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Un robot pour améliorer la chirurgie suite au cancer du sein

Le robot de micro-chirurgie utilisé par l'Université de Maastricht. | MicroSure

Des médecins néerlandais du Centre médical de l’Université de Maastricht ont utilisé un robot pour réaliser une opération sur des patients atteinte de lymphœdème, une complication courante de la chirurgie du cancer du sein, rapporte le Guardian. Le dispositif permet de stabiliser le geste des chirurgiens pour cette intervention, qui demande une très grande précision et consiste à dévier des vaisseaux lymphatiques parfois fins de 0,3 millimètres pour les connecter à des vaisseaux sanguins. Ces travaux ont été publiés dans Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Le lymphœdème lié au cancer du sein touche environ un tiers des patientes qui ont été opérées de ce cancer. La pathologie, qui se traduit par un gonflement du bras, peut survenir lorsque le médecin retire des ganglions lymphatiques de l’aisselle, par exemple pour préciser si la maladie progresse. Dans certains cas, cela entraîne un blocage de la circulation de la lymphe.

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Des scientifiques ont réussi à remplacer une greffe de cœur par des cellules souches induites

La technique permettrait d'éviter de greffer un organe entier. | Starllyte / Pixabay

Pour la première fois, un patient a été greffé de cellules musculaires cardiaques, créées à partir de cellules souches, plutôt que de subir une greffe de cœur classique. Cette opération historique, rapportée par l’Asahi Shimbun, s’est déroulée dans le cadre d’un essai clinique au Japon, le lundi 27 janvier. Les chercheurs de l’université d’Osaka, à l’origine de cette percée médicale, ont affirmé que le patient se portait bien. Neuf autres greffes de ce type devraient avoir lieu durant les trois prochaines années.

Pourquoi c’est prometteur. Les chercheurs ont développé une technique permettant de réparer spécifiquement les zones endommagées du cœur. Pour se faire, ils ont prélevé des cellules sanguines d’un adulte sain qu’ils ont reprogrammées en cellules souches. Ils ont ensuite étalé les cellules sur des feuilles très fines avant de les appliquer sur le cœur du patient afin que les cellules souches se différencient en cellules cardiaques fonctionnelles. Ces cellules devraient croître et sécréter une protéine capable de régénérer les vaisseaux sanguins et améliorer la fonction cardiaque. Cette avancée technique chamboulerait le champ de la transplantation cardiaque, car ce type de cellules souches est plus facile à se procurer et bien mieux toléré par l’organisme qu’un organe entier.

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À lire sur Sciences et Avenir

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À l’Hôpital Riviera Chablais, pionnier de la césarienne douce

L'approche encourage un peau-à-peau immédiat, ce qui n'est pas le cas de la césarienne classique. | Keystone / Gaetan Bally

Kevin a deux jours et quelques cheveux duveteux sur le sommet du crâne. Le nourrisson est né par césarienne, mais selon une méthode originale, encore inédite en Suisse: la césarienne douce, aussi appelée césarienne participative. Initiée à l’Hôpital Riviera Chablais (HRC) il y a près de deux ans, elle vise à replacer la notion de naissance devant celle d’acte chirurgical. Reportage.

Pourquoi c’est intéressant. Cette approche vise à permettre à la mère de retrouver un pouvoir décisionnel lors de l’accouchement. Contrairement à une césarienne classique, la mère peut choisir de pousser malgré l’anesthésie, assister à la sortie du bébé et le porter en peau-à-peau immédiatement. Cette démarche sera présentée le 4 février à la Haute école de santé de Genève dans le cadre d’une rencontre autour de la périnatalité.

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La décennie où les robots sont devenus médecins

CMR Surgical vient de lancer Versius un robot chirurgien réputé plus accessible que ses concurrents. | CMR Surgical

Quasi inexistant en 2010, le marché des robots chirurgicaux pèse 4 milliards de dollars en 2019. Sa forte croissance fait anticiper un marché qui va doubler d’ici 2028. Spécialistes de la chirurgie mini invasive, ils ne sont plus les seuls robots à vouloir jouer au docteur. Des exosquelettes pour les personnes handicapées ou âgées aux prothèses robotisées, la robotique médicale s’est considérablement développée au cours des dix dernières années. Elle promet de le faire plus encore avec le renfort de l’intelligence artificielle.

Pourquoi on vous en parle. En quelques mois, les géants des technologies médicales comme Zimmer, Medtronic, Johnson & Johnson ou Siemens ont tous racheté des entreprises de robotique médicale.

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A Château-d’Œx, l'hôpital risque la «mort par effritement»

Pour rejoindre l'hôpital de Rennaz situé en plaine, les habitants de Château-d’Œx (photo) et du Pays d'Enhaut doivent franchir le col des Mosses (1445 mètres d'altitude).| Keystone / Valentin Flauraud

L'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz est devenu opérationnel au début du mois de novembre 2019. Ce grand centre hospitalier situé en plaine bouscule les habitudes hospitalières dans la proche région de montagne de Château-d’Œx. La direction du Pôle Santé du Pays-d’Enhaut et la conseillère d'Etat, Rebecca Ruiz, se veulent rassurantes. A l'interne, des voix s'élèvent contre la menace que le HRC fait planer sur l'hôpital de Château-d’Œx. Heidi.news a mené l'enquête et livre le résultat de ses recherches en trois volets.

PREMIER VOLET – Au Pays-d’Enhaut, la permanence chirurgicale de l’hôpital de Château-d’Œx a fermé le 1er novembre 2019. Cette décision fait partie d’une grande réorganisation du centre et de ses urgences. Une partie des activités sont transférées en plaine, à l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) et certains médecins montent pour assurer des permanences. La direction parle de projet pilote, des médecins sur place anticipent une «mort par effritement».

Pourquoi on vous en parle. L’Etat de Vaud teste un nouveau modèle de prise en charge dans plusieurs régions du canton: les Pôles Santé. Celui du Pays d’Enhaut regroupe l’hôpital, l’EMS et les services de soins à domicile au sein de la même entité. Une formule qui a également cours à la Vallée de Joux et au Balcon du Jura avec le Réseau de Santé. Au Pays-d’Enhaut, le voisinage du nouvel hôpital en plaine fait craindre pour l’avenir du site, malgré la convention d’échange de compétences entre les deux services hospitaliers, .

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L'endométriose, de la prévention au traitement

Murielle Mormont est spécialiste en endométriose chirurgicale à la clinique de Valère à Sion, dans le canton du Valais. Dans la vidéo ci-dessus, elle dresse le portrait de cette maladie – de la prévention au traitement– qui «toucherait environ 10% des femmes en âge de procréer».

Pourquoi c’est important. S’il est plus facile de diagnostiquer l’endométriose de nos jours, «il y a encore très fréquemment un retard de diagnostic», regrette Murielle Mormont. L’association Suisse Endo «fait un bon travail de prévention pour expliquer les symptômes importants et les possibilités de traitement qui s’offrent à la patiente».

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La quête des seins parfaits

Fashion week berlinoise. Keystone

Le travail des chirurgiens esthétiques pourrait être facilité avec ces résultats publiés dans Plastic and Reconstructive Surgery , le journal de l’American Society of Plastic Surgeons. Gâce à la technologie de l'eye-tracking, des chercheurs polonais ont identifié quelles parties de la poitrine attiraient le plus le regard. Le but: créer une «échelle universelle» pour l'esthétique et la symétrie du sein.

Pourquoi on vous en parle. Si vous étiez un chirurgien plasticien désireux d'être le Michel-Ange des seins idéalisés, encore faudrait-il s'entendre sur ce qui est esthétiquement important. La plupart des spécialistes y parviennent au bout de plusieurs consultations.

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Vice

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Mal de dos, quand faut-il consulter?

Que ce soit aux vertèbres, aux dorsales ou aux cervicales, nous avons déjà tous ou presque ressentis des maux de dos. «Le mal de dos est quelque chose de très commun», et touchera une grande partie de la population à un moment donné de sa vie selon Ali Etemad Sajadi, neurochirurgien à la Clinique de la Source de Lausanne. Moins commun, certaines fois, le mal de dos s’opère. À cause d’une hernie discale et, parfois aussi, pour d’autres raisons.

Pourquoi il ne faut pas s’enflammer. Il est possible de bénéficier d’une opération: «vu que certaines chirurgies sont devenues moins risquées, on est peut-être moins réticents à proposer une opération à un patient», qu’il y a dix ou quinze ans estime le neurochirurgien. Sans courir à la course au bistouri. «Un mal de dos très fort et inhabituel, et qui ne passe dans les deux à trois semaines», c’est la consigne donnée par Ali Etemad Sajadi pour déterminer s’il vaut la peine de consulter. «La plupart du temps, un traitement non chirurgical suffit». Davantage d’explications dans notre vidéo ci-dessus.

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Des chirurgiens placent des patients en état de quasi-décès pour leur sauver la vie

Pixabay / PublicDomainPictures

Des chirurgiens du centre médical de l’université du Maryland, à Baltimore, mettent à l’essai une technique impressionnante: placer des patients en état «d’animation suspendue» pour les opérer après un traumatisme majeur. Leur sang est remplacé par une solution saline à basse température (10-15 °C), le temps d’opérer en évitant la destruction des tissus. Un essai clinique vient de démarrer, comme le révèle le New Scientist, et un patient a déjà été opéré selon cette procédure.

Pourquoi c’est intéressant. Les patients concernés par cette technique ont subi un arrêt cardio-respiratoire et une hémorragie massive. Leurs chances de survie sont inférieures à cinq pour cent. En réfrigérant leurs organes, les chirurgiens se ménagent du temps –environ deux heures– pour tenter de réparer les lésions, tout en ralentissant la dégradation des organes consécutive à la réduction de l’afflux sanguin. La technique a été expérimentée avec succès sur le cochon.

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À lire dans le Guardian

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Le plus grand centre de chirurgie ambulatoire de Suisse est prévu pour 2024 à Genève

Bertrand Levrat, directeur général des HUG, explique la structure du futur centre de chirurgie ambulatoire lors d'une conférence de presse donnée ce mercredi 9 octobre. | Hirslanden DR

Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et le groupe de cliniques privées Hirslanden ont annoncé lors d’une conférence de presse ce mercredi 9 octobre qu’ils s’associaient pour ouvrir un centre de chirurgie ambulatoire à Genève, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Prévu pour accueillir son premier patient en 2024 au 22-24 avenue Beau-Séjour, le projet est le premier de cette envergure en Suisse.

Pourquoi on vous en parle. La chirurgie ambulatoire permet au patient de se faire opérer et de rentrer chez soi le jour même. Avec l’évolution des pratiques chirurgicales et les capacités de suivi du patient à domicile, sa pratique est en pleine expansion. Dans une optique de réduction des coûts, le «virage ambulatoire» est devenu une des priorités du secteur de la santé suisse.

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Un robot navigue seul dans une artère jusqu’au lieu de l'intervention cardiaque

Comme une paille sur ce fruit, un cathéter est utilisé en chirurgie cardiaque pour explorer l'organe | Creative Commons

Des chercheurs du Boston Children’s Hospital (Etats-Unis) ont mis au point un cathéter robotisé, capable de se diriger dans le cœur sans intervention humaine. Pourvu de capteurs et d’un système d’intelligence artificielle, le prototype a pu se frayer seul un chemin vers une cible de petite taille: une fuite dans une prothèse de valve cardiaque. Effectués sur des cœurs porcins actifs et remplis de sang, ces essais font l’objet d’une publication dans Science Robotics.

Pourquoi c’est important? Les cathéters servent à diagnostiquer et à soigner de nombreuses affections cardiovasculaires. Ces longs tubes flexibles sont introduits dans les artères. Lorsque l’intervention a lieu à l’intérieur du cœur, la navigation de l’instrument requiert des gestes techniques complexes. Le cathéter autonome a pour but d’épargner au chirurgien cette étape fastidieuse. Il pourrait également faciliter les interventions à distance.