#biologie

| | radar

Les plaquettes sanguines, un avantage évolutif qui remonte à notre dernier ancêtre commun avec l'ornithorynque

Un ancêtre commun de l'homme et de l'ornithorynque aurait le premier commencé à produire des plaquettes sanguines | JULIAN SMITH /EPA/ KEYSTONE

La gestation des mammifères pose un certain nombre de problèmes biologiques. Comment peut s’établir, via le placenta, le lien sanguin entre le fœtus et la mère, sans que ne surviennent de terribles hémorragies? Grâce aux plaquette sanguines, qui permettent la coagulation… un avantage évolutif ancien, avance une étude publiée dans Biology Letters.

Pourquoi c’est important. En tant que mammifères, l’humain et l’ornithorynque partagent un certain nombre de points communs, mais pas celui de la gestation: nous sommes vivipares, alors que le monotrème est ovipare. Ce serait le dernier ancêtre commun partagé par les deux espèces, il y a environ 300 millions d’années, qui aurait le premier développé ces cellules, des thrombocytes.

link

Lire l'article publié dans Biology Letters (EN)

| | news

Bactérie, algue et limace, un couple à trois pour la survie

La limace E.rufescens se nourrissant d'une algue Bryopsis sp. | Institute of Marine and Environmental Technology,

Une équipe américaine montre comment une algue, une limace de mer et une bactérie vivent en symbiose.

Pourquoi on vous en parle. La symbiose est un mode de coopération fréquent dans les écosystèmes. Le processus tripartite décrit cette semaine dans Science est inhébituel, avec une bactérie inconnue jusqu’à présent qui produit des molécules chimiques pour le compte de ses partenaires.

| | news

An exquisite french meal brings a famous songbird close to extinction

The ortolan bunting is a famous songbird | Pierre Dalous, Wikipedia

A large scale study reveals a massive population decline of ortolan bunting, due to traditional hunting mainly in France. The study led by the Institute for Ecology and Evolution of the University of Bern, partnered with an international science team, studied the migration and demographic of the famous songbird (Emberiza hortulana).

Why this is important. The species is near extinction in Northern and Western Europe – in Switzerland the number dwindled to less than twenty. In France the songbird is considered a delicacy and despite its banishment from restaurant’s menus in 1999, its hunting never stopped. Around 30’000 birds are killed every summer in the southwest of France. In December 2016, the European Commission indicted France before the European Court of Justice for breaching the regulations of the Birds Directive.

| | news

Comment gérer le loup: le canton de Vaud fait appel à un expert

Une meute a déjà été observée en Valais | DR

Après l’annonce de l’observation, ensemble, de trois loups dans la région de Le Vaud, une séance d’information avec pour titre «Le loup notre nouveau voisin», a eu lieu jeudi soir à Longirod, village du pied du Jura. Elle a fait salle comble. Heidi.news, qui a révélé l’observation des trois canidés, y était.

Pourquoi on en parle. Ces loups ne forment pas encore une meute – il faudrait pour cela y trouver un louveteau. Or les spécialistes s’attendent à voir des petit au printemps. De tous côtés, on tente d’apaiser la situation autour du grand prédateur, de plus en plus animée en Suisse depuis quelques années.

| | news

La pompe secrète des bactéries pour devenir résistantes aux antibiotiques

Cette souche de staphylocoque doré résistant a été magnifiée 50'000 fois | CDC, Matthew J. Arduino

Des chercheurs de l’Institut de biologie et chimie des protéines, à Lyon, ont découvert comment la résistance aux antibiotiques peut se disséminer entre bactéries. Publié dans Science, ce résultat révèle le rôle crucial d’une protéine bactérienne, une «pompe» qui expulse les composés toxiques, dont les antibiotiques, et permet ainsi à la cellule de gagner du temps pour mettre en œuvre des protections plus spécifiques.

Pourquoi c’est intéressant. Les antibiotiques constituent une classe de médicaments très importante, principal rempart de la médecine contre les infections bactériennes. Mais de plus en plus de microbes résistent à ce genre de traitements. Ces travaux pourraient aider à enrayer la propagation des résistances aux antibiotiques, l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale selon l’OMS.

| | news

Exclusif: trois loups ont été aperçus au-dessus de Nyon. Les autorités tentent de déminer un dossier explosif

Traces photographiées à Le Vaud par une habitante le 14 février 2019 | Marie-François Dil

Un groupe de trois loups a été observé à Le Vaud (VD), au-dessus de Nyon, par une promeneuse. Il s’agit probablement d’individus venant de la région de la Vallée de Joux-Col du Marchairuz.

Pourquoi c’est important. Petit à petit, le loup se réinstalle partout en Suisse: plusieurs meutes sont déjà présentes aux Grisons, et une en Valais. La législation sur sa régulation ne cesse d’être adaptée. Cette observation d’un trio de loups – qui ne constitue pas (encore) une meute – alimente un débat déjà très émotionnel. Une information à la population est d’ailleurs prévue cette semaine dans la région.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

Une araignée qui n’a pas peur du noir révèle son secret

Parade amoureuse d'un mâle Maratus speciosus, l'abdomen relevé | Avec l'autorisation de Jürgen Otto

L’arachnide Maratus speciosus, une araignée de quelques millimètres qu’on rencontre à l’ouest de l’Australie, a développé une aptitude toute particulière à créer un noir profond. Une stratégie pour attirer des partenaires sexuels.

Pourquoi c’est malin. Les couleurs éclatantes le sont d’autant plus que le contraste est grand avec les nuances voisines. Celui-ci est amplifié, chez les mâles de cette araignée, par des taches sur l’abdomen d’un noir particulièrement profond, puisqu’il réfléchit moins de 0,5% de la lumière incidente.

| | radar

Le panda s'alimente comme un carnivore au régime végétarien

Du bambou du petit-déjeuner au dîner: c'est le régime alimentaire du panda | PAUL ZINKEN / DPA/ KEYSTONE

Le panda qui mâche son bambou est-il un carnivore qui s’ignore? Oui, selon des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences, qui se sont penchés sur son régime alimentaire. Le profil nutritif du bambou dont il se nourrit exclusivement — riche en protéines végétales, mais pauvre en glucides complexes — le fait davantage tenir du carnivore que de l’herbivore!

Pourquoi ce n’est pas si surprenant. Le panda (Ailuropoda melanoleuca) appartient à la famille des ursidés, traditionnellement carnivores. Ses intestins sont courts, ce qui est typique des espèces au régime carné. Même son microbiote — et son lait — sont plus proches de celui de l’ours brun que de celui du cerf.

Commandez notre Revue

L'Etivaz, le génie fromager

| | news

Le projet LifeTime veut modéliser la naissance des maladies dans le corps, et leur traitement

Image simulée de l'intérieur du corps humain | PublicDomainPictures.net

Créer des versions numériques de nous-mêmes, afin de comprendre la naissance des maladies, et tester virtuellement des médicaments avant de les administrer chez l’homme. C’est l’objectif de l’ambitieux projet européen «LifeTime», présenté les 6 et 7 mai à Berlin; son équipe a un an pour convaincre.

En quoi c’est utile. De telles plateformes, encore très expérimentales, existent pour simuler le fonctionnement de la rétine et de certaines rétinopathies, mais aussi du cœur, de certains cancers et du cerveau. Développés plus à fonds, ces « organes sur puce » pourraient, dans une certaine mesure, remplacer les animaux dans certains tests pharmaceutiques.

| | radar

Des chercheurs de l'EPFL découvrent une «barrière» biologique contre le cancer

À gauche, une barrière de l'activine B (en rouge) est présente dans les cellules du pancréas. À droite, elle est absente | Iacovos P. Michael / EPFL

Dans les cellules cancéreuses, la rencontre de la protéine activine B et du récepteur ALK7 forme une barrière qui empêche le développement de nouvelles tumeurs et de métastases. Elle entraîne par ailleurs la mort des cellules cancéreuses. Ces résultats ont été publiés dans la revue Developmental Cell.

Pourquoi c’est important. Cette découverte de chercheurs de l’EPFL, avec des souris, confirme le rôle majeur de l’apoptose (c’est-à-dire l’autodestruction des cellules), pour lutter contre la formation des tumeurs. Elle permet aussi de mieux comprendre par quels mécanismes les cellules cancéreuses parviennent à l’éviter.

link

Lire l'article dans Developmental Cell