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Sur la piste d’un traitement universel pour guérir le cancer

Les lymphocytes T, ou cellules T, sont responsables de l'immunité cellulaire | allinomemovie/Pixabay

Une équipe de chercheurs de l’université de Cardiff publie une étude étonnante dans la revue Nature Immunology. Ils sont les premiers à décrire un type de cellule T, un leucocyte qui joue un rôle important dans la réponse immunitaire, circulant dans le sang et qui, avec son récepteur spécifique, est capable de reconnaître et tuer naturellement un large éventail de cellules cancéreuses. Les cancers concernés sont ceux des poumons, de la peau, du sang, du côlon, du sein, des os, de la prostate, des ovaires, des reins et du col de l'utérus.

Pourquoi c’est prometteur. Pour le moment, l’étude ne porte que sur les animaux et les cellules en laboratoire. Des contrôles de sécurité supplémentaires sont nécessaires avant de pouvoir commencer les essais sur l’humain. Mais les chercheurs affirment que le récepteur de cellule T qu’ils ont découvert pourrait conduire à un traitement unique contre un large éventail de cancers. L’idée serait de prélever un échantillon de sang d’un patient cancéreux, d’extraire ses cellules T, de les modifier génétiquement pour qu’elles expriment le récepteur de détection du cancer à leur surface, de les cultiver en grande quantité en laboratoire avant de les ré-injecter chez le patient.

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À lire sur BBC

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Sucre, vignoble, tabac: arrêtons ces subventions à une vie malsaine!

Jérôme  Cosandey

Jérôme Cosandey est directeur romand responsable de recherche en politique sociale chez Avenir Suisse. Dans cette réflexion, il se penche sur les facteurs qui augmentent le risque de développer une maladie chronique, tels que la consommation d’alcool, de tabac, de sucre ou de matières grasses. Plutôt que d’introduire des taxes pour enrayer la demande de ces produits, il serait plus cohérent de réduire les millions de francs de subventions octroyés au complexe agro-industriel pour les produire.

Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections chroniques des voies respiratoires sont les principales causes de décès en Suisse. Selon un rapport de l’Office fédéral de la santé publique, ces maladies non transmissibles sont responsables de décès prématurés (c’est-à-dire avant l’âge de 70 ans) chez plus de 50% des hommes et 60% des femmes.

Pourquoi c’est important. Le risque de développer une de ces maladies chroniques dépend fortement de quatre facteurs liés à notre mode de vie: consommation de tabac, consommation excessive d’alcool, alimentation déséquilibrée et manque d’activité physique. En Suisse, une étude démontre que la combinaison de ces quatre facteurs est comparable à une différence d’âge de dix ans. Ainsi, une personne âgée de 65 ans qui a un mode de vie déséquilibré a les mêmes chances de survie pendant les dix prochaines années qu’une personne de 75 ans au mode de vie sain.

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Vers une meilleure prise en charge du cancer en Suisse

Nouveaux cas de cancers par année en Suisse (chiffres 2011-2015). | Ligue contre le cancer

Dès le mois de janvier 2020, tous les cantons enregistreront systématiquement les données des nouveaux cas de cancer en Suisse. La Ligue contre le cancer l’annonçait au début du mois de décembre déjà. L’association s’est battue durant vingt ans pour que ce registre national soit mis sur pied.

Pourquoi on en parle. Grâce à la nouvelle loi fédérale sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO), les patients seront mieux suivis et mieux pris en charge. C’est en tout cas le but de la LEMO. Oncologues, hôpitaux, laboratoires et institutions devront inscrire les nouveaux cas dans les registres cantonaux des tumeurs et dans le registre du cancer de l'enfant. Les données sont ensuite harmonisées au niveau national pour développer d’éventuelles recommandations et à des fins statistiques.

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A lire sur le site de la RTS

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L’OMS valide le premier médicament biosimilaire dans le cancer du sein

L’OMS annonce avoir pré-qualifié un biosimilaire du trastuzumab, une thérapie ciblée très employée dans le cancer du sein. C’est la première fois que l’organisation inscrit sur sa liste un médicament biosimilaire – l’équivalent du générique pour une biomolécule. (Les molécules biologiques, comme le trastuzumab qui est un anticorps, sont bien plus difficiles à répliquer que les petites molécules classiques de la pharmacopée.) Alors que le médicament princeps – l’Herceptin, de Roche – est facturé en moyenne 20'000 dollars le traitement, la version biosimilaire validée par l’OMS – l’Ontruzant, de Samsung Bioepis – coûte environ un tiers de ce prix.

Pourquoi c’est important. Les chercheurs à l’origine de la mise au point du trastuzumab ont été récompensés en septembre dernier du prix Lasker, souvent considéré comme l’antichambre du Nobel. Premier anticorps anticancéreux de l’histoire, ce médicament est vite devenu un blockbuster depuis son arrivée sur le marché en 1998. Son principe actif est employé dans environ 20% des cancers du sein (dits HER2 positifs), ce qui représente des millions de femmes dans le monde. La pré-qualification du biosimilaire par l’OMS assure de sa qualité et prépare sa diffusion à large échelle dans les pays en voie de développement.

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Pourquoi Novartis a dû renoncer à un brevet sur sa thérapie cellulaire Kymriah

Novartis renonce à un de ses brevets européens sur le Kymriah, une thérapie CAR-T dans la leucémie et le lymphome, qui vise à reprogrammer les cellules immunitaires pour détruire les cellules cancéreuses. L’annonce vient d’être faite par voie d’avocat, le 29 novembre 2019. Ce revirement fait suite aux attaques de Public Eye et de Médecins du monde (MDM) contre le laboratoire suisse, en juillet dernier.

Pourquoi c’est important. Le Kymriah (tisagenlecleucel) est très cher. Les thérapies cellulaires CAR-T viennent d’être admises en Suisse au prix de 370'000 francs par patient (forfait hospitalier stationnaire), ce qui pose à terme la question de la soutenabilité de ces traitements pour le système de santé. Par cette action, les deux ONG souhaitent peser à la baisse sur le prix de ces thérapies prometteuses et faciliter leur production dans le secteur public. Mais le laboratoire bâlois garde la main sur son traitement.

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Les hôpitaux suisses désirent produire leurs propres thérapies cellulaires contre le cancer

Illustration d'une cellule immunitaire CAR-T s'attaquant à des cellules cancéreuses. | Shutterstok

Le Groupe suisse de recherche clinique sur le Cancer (SAKK) a créé un groupe de travail «thérapies cellulaires» en novembre 2019. Ce dernier a pour but de coordonner une plateforme nationale pour les thérapies cellulaires et sera dirigé par le Professeur George Coukos, chef du Département d’oncologie de l’UNIL et du CHUV et directeur du Centre Ludwig pour la recherche sur le cancer. Cette plateforme veut s’imposer, selon le site spécialisé MedInside, comme un acteur incontournable dans la recherche sur les immunothérapies cellulaires innovantes.

Pourquoi c’est important. Le recours aux immunothérapies cellulaires CAR-T contre le cancer progresse rapidement et sont sources de grands espoirs pour les patients atteints de cancers. Elles sont très onéreuses. La recherche contre le cancer ne veut pas laisser le monopole de ces thérapies aux entreprises pharmaceutiques.

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Deux ingénieurs valaisans rêvent de réduire le coût des thérapies CAR-T

Ce prototype est conçu pour automatiser la surveillance des globules blancs modifiés en culture | Ceidos, DR

La startup valaisanne Ceidos se propose de faciliter la production d’immunothérapies cellulaires CAR-T contre le cancer. Fondée par deux ingénieurs biomédicaux, elle prévoit d’automatiser la surveillance des globules blancs du patient, après qu’ils ont été génétiquement modifiées et mis en culture en laboratoire. Grâce à leur machine, pratiquement conçue dans un garage, ils ambitionnent de réduire les coûts de ces thérapies de près d’un tiers.

Pourquoi c’est important. L’immunothérapie par cellules CAR-T est une des voies les plus prometteuses contre le cancer. Elle consiste à prélever des globules blancs du patient puis à les modifier génétiquement pour les diriger contre les cellules cancéreuses. Mais ces traitements sont très onéreux à produire, et leur prise en charge pourrait à terme déstabiliser les systèmes de santé. En Suisse, le remboursement des deux thérapies reconnues à ce jour, le Kymriah et le Yescarta, vient d’être acté par le Conseil fédéral, ainsi que nous le révélions récemment.

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Discuter de son cancer du sein avec une intelligence artificielle

L'IA conversationnelle se présente sous la forme d'un contact virtuel avec qui le patient peut communiquer via son smartphone. | Pixabay / Chatbot

Une startup française a développé une IA conversationnelle – ou «chatbot» – destiné à informer les patientes atteintes d’un cancer du sein. Cet assistant virtuel fournit des informations sur la maladie, renvoie au besoin vers des sites utiles, peut rappeler les rendez-vous médicaux et les horaires de prise de médicaments. Baptisé Vik, il a donné lieu à un essai clinique dans plusieurs hôpitaux français, dont les premiers résultats ont été publiés en novembre dans le Journal of Medical Internet Resarch. À l’aveugle, les 143 participantes ont jugé les réponses de l’IA aussi utiles que celles fournies par un trio de cancérologues, sur une sélection des questions les plus fréquemment posées.

Pourquoi on s’interroge. Après avoir essayé une version de démonstration du chatbot, on ne peut pas dire qu’on soit séduit par l’expérience. Les interactions sont sommaires, les informations peu personnalisées. Pour peu qu’on se signale comme un proche, on a accès à des données de survie (moins de 25% pour les cancers du sein métastatiques) abruptes et peu éclairantes hors contexte. Mais ce type d’IA bénéficie d’un tel engouement qu’il serait étonnant que les services de cancérologie s’en passent encore longtemps. À charge sans doute pour les hôpitaux de les encadrer pour en faire des outils complémentaires, sans perdre de vue que les échanges humains sont – du point de vue des patients comme des professionnels – irremplaçables.

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À lire sur Le Monde

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r'Ose Transat: Elles sont arrivées à bon port

Le Puma III est arrivé en Martinique hier 28 novembre après plus de vingt jours de navigation. A son bord, huit femmes qui vous ont raconté leur histoire – intime, personnelle, bouleversante – de survivantes du cancer du sein. Elles ont tenu le cap. Bravo à elles.

Vous pouvez revivre leur arrivée sur la page Facebook R’Ose Transat.

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«J’espère que plus tard, en regardant les étoiles dans la nuit, elles revivront ces instants en cherchant Altaïr»

JOUR 25 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les «21 jours» de traversée de l'Atlantique. Elles arrivent aujourd'hui en Martinique, après 25 jours de traversée. L'occasion pour Muriel, la skipper, de leur adresser un dernier message.

«A bord de r’Ose Transat, c’est toujours la vie en rose, mais en ma qualité de skipper, il me faut dégager du temps pour l’écriture. Au fur et à mesure des milles parcourus, mes équipières sont devenues plus autonomes et le vent plus doux du jour me permet de trouver l’inspiration.

Je regarde l’océan tout autour et cette splendide houle qui donne du mouvement au tableau. Chaque vague m’apporte son lot de souvenirs.

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r'Ose Transat: L'arrivée en Martinique, c'est pour aujourd'hui!

Les huit coéquipières de la r’Ose Transat, que Heidi.news suit depuis le 4 novembre, s’apprêtent à terminer leur périple marin. Elles pensaient traverser l’Atlantique en 21 jours. Elles en auront finalement mis 25. Elles n’ont battu aucun record, mais ont partagé pendant presque quatre semaines leur intimité, leurs cicatrices, leurs espoirs et leur vécu lié à l’après cancer du sein. Autant d’histoires qu’elles ont partagé avec vous.

A suivre en direct cet après-midi sur la page Facebook de r’Ose Transat.

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Journal de bord r’Ose Transat: «Youpi! Nous avons eu notre premier grain»

La cuisine, un lieu et un partage important sur le bateau. | Caroline Ackermann

JOUR 24 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les «21 jours» de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Nous sommes entrées dans les alizés il y a quelques jours et poursuivons notre cap à l’ouest en longeant une ligne en zig-zag entre le 17e et le 18e parallèle nord. Demain (ndlr. au moment d’écrire ces lignes), nous devrions traverser le milieu de notre transatlantique en franchissant la longitude 43 degrés ouest.

La température des jours et des nuits s’élève, l’eau chaude s’évapore et les cumulus prennent des petites formes blanches qui ressemblent parfois à de gentils chérubins. Certains nuages gonflent et deviennent alors de gros champignons gris menaçants. Cet après-midi, alors que nous faisions la sieste, une ondée de pluie s’est subitement abattue sur Puma III (notre catamaran), nous surprenant par l’arrière tribord.

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«J’espère que notre aventure donnera de l’espoir à d’autres femmes touchées par la maladie»

JOUR 24 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nicole Strub. Après son cancer du sein, elle a dû faire face à une tempête dans sa vie privée. Grâce au soutien essentiel de son entourage, cette enseignante de géographie peut apprécier chaque petit bonheur de la vie.

«Avant le diagnostic de la maladie, pendant deux à trois années, j’avais déjà senti une gêne dans mon sein. Après avoir longuement insisté auprès de mon gynécologue, qui lui-même minimisait mes dires, j’ai finalement réussi à obtenir de passer des examens. C’est lors de l’échographie, en observant la réaction du radiologue dont le regard passait de l’écran à mon visage, que j’ai compris que mes craintes étaient vérifiées et que j’étais atteinte dans ma santé.

Ma tumeur mesurait déjà 7 cm et certains ganglions étaient touchés. J’ai dû subir une mastectomie avec un curage axillaire – une ablation des ganglions lymphatiques, suivis d’une chimiothérapie puis de séances de radiothérapie. J’en garde, bien des années plus tard, encore des séquelles – douleurs pénibles – car la chair de mon thorax a été malmenée avec tous ces traitements. L’assurance maladie prenant en charge des séances de drainage lymphatique à raison de neuf par an, et grâce aux soins de Nadège Schriber – physiothérapeute spécialisée dans le suivi des femmes qui ont eu un cancer du sein et équipière par ailleurs –, mes douleurs quotidiennes sont moins intenses.

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Une startup suisse développe un test ultra-rapide pour analyser la réaction immunitaire aux tumeurs

Le LabSat de Lunaphore détecte 8 biomarqueurs des cancers et son successeur jusqu'à 40, avec un système d'imagerie intégrée.

Spin-off de l’EPFL fondé en 2014, Lunaphore a mis au point un prototype d’appareil d’analyse tissulaire capable de détecter des marqueurs biologiques du cancer de l’ordre de 10 fois plus vite que les technologies actuelles. Dans un article publié dans la revue Microsystems and Nanoengineering, l’entreprise décrit ce nouveau prototype d’appareil pour l’analyse des cancers mais aussi du micro-environnement de la tumeur, où se trouvent les cibles des nouvelles immunothérapies.

Pourquoi c’est important. La technique la plus couramment utilisée pour spécifier un cancer est l’immunohistochimie. Elle colore la présence de biomarqueurs spécifiques dans un échantillon pour les rendre visibles au microscope. Lunaphore a lancé en juin dernier un premier produit basé sur la microfluidique qui fait passer le temps de ce diagnostic de quelques heures à quelques minutes pour 8 biomarqueurs.

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Journal de bord r’Ose Transat: «Il ne faut pas se mentir, tout n’est pas rose sur cette Transat»

Une partie de l'équipage durant son escale de deux jours au Cap-Vert.

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Hormis une escapade ressourçante de deux jours et une nuit au Cap-Vert – elle nous a permis de faire le plein de… tout – je vis depuis 17 jours au rythme d’un bateau et de ses réalités de l’instant.

Dès le coucher du soleil, la nuit s’impose avec son rythme auquel je m’ajuste au mieux et plutôt bien.