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La fragmentation des forêts menace toutes les espèces animales, mais pas au même niveau

Ara bleu | Line Animalart / Pixabay

La fragmentation des forêts tropicales, c’est-à-dire leur division en habitats plus petits à cause de la construction d’infrastructures humaines, nuit aux espèces animales qui y vivent. Cependant, selon une étude publiée jeudi 5 décembre dans Science et repérée par The New York Times, certaines espèces y résisteraient mieux que d’autres.

Pourquoi on en parle. La perte d’habitat est l’une des principales causes de disparition de la biodiversité. Cependant, l’impact réel de cette fragmentation fait encore l’objet de vifs débats. Selon ces chercheurs, les espèces animales vivant dans des environnements ayant déjà connu de fortes perturbations (déforestation, installation de routes…) résistaient mieux à de nouvelles perturbations que celles n’en ayant jamais connu.

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De fausses cornes en crin de cheval peuvent-elles sauver le rhinocéros?

Un rhinocéros (Image d'illustration)| Alan Bloom/Flickr/Creative Commons

Le braconnage du rhinocéros continue de faire des ravages en Afrique. En cause, les vertus attribuées à la corne dans des pays comme le Vietnam et la Chine, principaux importateurs de l'excroissance de kératine — la même substance que celle des ongles ou des cheveux. Afin d’enrayer ce marché noir, des chercheurs britanniques et chinois ont eu l’idée de créer des contrefaçons de cornes… à partir de crin de cheval! Ces travaux, publiés par Scientific Reports début novembre, ont été repérés par le New York Times.

Pourquoi c’est intéressant. Malgré une baisse du nombre d’animaux tués en Afrique, de 1349 en 2015 à 892 en 2018, le pachyderme reste menacé, avec une population restante estimée à environ 24’500 individus. Malgré tout, de nombreux experts se sont prononcés en défaveur de ce projet, qu’ils estiment inutile et dangereux. Leur crainte? Que ce type de produits fasse pire que mieux, en stimulant davantage la demande. Et surtout, en compliquant encore la régulation du commerce de ces cornes…

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Un tiers de la flore tropicale africaine menacée d’extinction

Une étude publiée dans la revue Science Advances décrit les pressions croissantes liées à l’exploitation forestière, aux besoins en énergie, au développement de l’agriculture et des activités minières, commes les principales menaces à la biodiversité. L’Afrique de l’Ouest, le centre de la Tanzanie, l’Ethiopie et le sud de la République démocratique du Congo (RDC) sont les régions où les risques d’extinction peuvent dépasser 70%.

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Le Monde Afrique

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Un institut fédéral cherche à sauver le frêne, menacé par un champignon et un coléoptère

Sandrine Rouja/Flickr/Creative Commons

Le frêne européen (Fraxinus excelsior) est un arbre commun, mais menacé en Suisse depuis 2008. En cause, deux espèces invasives: un champignon d’origine asiatique, ainsi qu’un coléoptère venu de Russie. L’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) a lancé deux projets afin de mieux comprendre comment le protéger.

Pourquoi c’est intéressant. Ces deux espèces invasives ont été apportées en Europe —ainsi qu’aux Etats-Unis— par le commerce international. Mais dans certains zones d’Europe, on trouve des spécimens de frênes résistants, notamment au Royaume-Uni, comme le montrait une étude de 2016.

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Le cerf-souris du Vietnam, plus petit ongulé au monde que l'on pensait disparu, refait surface

On l'appelle Tragulus versicolor, chevrotain à dos argenté ou encore cerf-souris du Vietnam | SIE/GWC/Leibniz-IZW/NCNP

Le cerf-souris du Vietnam, ou chevrotain à dos argenté, a refait surface en Asie, alors qu’on ne l’avait plus observé depuis près de 30 ans. Il s’agit du plus petit ongulé du monde. Ces travaux scientifiques, publiés par la revue Nature Ecology & Evolution, sont rapportés par le New York Times.

Pourquoi c’est important. En mai dernier, l’IPBES, aussi appelé «GIEC de la biodiversité», dressait un bilan catastrophique — entre autres — de la diversité des espèces. Dans ces conditions, cette redécouverte est-elle vraiment une bonne nouvelle? Pas forcément, argumentent certains biologistes, qui craignent que l’espèce, décimée par la chasse, ne redevienne vulnérable du fait de sa médiatisation. Les chercheurs ont néanmoins tenu secrètes les localisations où leurs pièges photographiques ont pu observer l’animal.

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Le zoo de Zurich reçoit le «WAZA Conservation Award»

L'Association mondiale des zoos et aquariums récompense avec ce prix ses nombreuses années de travail sur la presqu'île de Masoala. Elle est l’un des trois endroits du monde où la biodiversité est la plus riche. En plus, cela concerne son engagement depuis 1995 pour la protection de la forêt pluviale à Madagascar. Le zoo de Zurich contribue à hauteur de 125'000 dollars par an aux frais des fonds de développement durable du parc national de Masoala.

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Communiqué de presse, Zoo Zurich

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Face aux homards, les baleines ne pèsent pas lourd

Keystone / EPA NOAA

Au nord-est des Etats-Unis et au Canada, la pêche au homard pourrait précipiter la disparition des 400 dernières baleines franches de l'Atlantique. Le New York Times se penche sur le problème.

Pourquoi c’est important. Ces trois dernières années, 30 individus sont morts empêtrés dans des cordages ou percutés par les chalutiers utilisés pour pêcher le crustacé roi. Les naturalistes tentent de développer des solutions en collaboration avec les pêcheurs: paniers sans amarre, cordage de nouvelle génération ou surveillance aérienne...

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New York Times

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Des études redécouvrent les bienfaits de la biodiversité sur la santé

Image d'illustration. |Peggy Choucair / Pixabay

Un contact régulier avec la nature permet de rester en bonne santé. Plus la nature est riche et intacte, plus l’effet est important. C’est la conclusion à laquelle est arrivée l'Académie des sciences naturelles (SCNAT) après avoir analysé une série d’études sur le sujet.

Quels sont les mécanismes. Sans grande surprise, les espaces verts encouragent les visiteurs à l’activité physique et à la détente. Stress, anxiété, dépression et obésité et maladies cardiovasculaires sont donc directement combattus par des immersions régulières dans la nature. La biodiversité freine aussi l’apparition et le développement de maladies infectieuses, notamment par la dilution des agents pathogènes, ce qui réduit le risque d’infections. La diversité des microorganismes présente dans une nature intacte protège quant à elle contre les inflammations et les maladies auto-immunes.

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Les populations mondiales de vers de terre enfin inventoriées

Dan Brekke/Flickr/Creative Commons

C’est un animal discret et peu apprécié, et qui rend pourtant de nombreux services aux écosystèmes, et notamment à la qualité des sols. Mais les vers de terre sont bien cachées, ce qui en complique le dénombrement. Une équipe internationale de 141 chercheurs de 35 pays différents a entrepris de construire le plus vaste inventaire jamais réalisé des espèces connues de vers de terre, région par région. Leurs travaux, publiés dans Science, ont été relayés par la BBC.

Pourquoi c’est important. Selon les données compilées par les chercheurs, les lombrics sont très sensibles à des facteurs climatique tels que l’acidité du sol, ou la température, même si l’on ignore encore quelle serait leur réaction face au changement climatique. «La plupart d’entre nous avons joué avec des vers de terre quand nous étions enfants, sans prendre conscience de leur rôle-clé pour l’environnement. La biodiversité ne se limite pas à ce qu’il se passe au dessus du sol», a réagi Helen Phillips, co-autrice de l’étude.

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Oiseaux et mammifères femelles sont sous-représentés dans les collections des musées

Image d'illustration | Alexandra Wey / Keystone

Plus de spécimens mâles que de femelles dans les musées d’histoire naturelle. C’est la conclusion d’une étude britannique publiée dans Proceedings of the Royal Society B et repérée par The Guardian. Bien que pouvant paraître anodine, cette situation pose un réel problème pour la recherche.

Pourquoi c’est important. Seulement 25% des spécimens d’oiseaux et 39% des mammifères sont des femelles dans les musées. Or, pour décrire une espèce correctement, il convient de pouvoir analyser les deux genres au même niveau. L’auteure principale de cette étude déplore notamment que cet état de fait correspond à une vision encore trop stéréotypée de la nature où le mâle serait la forme normale d’une espèce.

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Les manchots empereurs doivent être mieux protégés, sous peine de disparaître

Appel à l'aide, pour mieux protéger cette espèce emblématique de l'Antarctique | Wikipedia

Dans une étude publiée mercredi 9 octobre dans la revue Biological Conservation, une équipe internationale de chercheurs recommande de prendre des mesures supplémentaires pour protéger et conserver l'une des espèces les plus emblématiques de l'Antarctique – le manchot empereur (Aptenodyptes forsteri), explique la BBC.

Pourquoi c’est important. Les prévisions actuelles concernant les changements climatiques indiquent que la hausse des températures et la modification des régimes de vents auront un impact négatif sur la banquise sur laquelle se reproduisent les manchots empereurs; et certaines études indiquent que les populations d'empereurs vont diminuer de plus de 50% au cours du siècle actuel. Les chercheurs recommandent donc que le statut de l’UICN pour cette espèce passe à «vulnérable»; l’espèce est actuellement inscrite sur la liste rouge de l’UICN comme «quasi menacée».

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Lire l'article de la BBC

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Une espèce de vertébrés sauvages sur cinq est victime d'une commercialisation menaçante

Certaines espèces commercialisées, comme le calao à casque rond (Rhinoplax vigil), sont déjà en voie d'extinction | Wikipedia

Alors que la mode des petits félins comme animaux de compagnie se répand sur les réseaux sociaux, un groupe de chercheurs britanniques et américains tire la sonnette d'alarme ce 4 octobre dans Science: selon leurs estimations, le commerce d'animaux sauvages affecte jusqu’à 18% des vertébrés terrestres! Il exerce une pression forte et croissante sur la biodiversité, et menace la survie de nombreuses espèces.

Pourquoi c'est important? L'exploitation de la vie sauvage représente un marché global annuel estimé à plus de 300 milliards de dollars. Or, selon le rapport publié en mai 2019 par la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services des écosystèmes (IPBES), il constitue un des principaux facteurs de l'érosion de la biodiversité. Une érosion particulièrement rapide et importante: tout indique que nous vivons la sixième extinction de masse des espèces, la dernière en date ayant vu la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années.

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Et si le déclin des oiseaux en Amérique du Nord était une bonne nouvelle pour les espèces locales?

Étourneaux sansonnets (image d'illustration) | Marek Szczepanek/Creative Commons

Fallait-il être aussi dramatique? C’est la question que posent désormais plusieurs spécialistes suite à la parution, il y a une dizaine de jours, d’une étude dressant un état des lieux catastrophiste des populations d’oiseaux en Amérique du Nord. Le chiffre, également relayé par Heidi.news: 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. Or, cette information scientifique aurait dû être nuancée, explique le site Undark.

Pourquoi c’est à relativiser. Certaines espèces concernées par ces baisses de populations ne sont pas endémiques, voire peuvent être considérées comme invasives. C’est le cas de l’étourneau sansonnet et du moineau domestique, très communs en Europe comme outre-Atlantique, et qui représentent à eux seuls 15% du total. De plus, les populations de certaines espèces auraient pu être artificiellement gonflées dans les années 1970, prises comme référence de l’étude. Leur déclin pourrait aussi s’interpréter comme un retour à une situation antérieure à l’arrivée des premiers colons du fait de la reforestation, argue le professeur de sciences biologiques Brian McGill, cité par Undark.

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Lire l'article publié par Undark

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Depuis les années 1970, les populations d'oiseaux nord-américaines se sont effondrées

Bruant Hudsonien | Skeeze / Pixabay

Près de 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. C’est le constat amère établi pour l’Amérique du Nord par une étude publiée dans Science et détaillée par le Scientific American. Comparée aux populations de 1970, cela représente une perte sèche de 29%.

Pourquoi on vous en parle. Le dernier rapport de l’IPBES indiquait déjà qu’un peu plus de 20% des espèces aviaires sont menacées à des degrés divers. Cette nouvelle estimation, au niveau du nombre d’individu, donne une nouvelle idée de l’ampleur que prend cette disparition. Parmi les plus touchés, les oiseaux de campagnes, victimes de la perte d’habitat et de l’utilisation des pesticides.

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«Dans l'archipel des Chagos, 80% de la couverture corallienne a disparu»

L'état du récif corallien de l'archipel de Chagos. A gauche en 2006, à droite en 2019 | John Turner et son équipe

Le symposium 2019 pour la science marine de la Fondation Bertarelli s’est tenu mercredi 18 septembre à Londres. La rencontre a principalement porté sur l’étude de l’archipel des Chagos, dans les territoires britanniques de l’océan Indien.

Le professeur John Turner, de l’Université de Bangor, au Pays de Galles, y présentait les dernières observations faites sur les récifs coralliens de l’archipel, particulièrement intéressants pour observer les effets du changement climatique. Il y était en avril lors d’une expédition financée par la fondation.