#cancer du sein


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Un robot pour améliorer la chirurgie suite au cancer du sein

Le robot de micro-chirurgie utilisé par l'Université de Maastricht. | MicroSure

Des médecins néerlandais du Centre médical de l’Université de Maastricht ont utilisé un robot pour réaliser une opération sur des patients atteinte de lymphœdème, une complication courante de la chirurgie du cancer du sein, rapporte le Guardian. Le dispositif permet de stabiliser le geste des chirurgiens pour cette intervention, qui demande une très grande précision et consiste à dévier des vaisseaux lymphatiques parfois fins de 0,3 millimètres pour les connecter à des vaisseaux sanguins. Ces travaux ont été publiés dans Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Le lymphœdème lié au cancer du sein touche environ un tiers des patientes qui ont été opérées de ce cancer. La pathologie, qui se traduit par un gonflement du bras, peut survenir lorsque le médecin retire des ganglions lymphatiques de l’aisselle, par exemple pour préciser si la maladie progresse. Dans certains cas, cela entraîne un blocage de la circulation de la lymphe.

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Lire l'article du Guardian

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L’OMS valide le premier médicament biosimilaire dans le cancer du sein

L’OMS annonce avoir pré-qualifié un biosimilaire du trastuzumab, une thérapie ciblée très employée dans le cancer du sein. C’est la première fois que l’organisation inscrit sur sa liste un médicament biosimilaire – l’équivalent du générique pour une biomolécule. (Les molécules biologiques, comme le trastuzumab qui est un anticorps, sont bien plus difficiles à répliquer que les petites molécules classiques de la pharmacopée.) Alors que le médicament princeps – l’Herceptin, de Roche – est facturé en moyenne 20'000 dollars le traitement, la version biosimilaire validée par l’OMS – l’Ontruzant, de Samsung Bioepis – coûte environ un tiers de ce prix.

Pourquoi c’est important. Les chercheurs à l’origine de la mise au point du trastuzumab ont été récompensés en septembre dernier du prix Lasker, souvent considéré comme l’antichambre du Nobel. Premier anticorps anticancéreux de l’histoire, ce médicament est vite devenu un blockbuster depuis son arrivée sur le marché en 1998. Son principe actif est employé dans environ 20% des cancers du sein (dits HER2 positifs), ce qui représente des millions de femmes dans le monde. La pré-qualification du biosimilaire par l’OMS assure de sa qualité et prépare sa diffusion à large échelle dans les pays en voie de développement.

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Discuter de son cancer du sein avec une intelligence artificielle

L'IA conversationnelle se présente sous la forme d'un contact virtuel avec qui le patient peut communiquer via son smartphone. | Pixabay / Chatbot

Une startup française a développé une IA conversationnelle – ou «chatbot» – destiné à informer les patientes atteintes d’un cancer du sein. Cet assistant virtuel fournit des informations sur la maladie, renvoie au besoin vers des sites utiles, peut rappeler les rendez-vous médicaux et les horaires de prise de médicaments. Baptisé Vik, il a donné lieu à un essai clinique dans plusieurs hôpitaux français, dont les premiers résultats ont été publiés en novembre dans le Journal of Medical Internet Resarch. À l’aveugle, les 143 participantes ont jugé les réponses de l’IA aussi utiles que celles fournies par un trio de cancérologues, sur une sélection des questions les plus fréquemment posées.

Pourquoi on s’interroge. Après avoir essayé une version de démonstration du chatbot, on ne peut pas dire qu’on soit séduit par l’expérience. Les interactions sont sommaires, les informations peu personnalisées. Pour peu qu’on se signale comme un proche, on a accès à des données de survie (moins de 25% pour les cancers du sein métastatiques) abruptes et peu éclairantes hors contexte. Mais ce type d’IA bénéficie d’un tel engouement qu’il serait étonnant que les services de cancérologie s’en passent encore longtemps. À charge sans doute pour les hôpitaux de les encadrer pour en faire des outils complémentaires, sans perdre de vue que les échanges humains sont – du point de vue des patients comme des professionnels – irremplaçables.

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À lire sur Le Monde

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r'Ose Transat: Elles sont arrivées à bon port

Le Puma III est arrivé en Martinique hier 28 novembre après plus de vingt jours de navigation. A son bord, huit femmes qui vous ont raconté leur histoire – intime, personnelle, bouleversante – de survivantes du cancer du sein. Elles ont tenu le cap. Bravo à elles.

Vous pouvez revivre leur arrivée sur la page Facebook R’Ose Transat.

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«J’espère que plus tard, en regardant les étoiles dans la nuit, elles revivront ces instants en cherchant Altaïr»

JOUR 25 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les «21 jours» de traversée de l'Atlantique. Elles arrivent aujourd'hui en Martinique, après 25 jours de traversée. L'occasion pour Muriel, la skipper, de leur adresser un dernier message.

«A bord de r’Ose Transat, c’est toujours la vie en rose, mais en ma qualité de skipper, il me faut dégager du temps pour l’écriture. Au fur et à mesure des milles parcourus, mes équipières sont devenues plus autonomes et le vent plus doux du jour me permet de trouver l’inspiration.

Je regarde l’océan tout autour et cette splendide houle qui donne du mouvement au tableau. Chaque vague m’apporte son lot de souvenirs.

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r'Ose Transat: L'arrivée en Martinique, c'est pour aujourd'hui!

Les huit coéquipières de la r’Ose Transat, que Heidi.news suit depuis le 4 novembre, s’apprêtent à terminer leur périple marin. Elles pensaient traverser l’Atlantique en 21 jours. Elles en auront finalement mis 25. Elles n’ont battu aucun record, mais ont partagé pendant presque quatre semaines leur intimité, leurs cicatrices, leurs espoirs et leur vécu lié à l’après cancer du sein. Autant d’histoires qu’elles ont partagé avec vous.

A suivre en direct cet après-midi sur la page Facebook de r’Ose Transat.

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Journal de bord r’Ose Transat: «Youpi! Nous avons eu notre premier grain»

La cuisine, un lieu et un partage important sur le bateau. | Caroline Ackermann

JOUR 24 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les «21 jours» de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Nous sommes entrées dans les alizés il y a quelques jours et poursuivons notre cap à l’ouest en longeant une ligne en zig-zag entre le 17e et le 18e parallèle nord. Demain (ndlr. au moment d’écrire ces lignes), nous devrions traverser le milieu de notre transatlantique en franchissant la longitude 43 degrés ouest.

La température des jours et des nuits s’élève, l’eau chaude s’évapore et les cumulus prennent des petites formes blanches qui ressemblent parfois à de gentils chérubins. Certains nuages gonflent et deviennent alors de gros champignons gris menaçants. Cet après-midi, alors que nous faisions la sieste, une ondée de pluie s’est subitement abattue sur Puma III (notre catamaran), nous surprenant par l’arrière tribord.

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«J’espère que notre aventure donnera de l’espoir à d’autres femmes touchées par la maladie»

JOUR 24 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nicole Strub. Après son cancer du sein, elle a dû faire face à une tempête dans sa vie privée. Grâce au soutien essentiel de son entourage, cette enseignante de géographie peut apprécier chaque petit bonheur de la vie.

«Avant le diagnostic de la maladie, pendant deux à trois années, j’avais déjà senti une gêne dans mon sein. Après avoir longuement insisté auprès de mon gynécologue, qui lui-même minimisait mes dires, j’ai finalement réussi à obtenir de passer des examens. C’est lors de l’échographie, en observant la réaction du radiologue dont le regard passait de l’écran à mon visage, que j’ai compris que mes craintes étaient vérifiées et que j’étais atteinte dans ma santé.

Ma tumeur mesurait déjà 7 cm et certains ganglions étaient touchés. J’ai dû subir une mastectomie avec un curage axillaire – une ablation des ganglions lymphatiques, suivis d’une chimiothérapie puis de séances de radiothérapie. J’en garde, bien des années plus tard, encore des séquelles – douleurs pénibles – car la chair de mon thorax a été malmenée avec tous ces traitements. L’assurance maladie prenant en charge des séances de drainage lymphatique à raison de neuf par an, et grâce aux soins de Nadège Schriber – physiothérapeute spécialisée dans le suivi des femmes qui ont eu un cancer du sein et équipière par ailleurs –, mes douleurs quotidiennes sont moins intenses.

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Journal de bord r’Ose Transat: «Il ne faut pas se mentir, tout n’est pas rose sur cette Transat»

Une partie de l'équipage durant son escale de deux jours au Cap-Vert.

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Hormis une escapade ressourçante de deux jours et une nuit au Cap-Vert – elle nous a permis de faire le plein de… tout – je vis depuis 17 jours au rythme d’un bateau et de ses réalités de l’instant.

Dès le coucher du soleil, la nuit s’impose avec son rythme auquel je m’ajuste au mieux et plutôt bien.

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Se réparer et réparer les autres après un cancer du sein

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nadège Schriber, physiothérapeute, explique pourquoi elle a participé à une approche pionnière dans la prise en charge des patientes touchées par cette maladie dans le canton de Genève.

«Physiothérapeute de formation, j’ai traversé un cancer du sein en 1998, à l’âge de 38 ans, suivi d’un second en 2005. Ce premier cancer fut un immense bouleversement dans ma vie. Il faut savoir qu’à cette époque les réseaux de soutien concernant cette maladie n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui. Je me suis alors sentie complètement perdue. J’ai eu la chance de bénéficier du merveilleux soutien de mon mari, de ma famille et de mes amis, ainsi que de l’incroyable équipe médicale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Malgré cela, c’était le système D. J’étais là, totalement perdue et désorientée, à devoir gérer seule les suites de mon cancer du sein. Je ne me sentais ni soutenue ni conseillée. Certes, il existait bien des perruquiers et quelques physiothérapeutes avec une formation adéquate, mais je ne les connaissais pas et aucun réseau n’était organisé, comme c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, nous n’étions qu’au début d’internet.

Créer un réseau de physiothérapeutes spécialisés sur Genève est parti de ma frustration. Je me suis alors spécialisée dans le domaine de la prise en charge des patientes opérées du cancer du sein et en lymphologie.

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Trois polluants organiques persistants pourraient augmenter le risque de cancer du sein

Cliché de mammographie | Shutterstock

Trois polluants organiques persistants (POP) sont suspectés d’accroître l’agressivité du cancer du sein chez les patientes en surpoids — c’est-à-dire dont l’indice de masse corporel est supérieur à 25. C’est ce que suggère une étude française parue en novembre dans la revue Environment International, relayée par Le Monde. La présence de dioxine de type Seveso (2,3,7,8–tétrachlorodibenzo(p)dioxine) et de deux composés PCB (polychlorobyphényles) dans les tissus adipeux proches de la tumeur semble favoriser l’agressivité du cancer.

Pourquoi on utilise le conditionnel. Cette étude sur seulement 91 sujets établit une simple corrélation et n’apporte pas de preuve de causalité entre la présence de ces POP et l’agressivité du cancer du sein. Elle n’en demeure pas moins intéressante comme point de départ pour approfondir la question du lien entre la présence de ces substances chimiques — persistantes dans l’environnement et la chaîne alimentaire — et l'agressivité de certains cancers.

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Lire l'article du Monde

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Journal de bord r’Ose Transat: «Terre! Terre!»

JOUR 16 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Après une semaine en mer, l’odeur et la vue de la terre ont une saveur particulière. C’est pourtant avec un sentiment mitigé que j’aborde cette escale. L’équipage a acquis un certain équilibre en une semaine de navigation loin des côtes. Je crains un peu de le voir s’effriter lors de cette parenthèse à terre. La dynamique de notre communauté et les petites routines sont rassurantes. J’appelle ça notre microcosme.

Au Cap Vert, nous nous sommes reconnectées à nos proches et avons «quitté le bateau», au propre comme au figuré. Une bouffée d’air salutaire bien sûr. Mais aussi, pour certaines, une nouvelle déchirure au moment de remettre les voiles.

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La sexualité après un cancer du sein

Carine Clément Wiig, spécialiste en gynécologie et obstétrique, membre du Réseau lausannois du sein. | Wiktoria Bosc

JOUR 16 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, une interview avec Carine Clément Wiig, la médecin à bord, spécialiste en gynécologie et obstétrique, membre du Réseau lausannois du sein.

Aborder le thème de la sexualité après un cancer du sein représente une réalité essentielle dans nos vies. Et comme aucune des équipières de r’Ose Transat ne souhaitait dévoiler sa vie intime, c’est la médecin du bord qui en parle dans cette interview.

En tant que gynécologue, vous suivez des femmes atteintes de cancer. Parlent-elles de leurs difficultés sexuelles après un cancer?
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Certains produits à base de plantes peuvent interférer avec les traitements anticancéreux

L'aubépine peut retarder le processus de coagulation lors de la prise d'anticancéreux. | Manfred Richter / Pixabay

Lors de la Advanced Breast Cancer Fifth International Consensus Conference, qui se déroule du 14 au 16 novembre à Lisbonne, des chercheurs et médecins ont débattu de la dangerosité possible de la phytothérapie pendant un traitement anti-cancéreux. L'ail, le gingembre et les comprimés de ginkgo, par exemple, peuvent retarder la guérison des plaies cutanées lors d’un cancer du sein.

Pourquoi on vous en parle. De nombreux produits peuvent interférer avec l'hormonothérapie ou la chimiothérapie. Ainsi, certains prolongent le processus de coagulation sanguine. Cela peut entraîner des plaies plus longues à guérir et plus cicatricielles. Il est donc important que les patients consultent leur médecin avant d'essayer des thérapies complémentaires.

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Lire l'article en entier sur la BBC

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Journal de bord r’Ose Transat: «On a laissé la "chiotarie" au Cap-Vert»

Une partie de l'équipage lors de l'escale au Cap-Vert.

JOUR 12 - Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Voilà une dizaine de jours que nous sommes en mer, et je commence seulement maintenant à me sentir bien. Mon corps et ma tête acceptent enfin le ballotage incessant et la perte d’équilibre.

Les deux premiers jours furent éprouvants. Impossible de rentrer dans le bateau, tant le mal de mer était présent. La journée, j’arrivais à le gérer en gardant le regard fixé sur l’horizon et en essayant le moins possible de me déplacer. A la nuit tombée, je perdais tous mes repères et le chaos s’installait dans ma tête comme dans mon estomac. J’ai ainsi baptisé le bateau et nourri les poissons à plusieurs reprises. Durant trois nuits consécutives, j’ai dormi sur le pont, emmitouflée dans ma veste de quart et attachée par mon gilet de sauvetage. Le fatboy – un coussin XXL – est alors devenu mon meilleur ami de 18 heures à 6 heures du matin. Je gisais là, telle une otarie échouée sur le pont malade comme un chien… la fameuse «chiotarie». Au soleil couchant, je me transformais donc en «chiotarie».