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Une invasion de criquets en Afrique de l’Est

Keystone

A cause de variations climatiques extrêmes, des essaims de criquets affamés dévastent depuis plusieurs semaines de larges zones d'Afrique de l’Est jusqu’en Inde.

Pourquoi c’est catastrophique. Chaque insecte dévorerait chaque jour l'équivalent de son propre poids de 2 grammes, ce qui fait un total de 400'000 tonnes de nourriture. Le Kenya n’avait pas vécu cela depuis 70 ans.

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The Guardian

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Six façons (parfois inattendues) dont l'IA peut nous aider à faire face au changement climatique

Modélisation de courants océaniques (image d'illustration) | Nasa

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD), et déplace jusqu'au mercredi 29 janvier sa rédaction à l'EPF de Lausanne, sur le site de l'événement.

Les méthodes de machine learning, souvent utilisées en intelligence artificielle, empruntent beaucoup aux outils statistiques utilisés depuis longtemps par les chercheurs pour modéliser les phénomènes physiques, et en particulier le climat. En retour, ces technologies, conjuguées à l’apparition de nouvelles sources de données, permettent de mieux comprendre les interactions entre le climat et des systèmes humains extrêmement variés. Le point en six exemples plus ou moins surprenants.

Pourquoi il y a du nouveau. D’un côté, on peut désormais appliquer des méthodes de machine learning de pointe à des problèmes anciens. De l’autre, on peut aussi déployer des approches plus traditionnelles, aujourd’hui volontiers utilisées dans d’autres domaines, au service de la question climatique. La transition climatique est indubitablement l'un des enjeux majeurs de notre époque, ce qui justifie (et implique!) d’y appliquer les outils de pointe dont on dispose aujourd’hui… même s’ils n’ont rien d’une solution magique.

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Les incendies australiens vont provoquer une concentration record de CO2

Feux dans une forêt Australienne | Sean Davey / EPA AAP Keystone

La concentration de CO2 dans l’atmosphère risque fort de connaître un niveau record en 2020, selon le Met Office, service météorologique national britannique. En cause, les incendies géants australiens qui ont ravagé plusieurs millions d’hectares de forêts ces derniers mois, détaille New Scientist.

Pourquoi on en parle. Les efforts pour contrer le réchauffement climatique passent par la réduction des émissions de CO2. Or en brûlant, les forêts australiennes auraient relâché entre 0,4 et 0,7 gigatonnes de CO2. La concentration du gaz à effet de serre pourrait alors atteindre 414,2 ppm en 2020, contre 411,5 ppm en 2019. Une augmentation de presque 3 ppm en un an à mettre en comparaison à la moyenne de la dernière décennie, autour de 2.

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Lire l'article du New Scientist

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Konrad Steffen: «Outre la science du climat, il faut maintenant aussi soutenir les stratégies d'adaptation»

Konrad Steffen, expert mondial des pôles | Olivier Dessibourg

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat..

Konrad Steffen, «Koni» pour ceux qui le côtoient de plus près, même brièvement, est un expert mondialement reconnu de la recherche en glaciologie des pôles. Aujourd’hui directeur de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), professeur au EPF de Lausanne et Zurich, et directeur scientifique du Swiss Polar Institute, il est l’un des co-auteurs du dernier rapport spécifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dédié aux océans et à la cryosphère, soit les mondes de glace et de neige.

Selon lui, il n’est pas trop tard pour agir, même si maintenir l’augmentation des températures globales au-dessous de 1.5 voire 2°C d’ici 2100 semble désormais illusoire. Chacun doit prendre en main son agenda de consommation énergétique, mais aussi faire encore davantage pression pour que changent les politiques climatiques non pas au niveau mondial – cela, il n’y croit plus vraiment – mais à l’échelon local voire régional.

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Ce qu'il faut retenir des promesses sur le climat à Davos

Des manifestants pour le climat défilent dans les rues de Davos. | ENNIO LEANZA/KEYSTONE

Cela n’aura échappé à personne: le World Economic Forum (WEF) de Davos, qui réunit l’élite politique et économique mondiale dans les Alpes grisonnes, est placé cette année sous le signe du climat. En amont de la rencontre, les organisateurs ont appelé les entreprises à atteindre la neutralité carbone en 2050. Avant même le lancement du forum, plusieurs compagnies ont annoncé leurs nouvelles résolutions vertes. Véritable intérêt ou greenwashing? La prudence est de mise.

Pourquoi c’est intéressant. L’échec de la COP25 à Madrid a une nouvelle fois mis en évidence l’inaction des gouvernements face à l’urgence climatique. Un peu plus d’un mois après, tous les regards se tournent vers le secteur privé, qui profite de son grand rassemblement annuel pour placer le climat au centre des débats. Les promesses des CEO qui ont fait le déplacement seront particulièrement scrutées par les ONG et les militants.

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Le climat pourrait provoquer la prochaine crise financière

Immeuble de la BRI, à Bâle | WERNER GETZMANN/KEYSTONE

La Banque des règlements internationaux (BRI), sorte de «banque centrale des banques centrales», est une organisation financière internationale basée à Bâle. Dans un rapport publié le 20 janvier, l’organisation alerte sur le risque accru de crise financière à cause de l’augmentation de la fréquence des catastrophes climatiques, explique le journal économique italien Il Sole-24 Ore, traduit en français par Courrier International.

Pourquoi on en parle. Le concept de «cygne noir», événement rare mais aux conséquences exceptionnelles, est une théorie bien connue des économistes. Dans le rapport, la BRI détaille le risque de «cygne vert» lié au climat, et insiste sur la nécessité pour les banques centrales d’adopter un rôle davantage proactif face aux défis climatiques.

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Lire l'article traduit par Courrier international

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En Californie, les véhicules Uber et Lyft polluent 50% fois plus par passager que les autres

Image d'illustration | Stock Catalog/Flickr/Creative Commons

Commander un Uber (ou Lyft, un concurrent de la firme aux Etats-Unis) est, indubitablement, une option pratique. En Californie, elle occasionne toutefois 50% plus d’émissions de CO2 par passager que les autres automobiles, selon une étude du California Air Ressources Board. En cause, le temps que les conducteurs passent seuls au volant de leur voiture dans l’attente d’une course, qui représente un tiers du temps de conduite, explique Curbed Los Angeles.

Pourquoi on en parle. Ce sont certains trajets courts qui sont explicitement visés: en 2018, une étude concluait que 60% des trajets réalisés avec Uber ou Lyft aux Etats-Unis auraient pu être réalisés en marchant, à vélo, ou encore à l’aide des transports publics. Les taxis ne sont pas explicitement mentionnés par l’article, mais il faut croire que leur coût d’entrée, plus élevé, exerce davantage un effet dissuasif sur les trajets courts. En Europe, plusieurs ONG ont récemment accusé Uber d’avoir contribué à la dégradation de la qualité de l’air à Londres et à Paris.

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Lire l'article de Curbed Los Angeles

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En Australie, même l'industrie du charbon déplore les incendies

Panaches de fumées autour de Sydney, début janvier 2020 | NASA Johnson/ISS

La plus grosse société minière d’Australie, BHP, a annoncé ce jeudi que sa production de charbon était en baisse. En cause, la fumée des feux de forêts records qui ravagent l’île depuis plusieurs mois. Certains employés ont dû quitter leur poste, explique le New York Times. Selon un document de revue opérationnelle de la compagnie, sa production aurait chuté de 11% au cours du semestre à cause des feux.

Pourquoi on en parle. Difficile de ne pas y voir une forme d’ironie du sort: l’industrie des combustibles fossiles — et en particulier celle du charbon — joue un rôle conséquent dans le réchauffement de la planète, ce qui augmente en retour la fréquence et la sévérité des feux de forêts. Cela pourrait toutefois marquer un réveil des consciences dans le pays, qui reste le premier exportateur mondial de charbon, et dont les objectifs climatiques restent peu ambitieux.

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Lire l'article du New York Times

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Le discours entier de Greta Thunberg au World Economic Forum de Davos

La militante pro-climat Greta Thunberg au forum de Davos, en janvier 2020 | GIAN EHRENZELLER/KEYSTONE

Greta Thunberg, l’emblématique militante suédoise pro-climat de 17 ans, est présente au World Economic Forum (WEF) de Davos. Elle y a fustigé l’inaction des décideurs politiques et économiques derrière les «mots vides et les promesses», à travers un discours remarqué, que rapporte, in extenso, le New York Times.

Pourquoi c’est percutant. Greta Thunberg cible notamment les mécanismes de compensation carbone, et conclut à une impasse politique sur le plan écologique, à gauche comme à droite. Elle appelle les sociétés, banques, institutions et gouvernements présents sur le Forum de cesser d’investir dans les énergies fossiles. Et ceci non pas en 2050, mais immédiatement. «Notre maison brûle toujours. Votre inaction en nourrit les flammes, heure après heure. Nous vous demandons de vous affoler, et de faire comme si le sort de vos enfants comptait plus que tout le reste», a-t-elle conclu.

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Lire le discours intégral, transcrit par le New York Times

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Les Nations unies rendent un verdict historique en défense des réfugiés climatiques

Manifestation pro-climat en Australie (image d'illustration) | John Englart/Flickr/Creative Commons

Il est illégal pour un gouvernement de renvoyer un migrant dans son pays d’origine lorsque sa vie est mise en danger par la crise climatique, a tranché le Comité des droits de l’homme des Nations unies, dans un jugement historique et inédit. Cette décision pourrait avoir force de jurisprudence pour la communauté internationale, raconte The Guardian.

Pourquoi on en parle. La personne concernée par ce jugement est originaire de Kiribati, un ensemble d’îles océaniques particulièrement menacées par la montée des eaux, où la surpopulation règne. L’atoll de Tarawa a ainsi vu sa population grimper de 1641 personnes en 1947 à près de 50’000 en 2010, ce qui a entraîné de sérieux problèmes sanitaires ainsi que des tensions sociales. Des dizaines de millions de personnes seraient menacées par le changement climatique à l’horizon des dix prochaines années.

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Lire l'article du Guardian

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Martine Rebetez: «Il n’est pas nécessaire d’avoir une empreinte carbone élevée pour être heureux»

JM Boerlin

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Quelles raisons de continuer à espérer pour le climat? Nous avons échangé avec Martine Rebetez, professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et à l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

La climatologue, également experte pour le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), livre une analyse scientifique, mais également sociale du moment présent, qui pourrait bientôt marquer un point de bascule dans l’engagement de l’opinion publique.

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En Australie, la recherche devra se réinventer après les feux

Image d'illustration | Sascha Grant/Flickr/Creative Commons

Le bilan des feux de forêts records survenus en Australie au cours des dernières semaines ne s’arrête pas aux effets terribles pour la biodiversité. La recherche en écologie sera elle aussi bouleversée, raconte Nature. Les résultats de bon nombre d’études en cours risquent fort d’être inutilisables à cause de la catastrophe, sans parler des équipements scientifiques perdus, des données détruites, ou des carrières académiques compromises…

Pourquoi c’est aussi une opportunité. Malgré tout, les chercheurs espèrent pouvoir tirer de précieuses leçons de ce drame. «Les perturbations d’un écosystème sont aussi l’un des meilleurs moyens de comprendre son fonctionnement», explique Ross Thompson, de l’Université de Canberra. A la clé, il s’agira aussi d’améliorer la gestion préventive des feux, en se préoccupant davantage des communautés animales.

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Lire l'article dans Nature

| | interview

Reto Knutti: «L’Histoire compte de nombreux exemples de basculements soudains»

Reto Knutti, professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich. | Christian Beutler / Keystone

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Reto Knutti est professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich, où il dirige le groupe de physique climatique. Ses recherches portent notamment sur les projections climatiques à long terme. Il est également vice-président associé pour la durabilité de l’école polytechnique zurichoise et président de ProClim est le forum pour le climat et les changements globaux de l’Académie suisse des sciences naturelles.

Pour le spécialiste, la mobilisation actuelle de la population en faveur du climat, la lucidité des plus jeunes face aux enjeux environnementaux ainsi que les progrès technologiques constituent des sources d’optimisme. Entretien.

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| | reportage

Greta Thunberg en rock star à Lausanne

Son nom a été scandé dès 10h30 ce vendredi 17 janvier à la gare de Lausanne: Greta Thunberg était attendue comme une star par les médias présents et comme le symbole de leur engagement par les activistes du climat. Un an après leur premier événement, les manifestants de la grève du climat promettent une année 2020 davantage faite d’actions concrètes, après une année dédiée aux manifestations et à l’information. Heidi.news était au cœur de la marche, et en a filmé plusieurs extraits.

Pourquoi nous y sommes allés. Le 17 janvier 2019, il y a précisément un an, Lausanne vivait sa première marche issue du mouvement Grève du climat. Douze mois plus tard, que reste-t-il de cette mobilisation? Ce vendredi 17 janvier 2020, plus de 10’000 personnes ont marché à côté de leur égérie en scandant les mêmes messages que ces derniers mois: il y a urgence! Mais les activistes promettent que leur but pour 2020, c’est l’action.

| | radar

Une poche d'eau chaude entraîne la mort d'un million d'oiseaux dans l'océan Pacifique

Image d'illustration | Oregon State University

Il s’agissait au départ de deux phénomènes a priori séparés: d’une part, des zones de l’océan Pacifique jusqu’à 6°C plus chaudes que la moyenne, et d’autre part, des quantités d’oiseaux morts (des guillemots) charriés sur les rivages de la côte américaine: 62’000 ont été dénombrés. Des chercheurs font désormais un lien clair entre les deux: au total, un million d’oiseaux seraient morts de faim à cause de la canicule marine, qui aurait dépeuplé ces zones de l’océan de nombreuses espèces de poissons, raconte le Guardian.

Pourquoi on en parle. Ces poches d’eau plus chaude, et leurs effets dévastateurs sur la faune et la flore marine — on a aussi observé des moments d’efflorescence d’algues toxiques le long des côtes américaines — sont la conséquence du changement climatique. Et en particulier d’une vague de chaleur océanique déclenchée par un épisode El Niño de forte ampleur en 2015, qui a résulté en une augmentation durable de la température de certaines zones océaniques.

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Lire l'article du Guardian