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«Dans l'archipel des Chagos, 80% de la couverture corallienne a disparu»

L'état du récif corallien de l'archipel de Chagos. A gauche en 2006, à droite en 2019 | John Turner et son équipe

Le symposium 2019 pour la science marine de la Fondation Bertarelli s’est tenu mercredi 18 septembre à Londres. La rencontre a principalement porté sur l’étude de l’archipel des Chagos, dans les territoires britanniques de l’océan Indien.

Le professeur John Turner, de l’Université de Bangor, au Pays de Galles, y présentait les dernières observations faites sur les récifs coralliens de l’archipel, particulièrement intéressants pour observer les effets du changement climatique. Il y était en avril lors d’une expédition financée par la fondation.

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Des chercheurs hongkongais espèrent sauver les récifs menacés en transplantant des coraux

Corail mort (au premier plan) dans la Grande barrière de Corail, au large de l'Australie | Creative Commons

Une équipe de chercheurs de l'Institut de sciences maritimes de l'Université de Hong Kong (EN) a mis au point une technique de transplantation pour sauver une espèce locale de coraux menacée par le réchauffement climatique. Le taux de survie atteint 70% à 80%, selon les premiers résultats, qui viennent d’être communiqués.

Pourquoi c’est important. A l’échelle globale, le réchauffement climatique fait des ravages sur les coraux. La Grande barrière de corail, en Australie, a perdu la moitié de sa superficie ces dernières années suite à plusieurs évènements de blanchissement. Le procédé mis au point à Hong Kong ouvre de nouvelles perspectives.

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L'expédition Under The Pole a détecté les coraux mésophotiques les plus profonds du monde

Une équipe de plongeurs d'Under The Pole prend une photo-quadrat par 120 m de profondeur | GHISLAIN BARDOUT / UNDER THE POLE / ZEPPELIN NETWORK

Record battu! L’expédition scientifique Under The Pole III, qui explore les fonds marins par la plongée, a découvert il y a quelques semaines le corail le plus profond au monde, trouvé à -172 mètres. Heidi.news s’est entretenu avec l’explorateur français Ghislain Bardout, principal instigateur de la mission.

Pourquoi c’est important. En surface, les récifs coralliens encaissent de plein fouet le choc climatique. Ils occupent moins de 1% de la surface de la planète, mais abritent plus de 25% de la vie marine. Les chercheurs espèrent que les moyennes profondeurs puissent leur offrir un refuge, ce qui permettrait de recoloniser à terme les récifs de surface. On parle alors de coraux mésophotiques (que l’on trouve normalement entre 30 et 150 mètres de fond)