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| chronique

Brexit kafkaïen : Quelles leçons pour la Suisse?

Cenni Najy est chercheur au Global Studies Institute de l’Université de Genève et vice-président du think thank Foraus.

Le Royaume-Uni et l’UE ont conclu un nouvel accord de retrait. Une fois de plus, l’accord butte sur la ratification du parlement britannique et ce alors même que Boris Johnson avait promis de sortir son pays de l’Union européenne le 31 octobre prochain. A ce stade, un troisième délai de sortie se profile (31 janvier 2020) avec son cortège d'incertitude. Ce d’autant plus que, depuis ce mardi, l’équation du Brexit comporte une nouvelle inconnue: l’organisation d'élections générales anticipées en décembre prochain. Suivant le résultat de ces élections, tous les scénarios restent possibles, du hard Brexit à l'organisation d'un nouveau référendum sur l’appartenance à l’UE. La perspective d’une sortie ordonnée sur la base du nouvel accord de retrait début 2020 paraît néanmoins la plus probable.

Quoi qu’il en soit, ce nouveau délai pourrait avoir des conséquences non négligeables pour la Suisse, qui est elle-même engagée dans une négociation difficile avec l’UE.

| | radar

Comment le Brexit fait souffrir la recherche britannique

Les drapeaux britannique et européen flottent au-dessus du palais de Westminster. | AP Photo/ Keystone / Kirsty Wigglesworth

La Royal Society a livré mi-octobre la première estimation de ce que le Brexit avait coûté à la science britannique depuis 2015, rapporte la BBC. Résultat: la Grande-Bretagne a vu sa part annuelle de fonds européens pour la recherche baisser de près d’un tiers, et le nombre de chercheurs européens à choisir venir dans le pays grâce à des programmes européens reculer de 35%.

Les détails. La part de fonds obtenus via le programme-cadre européen pour la recherche Horizon 2020 est passé de 16% pour la Grande-Bretagne en 2015 à 11% en 2018. Quant aux chercheurs étrangers, le nombre de candidatures a chuté de 19’127 à 11’746 au cours de la même période. Ces derniers ne veulent pas «jouer avec leurs carrières» en venant en Grande-Bretagne, a déclaré le président de la Royal Society, Venki Ramakrishnan.

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| | radar

Un cas de psychose directement lié au Brexit en Grande-Bretagne

Une femme lors d'une manifestation anti-Brexit à Bruxelles. | Francisco Seco / Keystone

A la mi-septembre, un homme d’une quarantaine d’années a été transporté à l’hôpital de Nottingham en Angleterre dans un état confus, agité, et paranoïde (il pensait que les voix à la télévision et à la radio parlaient de lui). Son état serait lié à l’instabilité politique due au Brexit indique ScienceAlert. Selon le médecin en charge de ce patient, ce cas révèle comment un climat politique instable affecte les personnes psychologiquement vulnérables.

Pourquoi on vous en parle. Au Royaume-Uni, le Brexit ne crée pas seulement une atmosphère turbulente et instable politiquement. Il peut également être nocif pour la santé mentale des habitants. Sans atteindre un niveau de psychose sévère, le résultat du référendum de juin 2016 a causé stress et anxiété chez un grand nombre de personnes avance encore ScienceAlert.

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