompagner la transition vers l’ambulatoire et la mise en réseaux intercantonaux, et se focaliser sur les systèmes informatiques (données, processus et nouveaux modèles d’exploitations) plutôt que dans la pierre.

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Lire l’article dans la NZZamSonntag

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Si les primes d’assurance-maladie augmentent, c'est parce qu’on en a les moyens

Cartes d'assurances-maladie. | Keystone / Christian Beutler

La santé est un «bien de luxe», c’est-à-dire un bien dont la consommation augmente plus fortement que le revenu. Depuis l’introduction de la Loi fédérale sur l’assurance-maladie en 1996, le revenu des ménages suisses a augmenté de 14'000 francs par tête. Il n’est donc pas étonnant que la prime moyenne annuelle ait plus que doublé, passant de 1’700 à presque 3’800 francs, sur la même période. Pourtant les coûts de la santé restent un sujet explosif: Republik offre une piste pour expliquer cet apparent paradoxe.

Pourquoi c’est intéressant. La prime d’assurance-maladie moyenne n’augmente que de 0,2% en 2020. Une accalmie qui sera de courte durée si l’on en croit les dernières prévisions du Centre de recherches conjoncturelles de l’ETHZ (KOF) sur l’évolution des dépenses de la santé. Au cours des trois prochaines années, ces dernières devraient augmenter entre 3,3% et 3,6%. Les facteurs de cette hausse sont connus: les progrès de la médecine, le vieillissement de la population, le nombre de prestations assurées, les salaires et… la croissance des revenus. La population suisse a les moyens de s’offrir plus de soins grâce à un revenu qui augmente souvent plus vite que les primes d’assurance-maladie moyenne. Ce qui pourrait être une bonne nouvelle ne l’est pas pour les ménages à faibles revenus: ils dépensent plus pour la santé que les ménages les plus aisés (21,6% de leur revenu contre une moyenne à 10%). De quoi alimenter le débat explosif sur la répartition des coûts de la santé.

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À lire sur le site de Republik

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Les coûts hospitaliers stationnaires se sont stabilisés à 18,7 milliards de francs en 2018

Chambre d'hôpital. | Keystone / Ennio Leanza

L’office fédéral de la statistique (OFS) a publié ce jeudi 21 novembre les chiffres 2018 concernant les coûts hospitaliers pour 2018. Le nombre de cas (1,4 million) est stable et le nombre de personnes concernées est en légère baisse, avec un million d’hospitalisés en stationnaire. Les consultations hospitalières ambulatoires dans le domaine des soins aigus ont progressé de 2,6% pour atteindre 15,9 millions de traitements. Au total, les coûts en stationnaire s’élèvent à 18,7 milliards de francs (-0,2%) et ceux en ambulatoire à 8,1 milliards de francs (+3%).

Ce qu’il faut retenir. Le transfert des traitements du stationnaire vers l’ambulatoire s’est poursuivi dans les 281 établissements hospitaliers répartis sur 580 sites à travers le pays. Les accidents sont la cause principale d’hospitalisation. Et le secteur hospitalier compte un peu plus de 216’000 employés.

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A lire sur le site de la RTS

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La peur du changement climatique sera un moteur puissant pour changer le système de santé

Charles Kleiber. | Keystone / Olivier Maire

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news est présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

La conférence qui s’est déroulée ce matin 15 novembre dans le cadre du Salon valaisan de la santé a traité d’une analogie ambitieuse: «Coûts de la santé et urgence climatique: quelles similitudes? Comment sortir des chemins battus?» La table ronde a réuni des experts représentants différents secteurs: Marylène Volpi Fournier, politiciennes (Les Verts) et présidente de la Fédération des magistrats, des enseignants et du personnel de l’État du Valais (FMEP), Matthias Schenker, responsable politique de la santé et membre de la direction chez CSS, et Charles Kleiber, ancien Secrétaire d’État à l'éducation et à la recherche suisse.

Pourquoi c’est surprenant. Faire une analogie entre le dérèglement climatique et les coûts du système de santé suisse a de quoi surprendre. Les causes et les traitements des deux maux n’ont, en apparence, pas de points communs. A y regarder de plus près, il y a urgence dans les deux cas. Charles Kleiber établit un diagnostic et propose une esquisse de traitement pour soigner le système de santé suisse. Spoiler: on va vers une révolution!

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Genève: les acteurs de la santé se creusent la tête pour diminuer les coûts

Michel Matter, président du comité des Etats généraux de la santé de Genève, et Delphine Bachmann, membre du comité.

Le 27 septembre dernier s’est tenue la deuxième édition des États généraux de la santé de Genève. Un événement qui rassemble les principaux acteurs de la santé du canton, dans l’optique d’améliorer les soins et surtout réduire les dépenses. Quatre thèmes étaient à l’honneur cette année: le handicap, la souffrance du personnel soignant, l’innovation technologique, et la prévention bucco-dentaire. À la clé, peu de propositions concrètes mais un dialogue renoué.

Pourquoi c’est notable. Les États généraux ont été fondés en 2018 à l’initiative des cliniques privées de Genève et de l’association des médecins de Genève, à qui se sont ensuite greffés la Fédération des entreprises romandes (FER), les hôpitaux universitaires de la ville (HUG), et des représentants politiques locaux. Ils se veulent une instance de dialogue entre les acteurs de la santé – notamment entre le public et le privé, après la guérilla juridique que se sont livrés le Conseil d’État et les cliniques privées ces dernières années.

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En 2018, les coûts de la santé en Suisse ont baissé. Une première depuis l’introduction de la LAMal

Cartes d'assurances-maladie. | Keystone / Gaetan Bally

Selon les statistiques officielles de l’assurance obligatoire des soins (AOS), les coûts globaux de la santé par habitant n'ont pas augmenté en 2018, comme l’explique Fabian Schäfer, journaliste à la NZZ, dans un article que nous avons traduit en anglais. En fait, ils ont même légèrement diminué, passant de 3'849 à 3'848 francs par habitant. Une première dans les 23 ans d'histoire de l’AOS.

Pourquoi on ne peut pas se réjouir. Les chiffres pour 2019 montrent que les coûts sont à nouveau à la hausse. Mais les dépenses de l’assurance obligatoire des soins augmentent à un rythme plus lent qu’auparavant, selon les statistiques de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les coûts ont «seulement» augmenté de 2,6% en moyenne entre 2008 et 2018. Entre 1997 et 2007, la hausse moyenne était de 4,7%.

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Lire l'article original dans la NZZ (DE)