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Les hôpitaux suisses désirent produire leurs propres thérapies cellulaires contre le cancer

Illustration d'une cellule immunitaire CAR-T s'attaquant à des cellules cancéreuses. | Shutterstok

Le Groupe suisse de recherche clinique sur le Cancer (SAKK) a créé un groupe de travail «thérapies cellulaires» en novembre 2019. Ce dernier a pour but de coordonner une plateforme nationale pour les thérapies cellulaires et sera dirigé par le Professeur George Coukos, chef du Département d’oncologie de l’UNIL et du CHUV et directeur du Centre Ludwig pour la recherche sur le cancer. Cette plateforme veut s’imposer, selon le site spécialisé MedInside, comme un acteur incontournable dans la recherche sur les immunothérapies cellulaires innovantes.

Pourquoi c’est important. Le recours aux immunothérapies cellulaires CAR-T contre le cancer progresse rapidement et sont sources de grands espoirs pour les patients atteints de cancers. Elles sont très onéreuses. La recherche contre le cancer ne veut pas laisser le monopole de ces thérapies aux entreprises pharmaceutiques.

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Deux ingénieurs valaisans rêvent de réduire le coût des thérapies CAR-T

Ce prototype est conçu pour automatiser la surveillance des globules blancs modifiés en culture | Ceidos, DR

La startup valaisanne Ceidos se propose de faciliter la production d’immunothérapies cellulaires CAR-T contre le cancer. Fondée par deux ingénieurs biomédicaux, elle prévoit d’automatiser la surveillance des globules blancs du patient, après qu’ils ont été génétiquement modifiées et mis en culture en laboratoire. Grâce à leur machine, pratiquement conçue dans un garage, ils ambitionnent de réduire les coûts de ces thérapies de près d’un tiers.

Pourquoi c’est important. L’immunothérapie par cellules CAR-T est une des voies les plus prometteuses contre le cancer. Elle consiste à prélever des globules blancs du patient puis à les modifier génétiquement pour les diriger contre les cellules cancéreuses. Mais ces traitements sont très onéreux à produire, et leur prise en charge pourrait à terme déstabiliser les systèmes de santé. En Suisse, le remboursement des deux thérapies reconnues à ce jour, le Kymriah et le Yescarta, vient d’être acté par le Conseil fédéral, ainsi que nous le révélions récemment.

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Discuter de son cancer du sein avec une intelligence artificielle

L'IA conversationnelle se présente sous la forme d'un contact virtuel avec qui le patient peut communiquer via son smartphone. | Pixabay / Chatbot

Une startup française a développé une IA conversationnelle – ou «chatbot» – destiné à informer les patientes atteintes d’un cancer du sein. Cet assistant virtuel fournit des informations sur la maladie, renvoie au besoin vers des sites utiles, peut rappeler les rendez-vous médicaux et les horaires de prise de médicaments. Baptisé Vik, il a donné lieu à un essai clinique dans plusieurs hôpitaux français, dont les premiers résultats ont été publiés en novembre dans le Journal of Medical Internet Resarch. À l’aveugle, les 143 participantes ont jugé les réponses de l’IA aussi utiles que celles fournies par un trio de cancérologues, sur une sélection des questions les plus fréquemment posées.

Pourquoi on s’interroge. Après avoir essayé une version de démonstration du chatbot, on ne peut pas dire qu’on soit séduit par l’expérience. Les interactions sont sommaires, les informations peu personnalisées. Pour peu qu’on se signale comme un proche, on a accès à des données de survie (moins de 25% pour les cancers du sein métastatiques) abruptes et peu éclairantes hors contexte. Mais ce type d’IA bénéficie d’un tel engouement qu’il serait étonnant que les services de cancérologie s’en passent encore longtemps. À charge sans doute pour les hôpitaux de les encadrer pour en faire des outils complémentaires, sans perdre de vue que les échanges humains sont – du point de vue des patients comme des professionnels – irremplaçables.

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À lire sur Le Monde

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r'Ose Transat: Elles sont arrivées à bon port

Le Puma III est arrivé en Martinique hier 28 novembre après plus de vingt jours de navigation. A son bord, huit femmes qui vous ont raconté leur histoire – intime, personnelle, bouleversante – de survivantes du cancer du sein. Elles ont tenu le cap. Bravo à elles.

Vous pouvez revivre leur arrivée sur la page Facebook R’Ose Transat.

| | chronique

«J’espère que plus tard, en regardant les étoiles dans la nuit, elles revivront ces instants en cherchant Altaïr»

Muriel Andrey Favre. | Wiktoria Bosc

JOUR 25 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les «21 jours» de traversée de l'Atlantique. Elles arrivent aujourd'hui en Martinique, après 25 jours de traversée. L'occasion pour Muriel, la skipper, de leur adresser un dernier message.

«A bord de r’Ose Transat, c’est toujours la vie en rose, mais en ma qualité de skipper, il me faut dégager du temps pour l’écriture. Au fur et à mesure des milles parcourus, mes équipières sont devenues plus autonomes et le vent plus doux du jour me permet de trouver l’inspiration.

Je regarde l’océan tout autour et cette splendide houle qui donne du mouvement au tableau. Chaque vague m’apporte son lot de souvenirs.

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r'Ose Transat: L'arrivée en Martinique, c'est pour aujourd'hui!

Les huit coéquipières de la r’Ose Transat, que Heidi.news suit depuis le 4 novembre, s’apprêtent à terminer leur périple marin. Elles pensaient traverser l’Atlantique en 21 jours. Elles en auront finalement mis 25. Elles n’ont battu aucun record, mais ont partagé pendant presque quatre semaines leur intimité, leurs cicatrices, leurs espoirs et leur vécu lié à l’après cancer du sein. Autant d’histoires qu’elles ont partagé avec vous.

A suivre en direct cet après-midi sur la page Facebook de r’Ose Transat.

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| | reportage

Journal de bord r’Ose Transat: «Youpi! Nous avons eu notre premier grain»

La cuisine, un lieu et un partage important sur le bateau. | Caroline Ackermann

JOUR 24 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les «21 jours» de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Nous sommes entrées dans les alizés il y a quelques jours et poursuivons notre cap à l’ouest en longeant une ligne en zig-zag entre le 17e et le 18e parallèle nord. Demain (ndlr. au moment d’écrire ces lignes), nous devrions traverser le milieu de notre transatlantique en franchissant la longitude 43 degrés ouest.

La température des jours et des nuits s’élève, l’eau chaude s’évapore et les cumulus prennent des petites formes blanches qui ressemblent parfois à de gentils chérubins. Certains nuages gonflent et deviennent alors de gros champignons gris menaçants. Cet après-midi, alors que nous faisions la sieste, une ondée de pluie s’est subitement abattue sur Puma III (notre catamaran), nous surprenant par l’arrière tribord.

| | chronique

«J’espère que notre aventure donnera de l’espoir à d’autres femmes touchées par la maladie»

Nicole Strub. | Wiktoria Bosc

JOUR 24 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nicole Strub. Après son cancer du sein, elle a dû faire face à une tempête dans sa vie privée. Grâce au soutien essentiel de son entourage, cette enseignante de géographie peut apprécier chaque petit bonheur de la vie.

«Avant le diagnostic de la maladie, pendant deux à trois années, j’avais déjà senti une gêne dans mon sein. Après avoir longuement insisté auprès de mon gynécologue, qui lui-même minimisait mes dires, j’ai finalement réussi à obtenir de passer des examens. C’est lors de l’échographie, en observant la réaction du radiologue dont le regard passait de l’écran à mon visage, que j’ai compris que mes craintes étaient vérifiées et que j’étais atteinte dans ma santé.

Ma tumeur mesurait déjà 7 cm et certains ganglions étaient touchés. J’ai dû subir une mastectomie avec un curage axillaire – une ablation des ganglions lymphatiques, suivis d’une chimiothérapie puis de séances de radiothérapie. J’en garde, bien des années plus tard, encore des séquelles – douleurs pénibles – car la chair de mon thorax a été malmenée avec tous ces traitements. L’assurance maladie prenant en charge des séances de drainage lymphatique à raison de neuf par an, et grâce aux soins de Nadège Schriber – physiothérapeute spécialisée dans le suivi des femmes qui ont eu un cancer du sein et équipière par ailleurs –, mes douleurs quotidiennes sont moins intenses.

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Une startup suisse développe un test ultra-rapide pour analyser la réaction immunitaire aux tumeurs

Le LabSat de Lunaphore détecte 8 biomarqueurs des cancers et son successeur jusqu'à 40, avec un système d'imagerie intégrée.

Spin-off de l’EPFL fondé en 2014, Lunaphore a mis au point un prototype d’appareil d’analyse tissulaire capable de détecter des marqueurs biologiques du cancer de l’ordre de 10 fois plus vite que les technologies actuelles. Dans un article publié dans la revue Microsystems and Nanoengineering, l’entreprise décrit ce nouveau prototype d’appareil pour l’analyse des cancers mais aussi du micro-environnement de la tumeur, où se trouvent les cibles des nouvelles immunothérapies.

Pourquoi c’est important. La technique la plus couramment utilisée pour spécifier un cancer est l’immunohistochimie. Elle colore la présence de biomarqueurs spécifiques dans un échantillon pour les rendre visibles au microscope. Lunaphore a lancé en juin dernier un premier produit basé sur la microfluidique qui fait passer le temps de ce diagnostic de quelques heures à quelques minutes pour 8 biomarqueurs.

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Journal de bord r’Ose Transat: «Il ne faut pas se mentir, tout n’est pas rose sur cette Transat»

Une partie de l'équipage durant son escale de deux jours au Cap-Vert.

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Hormis une escapade ressourçante de deux jours et une nuit au Cap-Vert – elle nous a permis de faire le plein de… tout – je vis depuis 17 jours au rythme d’un bateau et de ses réalités de l’instant.

Dès le coucher du soleil, la nuit s’impose avec son rythme auquel je m’ajuste au mieux et plutôt bien.

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Se réparer et réparer les autres après un cancer du sein

Nadège Schriber. | Wiktoria Bosc

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nadège Schriber, physiothérapeute, explique pourquoi elle a participé à une approche pionnière dans la prise en charge des patientes touchées par cette maladie dans le canton de Genève.

«Physiothérapeute de formation, j’ai traversé un cancer du sein en 1998, à l’âge de 38 ans, suivi d’un second en 2005. Ce premier cancer fut un immense bouleversement dans ma vie. Il faut savoir qu’à cette époque les réseaux de soutien concernant cette maladie n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui. Je me suis alors sentie complètement perdue. J’ai eu la chance de bénéficier du merveilleux soutien de mon mari, de ma famille et de mes amis, ainsi que de l’incroyable équipe médicale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Malgré cela, c’était le système D. J’étais là, totalement perdue et désorientée, à devoir gérer seule les suites de mon cancer du sein. Je ne me sentais ni soutenue ni conseillée. Certes, il existait bien des perruquiers et quelques physiothérapeutes avec une formation adéquate, mais je ne les connaissais pas et aucun réseau n’était organisé, comme c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, nous n’étions qu’au début d’internet.

Créer un réseau de physiothérapeutes spécialisés sur Genève est parti de ma frustration. Je me suis alors spécialisée dans le domaine de la prise en charge des patientes opérées du cancer du sein et en lymphologie.

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Trois polluants organiques persistants pourraient augmenter le risque de cancer du sein

Cliché de mammographie | Shutterstock

Trois polluants organiques persistants (POP) sont suspectés d’accroître l’agressivité du cancer du sein chez les patientes en surpoids — c’est-à-dire dont l’indice de masse corporel est supérieur à 25. C’est ce que suggère une étude française parue en novembre dans la revue Environment International, relayée par Le Monde. La présence de dioxine de type Seveso (2,3,7,8–tétrachlorodibenzo(p)dioxine) et de deux composés PCB (polychlorobyphényles) dans les tissus adipeux proches de la tumeur semble favoriser l’agressivité du cancer.

Pourquoi on utilise le conditionnel. Cette étude sur seulement 91 sujets établit une simple corrélation et n’apporte pas de preuve de causalité entre la présence de ces POP et l’agressivité du cancer du sein. Elle n’en demeure pas moins intéressante comme point de départ pour approfondir la question du lien entre la présence de ces substances chimiques — persistantes dans l’environnement et la chaîne alimentaire — et l'agressivité de certains cancers.

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| | reportage

Journal de bord r’Ose Transat: «Terre! Terre!»

JOUR 16 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Après une semaine en mer, l’odeur et la vue de la terre ont une saveur particulière. C’est pourtant avec un sentiment mitigé que j’aborde cette escale. L’équipage a acquis un certain équilibre en une semaine de navigation loin des côtes. Je crains un peu de le voir s’effriter lors de cette parenthèse à terre. La dynamique de notre communauté et les petites routines sont rassurantes. J’appelle ça notre microcosme.

Au Cap Vert, nous nous sommes reconnectées à nos proches et avons «quitté le bateau», au propre comme au figuré. Une bouffée d’air salutaire bien sûr. Mais aussi, pour certaines, une nouvelle déchirure au moment de remettre les voiles.

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La sexualité après un cancer du sein

Carine Clément Wiig, spécialiste en gynécologie et obstétrique, membre du Réseau lausannois du sein. | Wiktoria Bosc

JOUR 16 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, une interview avec Carine Clément Wiig, la médecin à bord, spécialiste en gynécologie et obstétrique, membre du Réseau lausannois du sein.

Aborder le thème de la sexualité après un cancer du sein représente une réalité essentielle dans nos vies. Et comme aucune des équipières de r’Ose Transat ne souhaitait dévoiler sa vie intime, c’est la médecin du bord qui en parle dans cette interview.

En tant que gynécologue, vous suivez des femmes atteintes de cancer. Parlent-elles de leurs difficultés sexuelles après un cancer?
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Quand un antiparasite pour chien devient mirage contre le cancer

Ruée sur le fenbendazole en Corée du Sud. Destiné à débarrasser les intestins des chiens et des chats de parasites, ce produit frôle la pénurie dans le pays depuis la diffusion sur YouTube d'un témoignage d'un patient américain: atteint d'un cancer en phase terminale, il affirme avoir guéri grâce à l'antiparasite.

Pourquoi on vous en parle. Les autorités sud-coréennes ont mis en garde contre les effets secondaires, sans effet sur les patients désespérés. Le South China Morning Post raconte cette histoire.

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South China Morning Post