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L’inquiétante et discrète épopée des vers de terre

Pixabay

Le lombric n’est pas toujours l’ami du jardinier. Cet architecte de l’environnement transforme les conditions de vie de milliers d’espèces animales et végétales. Les problèmes sérieux commencent quand il traverse les océans en notre compagnie. Assaillis de vers européens et asiatiques, les espaces sauvages américains sont en train de se transformer. Les érables à sucre périclitent et, dans les potagers des particuliers, la productivité chute.

The Atlantic propose un long format sur ces envahisseurs fascinants, qui sont en train de grignoter la biodiversité.

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The Atlantic

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En Australie, la recherche devra se réinventer après les feux

Image d'illustration | Sascha Grant/Flickr/Creative Commons

Le bilan des feux de forêts records survenus en Australie au cours des dernières semaines ne s’arrête pas aux effets terribles pour la biodiversité. La recherche en écologie sera elle aussi bouleversée, raconte Nature. Les résultats de bon nombre d’études en cours risquent fort d’être inutilisables à cause de la catastrophe, sans parler des équipements scientifiques perdus, des données détruites, ou des carrières académiques compromises…

Pourquoi c’est aussi une opportunité. Malgré tout, les chercheurs espèrent pouvoir tirer de précieuses leçons de ce drame. «Les perturbations d’un écosystème sont aussi l’un des meilleurs moyens de comprendre son fonctionnement», explique Ross Thompson, de l’Université de Canberra. A la clé, il s’agira aussi d’améliorer la gestion préventive des feux, en se préoccupant davantage des communautés animales.

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Lire l'article dans Nature

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Réconcilier économie et biodiversité, une mission difficile mais pas impossible

Image d'illustration | Pixabay

Préserver la biodiversité a rarement été l'une des priorités du monde économique, mais cela pourrait bientôt changer. C'était en tout cas à cet espoir que l'Académie suisse des sciences naturelles a voulu faire adhérer les participants du Forum suisse sur la biodiversité 2020, qu'elle organisait ce vendredi 17 janvier à Berne.

Pourquoi c'est important. Les rapports successifs de l'IPBES et de l'UICN érigent le même constat général: la biodiversité vit une crise majeure, en grande partie liées aux activités humaines. Perte et dégradation des habitats, surexploitations des ressources naturelles, utilisation trop importante de pesticides, pollutions industrielles et introduction d'espèces invasives… Les menaces sont nombreuses. Alors que les relations entre finance et climat sont maintenant clairement établies, celles entre finance et biodiversité commencent à peine à être reconnues.

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L’ONU dévoile ses propositions pour sauver la biodiversité

Vue aérienne de l'île de Bona, au Panama, protégée depuis le 5 décembre 2019. | Milton Garcia /Smithsonian Tropical Research Institute via AP/Keystone

Trente pour cent de la surface de la Terre doivent devenir des zones protégées d’ici à 2030 pour assurer la survie des écosystèmes. C’est l’une des vingt propositions de l’ONU, formulées dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Le texte, dont une première mouture a été dévoilée ce lundi 13 janvier, sera négocié par les gouvernements lors d’un sommet à Kunming, en Chine, en octobre prochain. Le document propose également d’introduire un contrôle des espèces invasives et de réduire la pollution plastique de 50%, détaille le Guardian.

Pourquoi c’est important. Le rendez-vous de Kunming suscite d’importantes attentes. Les défenseurs de la biodiversité espèrent un accord ambitieux, à l’image de celui de Paris sur le climat. La proposition de texte s’appuie sur les conclusions alarmantes de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité, plus connue sous son acronyme anglais IPBES. En mai dernier, un vaste rapport soulignait qu’un million d'espèces animales et végétales sont menacées d’extinction.

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Lire l'article du Guardian

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La tortue Diego, qui a aidé à sauver son espèce grâce à son appétit sexuel, prend une retraite méritée

Galapagos National Park

On connaissait la lenteur proverbiale de la tortue face au lièvre. On a découvert il y a quelques années que certains mâles de l’espèce de tortue terrestre géante Chelonoidis hoodensis (endémique aux Galapagos) pouvaient, eux aussi, être des chauds lapins. Et en particulier Diego, dont l’incroyable libido aurait aidé à sauver son espèce, en danger critique d’extinction, rien de moins. A plus de 100 ans, Diego va prendre une retraite bien méritée, raconte le New York Times.

Pourquoi on en parle. Le reproducteur a engendré 40% des 2000 tortues obtenues par le programme de reproduction mené par le parc national des Galapagos, à partir de seulement 15 individus. Dans les années 1970, il ne restait que deux mâles dans ce programme, dont un n’a engendré aucune descendance. Un troisième mâle, le fameux Diego, élevé au zoo de San Diego aux Etats-Unis, a alors rejoint l’effort reproductif, à travers des accouplements particulièrement bruyants et visibles. Mais c’est l’autre mâle, beaucoup plus discret pendant ses ébats, qui a engendré la majorité (60%) de la descendance, d’après les tests de paternité pratiqués. Rien ne sert de courir, il faut décidément partir à point.

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Lire l'article du New York Times

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Un demi-milliard d’animaux morts en Australie, un chiffre à prendre avec prudence

Deux kangourous ayant survécu aux feux dans le Wollemi National Park, en Nouvelle-Galles du Sud. | JEREMY PIPER /EPA/Keystone

Un demi-milliard d’animaux seraient morts dans les feux en Australie depuis le mois de septembre. Ce chiffre impressionnant a été publié vendredi 3 janvier par l’Université de Sydney. Ce mardi 7 janvier, WWF Australie va encore plus loin: en reprenant la même méthode de calcul, l’organisation estime que le bilan se monte à 1,25 milliard d’animaux tués directement ou indirectement par les incendies qui ravagent l’île.

Pourquoi il faut se montrer prudent. Associé à des images choc de koalas et de kangourous prisonniers des flammes, le chiffre de l’Université de Sydney n’a pas tardé à faire le tour des médias du monde entier. Au regard d’autres catastrophes naturelles ayant impacté la faune, le bilan australien semble certes hors norme. Mais les spécialistes émettent certaines réserves sur ce chiffre.

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La nature se réapproprie Fukushima en l'absence des humains

Un macaque photographié dans la zone d'exclusion autour de Fukushima.| Université de Géorgie

Bon nombre d’espèces semblent préférer la radioactivité à la présence humaine. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude, repérée par Géo, de l’état des populations animales qui prospèrent de plus en plus dans les zones abandonnées autour du site de Fukushima. Certaines espèces seraient aujourd’hui en plus grand nombre dans la zone d’exclusion par rapport à avant la catastrophe, permettant de qualifier le phénomène de ré-ensauvagement.

Pourquoi on en parle. La catastrophe de Fukushima, en mars 2011, avait provoqué le déplacement de l’ensemble des populations humaines autour du site sur 30 kilomètres à la ronde. Même si certains habitants ont pu revenir dans leurs habitations d’origine, plusieurs régions demeurent inhabitées. Les chercheurs ont ainsi pu comparer, à l’aide de caméras automatiques, les densités animales non seulement en fonction du taux de radiation mais également en fonction de la présence ou non d’humains. C’est ce second facteur qui s’est révélé le plus déterminant sur le nombre d’animaux photographiés.

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Lire l'article de Géo

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Un chacal doré renversé dans le canton de Fribourg

Le chacal doré tué dans un accident de la route | Direction des institutions, de l'agriculture et des forêts de Fribourg

En campagne fribourgeoise, un canidé a été retrouvé mort en bord de route le 02 décembre dernier. L’étude de la dépouille a révélé qu’il s’agissait d’un chacal doré selon la Direction des institutions, de l'agriculture et des forêts de Fribourg. Comme le rappelle La Liberté, ce n’est que la seconde fois que cet animal rare est vu dans le canton.

Pourquoi on en parle. De petite taille, le chacal doré fait moins de la moitié du poids d’un loup. Colonisant petit à petit la Suisse depuis l’Est, ce petit canidé demeure discret et n’a été aperçu qu’en de rares occasions depuis son arrivée en Suisse à l’hiver 2011/2012.

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Lire l'article de la Liberté

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Près de 7000 espèces entrent dans la liste rouge de l'UICN sur l'état de la biodiversité

Le dipneuste australien entre dans la Liste Rouge de l'UICN comme espèce en danger | Kenneth Lu (CC BY 2.0)

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) met à jour ce mardi 10 décembre sa liste rouge de l’état de conservation des espèces. Au total, 6700 espèces y font leur entrée. Parmi elles, 1840 sont menacées, c’est-à-dire considérées comme «vulnérables», «en danger», voire «en danger critique».

Pourquoi c’est inquiétant. La liste rouge de l’UICN rend compte de l’état de conservation des espèces, animales ou végétales, dans le monde. L’augmentation du nombre d’espèces en danger rend compte des différentes menaces qui planent sur la biodiversité, sujet au coeur du rapport de l’IPBES, paru en mai dernier. Parmi elles, l’UICN note l’impact de plus en plus important du changement climatique.

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La fragmentation des forêts menace toutes les espèces animales, mais pas au même niveau

Ara bleu | Line Animalart / Pixabay

La fragmentation des forêts tropicales, c’est-à-dire leur division en habitats plus petits à cause de la construction d’infrastructures humaines, nuit aux espèces animales qui y vivent. Cependant, selon une étude publiée jeudi 5 décembre dans Science et repérée par The New York Times, certaines espèces y résisteraient mieux que d’autres.

Pourquoi on en parle. La perte d’habitat est l’une des principales causes de disparition de la biodiversité. Cependant, l’impact réel de cette fragmentation fait encore l’objet de vifs débats. Selon ces chercheurs, les espèces animales vivant dans des environnements ayant déjà connu de fortes perturbations (déforestation, installation de routes…) résistaient mieux à de nouvelles perturbations que celles n’en ayant jamais connu.

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Lire l'article complet dans The New York Times

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De fausses cornes en crin de cheval peuvent-elles sauver le rhinocéros?

Un rhinocéros (Image d'illustration)| Alan Bloom/Flickr/Creative Commons

Le braconnage du rhinocéros continue de faire des ravages en Afrique. En cause, les vertus attribuées à la corne dans des pays comme le Vietnam et la Chine, principaux importateurs de l'excroissance de kératine — la même substance que celle des ongles ou des cheveux. Afin d’enrayer ce marché noir, des chercheurs britanniques et chinois ont eu l’idée de créer des contrefaçons de cornes… à partir de crin de cheval! Ces travaux, publiés par Scientific Reports début novembre, ont été repérés par le New York Times.

Pourquoi c’est intéressant. Malgré une baisse du nombre d’animaux tués en Afrique, de 1349 en 2015 à 892 en 2018, le pachyderme reste menacé, avec une population restante estimée à environ 24’500 individus. Malgré tout, de nombreux experts se sont prononcés en défaveur de ce projet, qu’ils estiment inutile et dangereux. Leur crainte? Que ce type de produits fasse pire que mieux, en stimulant davantage la demande. Et surtout, en compliquant encore la régulation du commerce de ces cornes…

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Lire l'article publié dans le New York Times

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Un tiers de la flore tropicale africaine menacée d’extinction

Une étude publiée dans la revue Science Advances décrit les pressions croissantes liées à l’exploitation forestière, aux besoins en énergie, au développement de l’agriculture et des activités minières, commes les principales menaces à la biodiversité. L’Afrique de l’Ouest, le centre de la Tanzanie, l’Ethiopie et le sud de la République démocratique du Congo (RDC) sont les régions où les risques d’extinction peuvent dépasser 70%.

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Le Monde Afrique

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Un institut fédéral cherche à sauver le frêne, menacé par un champignon et un coléoptère

Sandrine Rouja/Flickr/Creative Commons

Le frêne européen (Fraxinus excelsior) est un arbre commun, mais menacé en Suisse depuis 2008. En cause, deux espèces invasives: un champignon d’origine asiatique, ainsi qu’un coléoptère venu de Russie. L’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) a lancé deux projets afin de mieux comprendre comment le protéger.

Pourquoi c’est intéressant. Ces deux espèces invasives ont été apportées en Europe —ainsi qu’aux Etats-Unis— par le commerce international. Mais dans certains zones d’Europe, on trouve des spécimens de frênes résistants, notamment au Royaume-Uni, comme le montrait une étude de 2016.

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Le cerf-souris du Vietnam, plus petit ongulé au monde que l'on pensait disparu, refait surface

On l'appelle Tragulus versicolor, chevrotain à dos argenté ou encore cerf-souris du Vietnam | SIE/GWC/Leibniz-IZW/NCNP

Le cerf-souris du Vietnam, ou chevrotain à dos argenté, a refait surface en Asie, alors qu’on ne l’avait plus observé depuis près de 30 ans. Il s’agit du plus petit ongulé du monde. Ces travaux scientifiques, publiés par la revue Nature Ecology & Evolution, sont rapportés par le New York Times.

Pourquoi c’est important. En mai dernier, l’IPBES, aussi appelé «GIEC de la biodiversité», dressait un bilan catastrophique — entre autres — de la diversité des espèces. Dans ces conditions, cette redécouverte est-elle vraiment une bonne nouvelle? Pas forcément, argumentent certains biologistes, qui craignent que l’espèce, décimée par la chasse, ne redevienne vulnérable du fait de sa médiatisation. Les chercheurs ont néanmoins tenu secrètes les localisations où leurs pièges photographiques ont pu observer l’animal.

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Lire l'article publié par le New York Times

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Le zoo de Zurich reçoit le «WAZA Conservation Award»

L'Association mondiale des zoos et aquariums récompense avec ce prix ses nombreuses années de travail sur la presqu'île de Masoala. Elle est l’un des trois endroits du monde où la biodiversité est la plus riche. En plus, cela concerne son engagement depuis 1995 pour la protection de la forêt pluviale à Madagascar. Le zoo de Zurich contribue à hauteur de 125'000 dollars par an aux frais des fonds de développement durable du parc national de Masoala.

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Communiqué de presse, Zoo Zurich