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L'enseignement du peuple autochtone des Kogis face aux défis climatiques

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Jean-Claude Vignoli est l'ancien directeur des programmes de l'ONG UPR Info (droits humains), dont il est le cofondateur. Il a aussi été responsable national au sein de l'ONG EAGLE (lutte contre le traffic d'animaux) et membre du comité des Verts de la Ville de Genève. Il parcourt actuellement l'Amérique Latine, et a résidé chez plusieurs peuples autochtones, notamment les Bri-bri au Costa Rica, les Waayou et plus récemment les Kogi en Colombie.

Les Kogis sont un peuple autochtone de la Sierra Nevada de Santa Marta vivant en Colombie, fermé au monde extérieur, mais qui milite pour un changement profond, universel et concret de notre rapport à la nature. Comment passer des paroles aux actes? C’est l’enseignement qui m’a été transmis durant mon passage dans une communauté nommée Dumingueka.

Pourquoi c’est important. L’urgence climatique est désormais actée par presque tous. Mais si les réunions aux sommets, comme la COP25, s’accumulent, de quoi accouchent ces engagements internationaux? De programmes pour relancer l’économie, et in fine de Black Fridays. L’enseignement des Kogis résonne singulièrement avec le défi climatique d’aujourd’hui.

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Les marchés carbone, le dossier chaud qui menace de ruiner l’accord de Paris

Manifestation à Madrid en marge de la COP25. | Bernat Armangue /AP/Keystone

La COP25 de Madrid s’achèvera demain, vendredi 13 décembre. Or un point crucial reste en suspens et fait l’objet de difficiles négociations entre les Etats: la question des marchés carbone et la manière dont ils sont régulés dans l’accord de Paris, à son article 6. Le Monde décortique ce dossier complexe en décrivant de manière très claire les mécanismes qui posent problème, mais aussi les enjeux politiques qui en découlent.

Pourquoi c’est important. Les gouvernements doivent s’entendre sur l’article 6 afin de rendre l’accord de Paris opérationnel le 1er janvier 2021. Deux instruments y sont prévus. Le premier porte sur les échanges de quotas d’émissions entre pays, qui permettent à ceux qui polluent moins de revendre leurs certificats à ceux qui polluent plus. Le second concerne les échanges de crédits carbone générés par des projets de réduction des émissions. Le système doit aider les Etats à atteindre leurs objectifs climatiques, mais en l’absence de règles claires, il risque de menacer la crédibilité et l’efficacité de l’accord. En ligne de mire: le danger du double comptage des réductions d’émissions dans deux pays différents, qui donnerait l’impression d’une baisse des rejets de CO2 plus rapide que la réalité.

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La Suisse perd sept places dans le classement climatique par pays CCPI

La raffinerie de Cressier, dans le canton de Neuchâtel. | Alessandro Della Bella / Keystone

La Suisse se classe au 16e rang du classement par pays Climate change performance index (CCPI) 2020, présenté dans le cadre de la COP25 à Madrid. Par rapport à l’année dernière, elle recule de sept places. La Suède et le Danemark arrivent en tête. Mais la Suisse est aussi devancée par le Royaume-Uni, le Maroc, l’Inde ou encore le Chili. Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite se placent bons derniers.

Pourquoi on en parle. Le CCPI est publié chaque année à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Il compare les performances des 57 pays responsables de plus de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Le classement a été modifié en 2017 pour tenir compte de l’objectif de l’accord de Paris de limiter la hausse des températures à moins de 2 degrés. Il inclut depuis la compatibilité entre les ambitions affichées des Etats pour atteindre ce but et les efforts concrets réalisés.

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De nouvelles observations satellite de la biomasse terrestre montrées à la COP25

A l’occasion de la COP25, qui se tient cette semaine à Madrid, l’ESA a révélé une nouvelle carte de la biomasse terrestre, qui se base sur des observations réalisées à l’aide de caméras, de radars et de lidars en 2017 et en 2018 par le satellite Sentinel 1 (Copernicus) et la mission japonaise ALOS. De quoi visualiser l’effet de la déforestation ou des feux de forêt dans le temps, et mieux évaluer leur impact sur les cycles du carbone à l’échelle de la planète. L’ESA envisage même de lancer une nouvelle mission dédiée à l’étude des forêts, baptisée Earth Explorer Biomass, en 2022.

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Alors que s'ouvre la COP25, que changer pour le climat?

Image d'illustration | United Nations Photo

Le coup d’envoi de la COP25, qui se tient du 2 au 13 décembre à Madrid, a été donné. Que peut-on faire, à travers des approches individuelles, techniques ou sociales, pour le climat? C’était tout l’enjeu d’un dossier de Heidi.news, réalisé depuis septembre par la rédaction. Résumé de ce feuilleton passionnant, et rappel de ses principales conclusions.

Pourquoi c’est important. L’état des lieux scientifique, sur la question climatique, est sans appel depuis de nombreuses années. Pourtant, les actions nécessaires peinent à être entreprises, aussi car elles touchent à différentes échelles de la société, et qu’elles impliquent beaucoup plus que de simples changement individuels: c’est notre système socio-technique dans sa globalité qui est en cause. Il y a pourtant urgence: pour limiter le réchauffement à +1,5°C, il faudrait réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de 7,6% par an pendant au moins dix ans, selon un récent rapport des Nations unies.

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Les enjeux de la COP25 en cinq questions

La cérémonie d'ouverture de la COP25, lundi 2 décembre à Madrid. | JAVIER LIZON /EPA/Keystone

La 25e Conférence mondiale sur le climat (COP25), qui réunit les 197 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, s’ouvre ce lundi 2 décembre à Madrid. Les discussions, qui porteront en grande partie sur la mise en œuvre de l’accord de Paris, se poursuivront jusqu’au 13 décembre.

Pourquoi c’est important. Le climat est devenu une préoccupation majeure pour de nombreux citoyens, qui ne manquent pas de pointer du doigt l’inaction des gouvernements. Publié la semaine dernière, un rapport de l’ONU est encore venu souligner l’inadéquation entre l’urgence climatique actuelle et les engagements des Etats, insuffisants pour l’instant pour inverser la courbe des émissions.

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«Time for action», la COP25 débute à Madrid

JONATHAN HAYWARD/The Canadian Press AP/Kesystone

L'Espagne a remplacé au pied levé le Chili pour accueillir à partir de ce lundi la COP25. Pendant 12 jours, les délégations de 196 pays signataires de l'accord de Paris sur le climat de 2015 sont appelées à réviser leurs ambitions climatiques. Dans le viseur, la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an dès 2020.

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Reporterre

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La COP25 se fera bien à Madrid

La proposition de l’Espagne, d’organiser la COP25 à Madrid à la place du Chili, a été acceptée.

Alors que le Chili a dû renoncer à organiser la COP25 à cause du fort mouvement de contestation qui le traverse, l’Espagne s’est proposée pour l’organiser dans sa capitale, aux mêmes dates qu’initialement prévu à Santiago, au Chili.

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L'Espagne propose d'accueillir la COP25 à la place du Chili

Alors que le Chili a dû renoncer à organiser la COP25 à cause du fort mouvement de contestation qui le traverse, l’Espagne s’est proposée pour l’organiser dans sa capitale, aux mêmes dates qu’initialement prévu à Santiago, au Chili. Le Bureau de la Conférence des parties, aux Nations unies, doit désormais donner son accord.

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Le Chili, en pleine crise sociale, renonce à accueillir la COP25 en décembre

Logo officiel de la COP25

Le Chili renonce à organiser la COP25 qui devait se dérouler du 2 au 13 décembre, a annoncé le président Sebastián Piñera. Le sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), qui devait avoir lieu les 16 et 17 novembre, est lui aussi annulé. «Cela a été très difficile, car nous comprenons l’importance» de ces enjeux, a-t-il annoncé, rapporte le quotidien chilien La Nacion.

Pourquoi c’est important. La crise sociale au Chili ne faiblit pas. Depuis une dizaine de jours, les manifestations contestataires fleurissent, et ont déjà provoqué une dizaine de morts. Le président chilien a aussi rappelé que son pays tiendrait ses engagements, tant au regard de l’Apec que sur le climat. Reste désormais à savoir quel pays prendra la relève au pied levé pour organiser l’événement.