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En cas de burn-out, le repos d'abord et la réflexion ensuite

«Un immeuble où l’intérieur est calciné, mais les murs tiennent encore.» C’est ainsi que le Dr Sophie Rusca, cheffe de service de santé au travail de l’hôpital du Valais, illustre l’épuisement professionnel, ou burn-out. Cheffe de service en santé du travail, elle estime à 20% la part de la population salariée qui ressent des signes de stress lié au travail, pouvant aller jusqu’à un pré-burn-out. Toutes les explications dans la vidéo ci-dessus.

Pourquoi c’est important. La théorie de l’épuisement professionnel a été introduite par le psychiatre et psychanalyste américain Herbert Freudenberger et étoffée par la psychologue sociale Christina Maslach, dans les années 70. Ce syndrome regroupe des symptômes comme la fatigue, le mal de dos, les maux de têtes, les démangeaisons cutanées. Des signes très généraux qui n’orientent pas nécessairement vers l’épuisement professionnel. Le cynisme, l’intolérance ou le repli sur soi sont aussi symptomatiques de cet état.

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Comprendre les causes du burnout pour mieux le gérer

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Pour la première fois, en octobre 2019, l’OMS a reconnu le burnout comme un trouble médical. S’il est de plus en plus présent dans le monde des salariés, le syndrome n’en reste pas moins encore compliqué à définir.

Pourquoi on vous en parle. A la clinique Chelsea de Londres, on tente d’en comprendre les causes pour mieux les gérer. La plupart des symptômes seraient liés à un stress trop grand au travail qui déteint sur la vie privée.

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Quartz

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Quitter son job et vivre de trois fois rien: la tendance du frugalisme

Entrée dans la vie professionnelle dans la vingtaine et retraite anticipée à la trentaine, pour vivre chichement de ses rentes: c'est le principe du "frugalisme" | Pixabay

Un énième avatar du mouvement hippie en provenance d’Outre-Atlantique? Le «frugalisme», c’est cette tentation de quitter son travail jeune, typiquement dans la trentaine, pour vivre chichement de ses rentes sur un mode de vie simple, voire décroissant. Dans un article pour The Conversation, l’anthropologue et spécialiste de la consommation Fanny Parise (Institut lémanique de théologie pratique) se demande comment le concept pourrait se décliner sous nos latitudes à travers le parcours d’un Bourguignon retiré au Laos, visiblement peu enclin à revendiquer cette étiquette…

Pourquoi on vous en parle. De plus en plus de gens sont en décalage avec la vie de bureau et ses contraintes, d’où une augmentation des burn out et une quête générale de sens qui semble travailler les classes moyennes occidentales. Cette tentation de «redéfinir les contours du bonheur» par le frugalisme peut se rapprocher de la quête d’authenticité décrite par le journaliste français Jean-Laurent Cassely dans son livre No Fake, qui voit de plus en plus de cadres supérieurs quitter leur emploi pour cultiver des patates ou ouvrir des épiceries gluten-free. Le point commun: une redéfinition des critères de la réussite sociale et donc, du bonheur.

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À lire sur The Conversation

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«Le burn-out est un terrain en friche qui se prête bien aux études scientifiques»

Image d'illustration | Christian Beutler / Keystone

Ce mardi 10 septembre se tient à Lausanne la conférence «Comprendre et prévenir le burn-out». Le syndrome d’épuisement dû au stress prolongé n’est pas une pathologie reconnue médicalement. L’OMS l’a classé comme «syndrome lié au stress chronique au travail» dans sa onzième révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11) le printemps dernier. La Suisse, de son côté, considère cette affection comme une dépression à charge de l’assurance-maladie.

Pourquoi on vous en parle. Le monitoring du stress mené par Promotion Santé Suisse en 2018 signale que 27,1% des actifs du pays sont exposées au risque d’épuisement professionnel et 30% sont épuisés émotionnellement. Cela représente des coûts pour l’économie s’élevant à 6,5 milliards de francs. Une facture salée qui augmente d’année en année.