#bioéthique


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Coronavirus et hôpitaux saturés: comment éviter l’arbitraire quand les lits manquent?

Samia Hurst en conférence à l'Université de Genève en 2017, à l'occasion de la semaine de la démocratie. | Unige, DR

L’épidémie de coronavirus a saturé les hôpitaux du nord de l’Italie, plaçant les soignants devant des choix cornéliens. Quand les lits de soins intensifs sont comptés, comment arbitrer et sur quels critères? Faut-il refuser les patients âgés au bénéfice des plus jeunes? Autant de dilemmes qui pourraient bien advenir en Suisse. Samia Hurst, médecin et professeure de bioéthique à l’Université de Genève, a accepté d’en discuter avec nous. Entretien.

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Les médecins devraient-ils mieux prendre en compte l'effet nocebo?

Pixabay / Gerd Altmann

Les médecins devraient prendre soin à limiter l’effet nocebo, équivalent négatif de l’effet placebo, quand ils communiquent avec leurs patients. C’est le point de vue intéressant défendu par le Dr Jeremy Howick, spécialiste de l’effet placebo et philosophe des sciences à l’université d’Oxford, dans un article pour The Conversation. Car la suggestion peut avoir des effets négatifs d’ampleur insoupçonnée: dans un essai randomisé sur l’angine de poitrine, les patients avertis des possibles effets indésirables gastriques de leur médicament étaient six fois plus nombreux à les ressentir que ceux n’ayant pas eu l’information… D’où la nécessité de prendre mieux en compte cette variable dans le discours médical.

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L'impact des biotechnologies sur la définition légale de l’humain

Image d'illustration | lunar caustic/Flickr/Creative Commons

Dans une tribune publiée dans Science, Bartha Maria Knoppers, de l’Université Mc Gill et Henry Greely, de l’Université de Stanford, interrogent les limites de la définition actuelle de l’humain, bouleversée par les récents progrès des neurotechnologies et biotechnologies. La distinction entre humain et non-humain remonte à l’antiquité, et a structuré nos connaissances, ainsi que le droit. Elle paraît toutefois de plus en plus floue, alors qu’émergent des modèles embryonnaires à usage scientifiques, des chimères animal-humaines, ou que la définition même de la mort est interrogée par les neurosciences.

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Why ethics and science move at different speeds, and the unfortunate trend to legalize research ethics

Kjersti Lohne is a Postdoctoral fellow at the Department of Criminology and Sociology of Law at the University of Oslo. She took part in the first Plenary session «Are there ethical limits to what science can achieve and should pursue», held at the World Science Forum on 21 November 2019 in Budapest, and moderated by Olivier Dessibourg, deputy editor-in-chief of Heidi.news. Here is her talk.

When I sat down to think about what to say during this panel entitled «Are there ethical limits to what science can achieve or should pursue», I couldn’t help but feel intellectually stuck in three paradoxes, paradoxes that I think animate our condition today, and that I take as a point of departure for my talk.