#biologie marine


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Face aux homards, les baleines ne pèsent pas lourd

Keystone / EPA NOAA

Au nord-est des Etats-Unis et au Canada, la pêche au homard pourrait précipiter la disparition des 400 dernières baleines franches de l'Atlantique. Le New York Times se penche sur le problème.

Pourquoi c’est important. Ces trois dernières années, 30 individus sont morts empêtrés dans des cordages ou percutés par les chalutiers utilisés pour pêcher le crustacé roi. Les naturalistes tentent de développer des solutions en collaboration avec les pêcheurs: paniers sans amarre, cordage de nouvelle génération ou surveillance aérienne...

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New York Times

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Le cancer de la moule peut métastaser à un océan de distance

Shutterstock / Kos Rudenko

Une équipe de recherche internationale a établi la transmission de cellules cancéreuses entre espèces de moules distantes de milliers de kilomètres, du Canada vers l’Europe et l’Amérique du sud. C’est sans doute l’action humaine (navires de pêche) qui a permis une dissémination sur une telle distance. Le New York Times se fait l’écho de cette découverte publiée dans la revue eLife et revient sur le phénomène fascinant de cancer transmissible chez l’animal.

Pourquoi c’est intéressant. Le cancer débute par une tumeur primaire puis se dissémine via le sang ou la lymphe pour former des métastases dans l’organisme. Une vraie «success story» évolutive, à l’échelle cellulaire. Mais les recherches en biologie animale montrent la possibilité (rare) d’une transmission du cancer entre individus, voire entre espèces: par morsure chez les diables de Tasmanie, via l’accouplement. On ne connaît heureusement aucun mécanisme de ce type chez l’humain.

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À lire dans le New York Times

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«Les abysses ne sont pas un désert lointain sur lequel nous n'avons aucun impact»

La biologiste allemande Antje Boetius, lauréate du prix Erna Hamburger 2019. | Esther Horvath / Alfred-Wegener-Institut

La biologiste allemande Antje Boetius reçoit ce mercredi 6 novembre à Lausanne le prix Erna Hamburger 2019. La récompense, qui porte le nom de la première femme nommée professeure à l’EPFL, en 1967, couronne chaque année la carrière scientifique d’une femme. Professeure à l’Institut Max Planck de microbiologie marine à Brême et à l’Institut Alfred Wegener de Bremerhaven, Antje Boetius est spécialisée dans la recherche polaire et en eaux profondes. Ses travaux portent en particulier sur les conséquences du changement climatique et des activités humaines sur les océans.

La lauréate a déjà reçu de nombreuses autres distinctions, dont le Prix allemand de l’environnement 2018. Ses travaux les plus remarqués montrent l’importance pour le climat des bactéries présentes dans les abysses, en mettant en lumière leur capacité à stocker du méthane, un puissant gaz à effet de serre. Interview.

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En Méditerranée, des coraux ont mis au point une stratégie pour résister aux canicules

Polypes de cladocore en touffes (Cladocora caespitosa). | Diego K. Kersting

C'est une stratégie de survie totalement inédite à ce jour: lors d'épisodes de chaleur censés les tuer, des coraux méditerranéens sont capables de se rétracter dans leur gangue calcaire, pour proliférer de nouveau quand la température devient plus clémente, selon une étude parue dans Science Advances. De quoi donner un sursis bienvenu à cette espèce en danger.

Pourquoi c'est important. Les coraux, ces organismes qui s'assemblent en colonies pour former des récifs, constituent un maillon essentiel de la vie marine: c'est là que grandissent un quart des espèces marines de notre planète. Or ils sont menacés d'extinction à cause du changement climatique, de la pollution et de la surpêche.

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Les baleines aussi auraient des accents qui trahissent d'où elles viennent

Baleine à bosse (image d'illustration) | Michael Dawes/Flickr/Creative Commons

Les chants des baleines à bosse fluctuent en fonction des lieux qu’elles parcourent, ont découvert des chercheurs britanniques. Ce trait culturel, transmis entre cétacés, s’apparente aux phénomènes de mode dans la pop-culture que connaît bien notre espèce, raconte le New Scientist.

Pourquoi c’est intéressant. L’article propose d’écouter les différentes variations des chants, enregistrées par les chercheurs. Selon eux, ce répertoire musical s’enrichit au fil des rencontres, sur les routes migratoires ou sur les zones d’alimentation, avec des baleines venues d’autres régions.

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Lire l'article publié dans le New Scientist (EN)

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Le mystère des requins biofluorescents enfin décrypté

Cette roussette maille (Scyliorhinus retifer) fait partie des espèces de requins biofluorescents | David Gruber / iScience

Certains requins, présentent une bien étrange caractéristique: au fond des eaux, ils sont fluorescents, c’est-à-dire que leur peau restitue la lumière reçue sous la forme d’une lueur verdâtre! Des chercheurs ont découvert pourquoi: ces requins présentent des molécules fluorescentes jusqu’alors inconnues.

Pourquoi c’est intrigant. Ces requins viennent rejoindre de nombreuses espèces connues pour être biofluorescentes: des coraux, des anguilles, différents poissons et même une tortue marine. Mais le mécanisme biologique à l'œuvre est ici radicalement nouveau. De plus, certaines de ces protéines fluo présentent d’intéressantes propriétés antimicrobiennes.

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En Méditerranée, 28 jours à 120 mètres de fond pour étudier la biodiversité

Massif coralligène du Cap Lardier. | Laurent Ballesta / Andromède Océanologie

Quatre plongeurs vont passer un mois à explorer les grandes profondeurs de la Méditerranée, de Marseille à Monaco, du 1er au 28 juillet. L’objectif de cette expédition, emmenée par le biologiste et photographe Laurent Ballesta, est d’étudier les récifs coralligènes, des écosystèmes mal connus, situés entre 60 et 120 mètres de profondeur.

Pourquoi on en parle. Pour un séjour de 30 minutes à 120 mètres de fond, décompression oblige, il faut normalement compter cinq heures de remontée. Ici, les plongeurs vivront en surface, mais dans une station pressurisée. Ils pourront ainsi explorer les récifs sans limite de temps, grâce à une sorte d’ascenseur, et réaliser des mesures inédites de l’environnement sous-marin.