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De nouvelles pistes pour expliquer la longévité du Gingko biloba

L'arbre possède des feuilles caractéristiques | Pixabay

Le Gingko biloba est un arbre qui peut vivre plus de 3000 ans. Une longévité qui intrigue les chercheurs. Un article scientifique, récemment publié dans Proceedings of the national academy of sciences et repéré par Science, ébauche plusieurs explications.

Pourquoi on en parle. En examinant des échantillons d’arbres âgés de 3 à 667 ans, ces chercheurs se sont rendus compte que l’expression des gènes associés à la sénescence n’était pas la même partout! Bien présente au niveau des feuilles, il n’y avait en revanche aucune différence entre les arbres jeunes et âgés pour ce qui est du cambium (fine couche de cellules de l’écorce intérieure). De quoi expliquer pourquoi même si ses feuilles naissent, vivent et meurent, le gingko peut vivre aussi longtemps, en l’absence de maladie ou de conditions climatiques défavorables.

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Lire l'article de Science

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Un cerveau britannique de 2600 ans, incroyablement conservé, livre peu à peu ses secrets

Photographie du cerveau de 2600 ans | Axel Petzold

Il avait été retrouvé en 2008 à Heslington, petit village anglais de la banlieue d’York. Ce crâne humain de 2600 ans contenait un cerveau exceptionnel par son état de préservation, ce qui n’a pas manqué d’étonner la communauté scientifique. Des chercheurs du University College London ébauchent désormais un début d’explication, à travers des résultats publiés dans le Journal of The Royal Society Interface, relayés par The Irish News.

Pourquoi c’est intéressant. Les chercheurs ont passé un an à méticuleusement déplier certains filaments de protéines servant de support aux cellules du cerveau, incroyablement bien préservées. Et cela alors qu’elles se décomposent normalement rapidement après la mort sous l’action de plusieurs enzymes, un phénomène appelé autolyse. «Quelque chose de cruel a dû arriver à cette personne », explique l’auteur principal Axel Petzold, soulignant que la personne a vraisemblablement été décapitée. Les chercheurs imaginent qu’un fluide acide, ayant par la suite pénétré le cerveau, aurait permis l’incroyable préservation de ces protéines, mais au prix d’une dégradation accrue d’autres matières biologiques, comme le collagène.

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Lire l'article dans The Irish News

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A la poursuite du plus grand et mystérieux papillon africain

Le «Papilio antimachus» | Flickr

Dans les forêts de Centrafrique, une expédition a passé trois semaines à tenter d’observer le «Papilio antimachus», plus grand papillon de jour d’Afrique (25 cm d’envergure) et presque inconnu de la science.

Pourquoi il attire l’attention. Depuis sa découverte en 1782, personne n’a encore réussi à observer sa chenille et sa chrysalide. Et l’expédition centrafricaine n’aura ramené qu’un prélèvement d’un spécimen mâle, en partie mangé par une fourmi locale.

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Le Monde Afrique

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Les corneilles les plus sociables sont en meilleure santé

Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet des interactions sociales sur cet animal hautement évolué qu'est la corneille.

On connaissait l’importance, pour les humains, d’avoir une vie sociale bien remplie pour être en bonne santé, notamment en ce qui concerne le déclin cognitif et le risque de maladie d’Alzheimer. Une étude publiée dans la revue Animal Behaviour ce mois-ci montre que ce lien entre sociabilité et santé existe aussi chez les oiseaux!

Pourquoi c’est intéressant. L’exposition accrue aux pathogènes est souvent considérée comme un des principaux inconvénients de la vie en groupe. La transmission des parasites et des maladies serait facilitée par la proximité entre les individus. Ce travail sur les corneilles montre un effet opposé, qui pourrait ainsi renouveler le regard des biologistes sur l’évolution de la vie en groupe chez les animaux.

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La nouvelle mission de la NASA rêve de vie extraterrestre

(NASA/JPL-CALTECH/ASU)

La mission Mars 2020 déposera un rover dans le cratère de Jezero. Deux nouvelles études ont montré qu’il abrite un delta fossilisé formé par une rivière il y a 3,6 milliards d’années.

Pourquoi c’est important. Ce rover est notre meilleure opportunité de découvrir des traces de vie extraterrestre. La Nasa se dit à la recherche de «signes de conditions habitables sur Mars dans le passé, mais également de signes de vie microbienne passée».

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NASA

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Les biches donnent naissance de plus en plus tôt, et c'est à cause de nous

Une biche élaphe (Cervus elaphus) et son jeune en train de courir en Écosse. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur les pressions sélectives que subissent les biches écossaises pour mettre bas plus tôt.

En étudiant les cerfs élaphes d’une île écossaise, des chercheurs ont observé que du fait du réchauffement des températures, la population avait évolué génétiquement au cours des dernières décennies pour donner naissance à leurs jeunes deux semaines plus tôt dans l’année. Ces résultats ont été publiés le 5 novembre dans la revue Plos Biology.

Pourquoi c’est intéressant. Observer l’évolution en action chez des populations animales sauvages est exceptionnel. Les processus évolutifs sont en général très longs et agissent sur de très nombreuses générations, ce qui rend souvent impossible leur observation. Cette étude met en lumière une évolution accélérée en réponse au réchauffement climatique dans une population insulaire de cerfs sauvages.

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Le mécanisme secret de la photosynthèse découvert

Champ de blé près de Lichfield, en Angleterre | Flickr/creative commons

Des chercheurs de l’Université de Sheffield ont mis au jour le complexe mécanisme moléculaire qui permet aux plantes de transformer l’énergie solaire en énergie interne, explique un article du site Gizmodo.

Pourquoi c’est intéressant. La photosynthèse est un mécanisme assez bien connu. Mais sa connaissance au niveau des protéines impliquées était encore lacunaire. Cette nouvelle étude, publiée dans Nature, permettra peut-être, selon ses auteurs, de créer des variétés de plantes (riz, blé) plus robustes, et donc d’augmenter les rendements de production.

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Lire l'article de Gizmodo

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Le Prix de Quervain va aux carottes de glace et aux maladies respiratoires en altitude

La pointe Gnifetti, vers le Mont Rose. | Michael Sigl / PSI

Le Prix de Quervain pour la recherche polaire et de haute montagne récompense des jeunes scientifiques. Il est attribué cette année à Sandra Brügger, de l’Université de Berne, et à Michael Furian, de l’ETH Zurich, pour leurs doctorats respectifs. La distinction, dotée de 5000 francs, sera remise ce vendredi au Musée alpin de Berne.

Les détails. La biologiste Sandra Brügger est primée pour ses travaux sur le potentiel de l’utilisation des carottes de glace dans l’étude des questions écologiques. Le pneumologue Michael Furian est, quant à lui, distingué pour ses recherches sur la tolérance à l’altitude de patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive, une maladie respiratoire atteignant les bronches.

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Le cancer de la moule peut métastaser à un océan de distance

Shutterstock / Kos Rudenko

Une équipe de recherche internationale a établi la transmission de cellules cancéreuses entre espèces de moules distantes de milliers de kilomètres, du Canada vers l’Europe et l’Amérique du sud. C’est sans doute l’action humaine (navires de pêche) qui a permis une dissémination sur une telle distance. Le New York Times se fait l’écho de cette découverte publiée dans la revue eLife et revient sur le phénomène fascinant de cancer transmissible chez l’animal.

Pourquoi c’est intéressant. Le cancer débute par une tumeur primaire puis se dissémine via le sang ou la lymphe pour former des métastases dans l’organisme. Une vraie «success story» évolutive, à l’échelle cellulaire. Mais les recherches en biologie animale montrent la possibilité (rare) d’une transmission du cancer entre individus, voire entre espèces: par morsure chez les diables de Tasmanie, via l’accouplement. On ne connaît heureusement aucun mécanisme de ce type chez l’humain.

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À lire dans le New York Times

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BioRxiv publiera les évaluations des réviseurs d'études soumises afin d'augmenter la transparence

rosefirerising/Flickr/Creative Commons

Si vous ne connaissez pas bioRxiv ou arXiv, sachez qu’il s’agit de serveurs où les auteurs d’une étude scientifique peuvent la mettre à disposition, sous forme de préprint, avant qu’elle ne soit formellement publiée dans une revue à comité de relecture par des pairs (peer review). BioRxiv, spécialisé dans publications en sciences de la vie, a lancé une expérimentation inédite: des services de peer review seront proposés pour évaluer publiquement la qualité des articles proposés, si les auteurs en font la demande, explique Science.

Pourquoi c’est important. Pour les chercheurs, l’enjeu est d’accélérer le processus de publication dans une revue, qui prend souvent des mois, entre les demandes successives dans un autre journal en cas de refus, puis les allers retours du manuscrit une fois qu’il a été accepté… Il s’agit aussi, à travers cette expérience, d’améliorer la transparence de la recherche, et de tendre vers une science plus ouverte.

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Lire l'article publié par Science Magazine

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| | interview

Nobel de médecine: «Ils ont ouvert le champ à de nouveaux espoirs thérapeutiques»

La salle du comité Nobel où a eu lieu l'annonce, lundi 7 octobre | Pontus Lundahl, EPA TT News Agency , Keystone

Le prix Nobel de médecine 2019 a récompensé trois chercheurs (Gregg Semenza, Peter Ratcliffe et William Kaelin), dont les travaux ont permis de comprendre comment les cellules s’adaptent aux environnements pauvres en oxygène. Stéphane Germain, directeur de recherche à l’Inserm (Paris), explique l’importance de cette découverte. Entretien.

Quelle est votre lecture de ce prix Nobel?

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Une protéine à l'origine de la grande résistance des tardigrades

Un tardigrade | AJC1/Creative Commons

On les savait résistants à pratiquement tous les environnements extrêmes, mais on ignorait par quels mécanismes. Une étude californienne publiée dans la revue eLife a peut-être trouvé comment les tardigrades, ces petits invertébrés de moins d’un millimètre proches des arthropodes et champions de la survie, se protègent des radiations, explique FuturaSciences.

Pourquoi c’est intéressant. Les tardigrades sont des organismes qualifiés d’extrêmophiles. Ceci leur donne un avantage conséquent, leur permettant de s’installer dans des milieux inaccessibles à d’autres formes de vie. Au point où ceux libérés sur la Lune avec une sonde israélienne pourraient avoir survécu un temps sur place. Dans le cas des radiations, c’est une protéine protégeant leur ADN qui serait à l'œuvre.

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Lire l'article sur Futura-Sciences

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Le cirque est un peu triste sans animaux, mais comment regretter de les faire souffrir?

Serge Michel

Je dois vous avouer un sentiment politiquement assez peu correct. Je suis allé au cirque Knie il y a quelques jours, et malgré l’humour des deux Vincent, malgré des numéros d’acrobates à couper le souffle, cette édition du 100e anniversaire m’a laissé une impression morose. Je me suis demandé pourquoi. J’ai compris lorsqu’a été monté, au centre de la scène, le chapiteau sur lequel étaient projetées les images de la famille Knie ces dernières décennies.

Karl et Eugen, Fredy et Franco, Mary-José et Géraldine étaient sans arrêt entourés d’animaux. Alors que là, à part les chevaux de Fredy junior, les perroquets de Franco junior et quelques poneys, ce sont les humains qui ont assuré le spectacle. Des humains un peu solitaires, malgré leurs muscles et leurs prouesses.

Une actualité vous interroge ?

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La biobanque suisse de cellules souches CryoSave a brutalement déménagé

Culture de macrophages à partir de cellules souches | NIH/Creative Commons

La société suisse CryoSave est une biobanque qui collectait et conservait depuis près de vingt ans des cellules souches issues de cordons ombilicaux. Mais la société a subitement déménagé hors du territoire emportant avec elle les échantillons biologiques. Que va-t-il advenir des 330’000 échantillons collectés pour des milliers de familles, interroge Le Temps.

Pourquoi c’est important. Les cellules souches issues du sang du cordon ombilical sont un moyen thérapeutique permettant de traiter, en usage intrafamilial, diverses pathologies par transplantation de cellules souches: cancers, pathologies auto-immunes voire neurodégénératives. Mais se pose désormais la question de la qualité de leur conservation, le matériel biologique ayant été transféré en Pologne.

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Une initiative de microscopie open-source aux images époustouflantes naît en Suisse

Système nerveux d'un embryon de poulet de sept jours | mesoSPIM

Un groupe de chercheurs européens, dont le cœur est à l’Université de Zurich, a imaginé un nouveau système de microscopie dite «à feuille de lumière», adapté aux grands échantillons, peu cher et open source… Ils le présentent dans la revue Nature Methods, afin d’aider les laboratoires du monde entier à s’emparer de cette technique.

Pourquoi c’est intéressant. Les images générées sont à couper le souffle. Elles intéressent tant les neurosciences que la biologie du développement. De plus, l’innovation open source est capable de proposer des solutions de pointe adaptée aux besoins des scientifiques.