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Les manchots empereurs doivent être mieux protégés, sous peine de disparaître

Appel à l'aide, pour mieux protéger cette espèce emblématique de l'Antarctique | Wikipedia

Dans une étude publiée mercredi 9 octobre dans la revue Biological Conservation, une équipe internationale de chercheurs recommande de prendre des mesures supplémentaires pour protéger et conserver l'une des espèces les plus emblématiques de l'Antarctique – le manchot empereur (Aptenodyptes forsteri), explique la BBC.

Pourquoi c’est important. Les prévisions actuelles concernant les changements climatiques indiquent que la hausse des températures et la modification des régimes de vents auront un impact négatif sur la banquise sur laquelle se reproduisent les manchots empereurs; et certaines études indiquent que les populations d'empereurs vont diminuer de plus de 50% au cours du siècle actuel. Les chercheurs recommandent donc que le statut de l’UICN pour cette espèce passe à «vulnérable»; l’espèce est actuellement inscrite sur la liste rouge de l’UICN comme «quasi menacée».

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Lire l'article de la BBC

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Une espèce de vertébrés sauvages sur cinq est victime d'une commercialisation menaçante

Certaines espèces commercialisées, comme le calao à casque rond (Rhinoplax vigil), sont déjà en voie d'extinction | Wikipedia

Alors que la mode des petits félins comme animaux de compagnie se répand sur les réseaux sociaux, un groupe de chercheurs britanniques et américains tire la sonnette d'alarme ce 4 octobre dans Science: selon leurs estimations, le commerce d'animaux sauvages affecte jusqu’à 18% des vertébrés terrestres! Il exerce une pression forte et croissante sur la biodiversité, et menace la survie de nombreuses espèces.

Pourquoi c'est important? L'exploitation de la vie sauvage représente un marché global annuel estimé à plus de 300 milliards de dollars. Or, selon le rapport publié en mai 2019 par la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services des écosystèmes (IPBES), il constitue un des principaux facteurs de l'érosion de la biodiversité. Une érosion particulièrement rapide et importante: tout indique que nous vivons la sixième extinction de masse des espèces, la dernière en date ayant vu la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années.

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Et si le déclin des oiseaux en Amérique du Nord était une bonne nouvelle pour les espèces locales?

Étourneaux sansonnets (image d'illustration) | Marek Szczepanek/Creative Commons

Fallait-il être aussi dramatique? C’est la question que posent désormais plusieurs spécialistes suite à la parution, il y a une dizaine de jours, d’une étude dressant un état des lieux catastrophiste des populations d’oiseaux en Amérique du Nord. Le chiffre, également relayé par Heidi.news: 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. Or, cette information scientifique aurait dû être nuancée, explique le site Undark.

Pourquoi c’est à relativiser. Certaines espèces concernées par ces baisses de populations ne sont pas endémiques, voire peuvent être considérées comme invasives. C’est le cas de l’étourneau sansonnet et du moineau domestique, très communs en Europe comme outre-Atlantique, et qui représentent à eux seuls 15% du total. De plus, les populations de certaines espèces auraient pu être artificiellement gonflées dans les années 1970, prises comme référence de l’étude. Leur déclin pourrait aussi s’interpréter comme un retour à une situation antérieure à l’arrivée des premiers colons du fait de la reforestation, argue le professeur de sciences biologiques Brian McGill, cité par Undark.

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Lire l'article publié par Undark

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Depuis les années 1970, les populations d'oiseaux nord-américaines se sont effondrées

Bruant Hudsonien | Skeeze / Pixabay

Près de 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. C’est le constat amère établi pour l’Amérique du Nord par une étude publiée dans Science et détaillée par le Scientific American. Comparée aux populations de 1970, cela représente une perte sèche de 29%.

Pourquoi on vous en parle. Le dernier rapport de l’IPBES indiquait déjà qu’un peu plus de 20% des espèces aviaires sont menacées à des degrés divers. Cette nouvelle estimation, au niveau du nombre d’individu, donne une nouvelle idée de l’ampleur que prend cette disparition. Parmi les plus touchés, les oiseaux de campagnes, victimes de la perte d’habitat et de l’utilisation des pesticides.

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«Dans l'archipel des Chagos, 80% de la couverture corallienne a disparu»

L'état du récif corallien de l'archipel de Chagos. A gauche en 2006, à droite en 2019 | John Turner et son équipe

Le symposium 2019 pour la science marine de la Fondation Bertarelli s’est tenu mercredi 18 septembre à Londres. La rencontre a principalement porté sur l’étude de l’archipel des Chagos, dans les territoires britanniques de l’océan Indien.

Le professeur John Turner, de l’Université de Bangor, au Pays de Galles, y présentait les dernières observations faites sur les récifs coralliens de l’archipel, particulièrement intéressants pour observer les effets du changement climatique. Il y était en avril lors d’une expédition financée par la fondation.

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Si rien n'est fait, une augmentation de la température globale moyenne de 7°C est possible d'ici 2100

Les effets du réchauffement risque de se fair sentir massivement, si rien n'est fait | publicdomainpictures.net

Si aucune action n’est entreprise dès maintenant pour modérer les émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe pourrait être de 7°C d’ici 2100, explique Le Monde. Avec pour effet des conséquences désastreuses pour la biosphères.

Ce qui est nouveau. Cette projection est le résultat d’une nouvelle simulation opérée par plusieurs centres climatologie en France, impliquant une centaine de chercheurs et d’ingénieurs qui ont simulé plus de 80 000 ans d’évolution du climat, en utilisant des supercalculateurs jour et nuit pendant une année, nécessitant 500 millions d’heures de calcul et générant 20 pétaoctets (20 millions de milliards d’octets) de données, détaille Le Monde. Leurs conclusions seront incluses dans le 6e rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont la première partie doit être publiée en 2021.

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Lire l'article du Monde (FR)

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Un insecticide néonicotinoïde menace des oiseaux migrateurs

Bruant à couronne blanche, l'oiseau sur lequel a porté cette étude | Margaret Eng

Perte de poids, retard dans la migration… Des oiseaux migrateurs américains seraient victimes de l’imidaclopride, un insecticide néonicotinoïde, révèle une étude publiée ce jeudi dans Science, qui met en lumière les risques posés par ces substances pour la faune aviaire.

Pourquoi c’est important. Les insecticides employés dans l’agriculture et contenant des néonicotinoïdes, utilisés de façon globale depuis le milieu des années 1990, sont régulièrement pointés du doigt pour leur impact potentiel sur la biodiversité. C’était notamment le cas d’une série de méta-analyses publiées entre 2015 et 2017 dans Environmental Science and Pollution Research, qui se concentrait sur les vertébrés et les invertébrés. Cependant, la nature exacte de cet impact reste encore à préciser espèce par espèce.

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L'Etivaz, le génie fromager

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Ce que la trace d'un ver fossile révèle de l’émergence du règne animal

Vue d'artiste de Yilingia spiciformis | Dr. Zhe Chen, Nanjing Institute of Geology and Paleontology

Il y a des pas qui marquent l’histoire, comme ceux d’Armstrong sur la Lune. Et peut-être ceux de cet animal préhistorique semblable à un ver, dont le fossile, vieux de 550 millions d’années (Ma), semble suivi de la trace de son déplacement. Cela suggère que cet animal, quoique très primitif, était capable de mobilité!

Pourquoi c’est important. Ce fossile date de l’Édiacarien, il y a plus de 540 millions d’années. Cette période précède le Cambrien, lui-même caractérisé par une explosion de la biodiversité. Ces formes de vie annoncent le foisonnement ultérieur des espèces animales, mais leur analyse est âprement discutée par les experts.

| | opinion

With fate of high seas at stake, governments progress toward a treaty

Liz Karan directs The Pew Charitable Trusts’ work to protect ocean life on the high seas.

By now it’s no secret that our ocean is under assault from multiple threats. Just this spring a United Nations body (the International Platform on Biodiversity and Ecosystem Services IPBES) released a report on the global state of nature, and it paints a bleak picture of habitat degradation and species loss.

  • Industrial fishing fleets are active in more than half of the ocean area, and over one-third of fish stocks are overexploited.
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Les chats mettent en danger les loutres de mer

Image d'illustration | Christels / Pixabay

Les loutres de mer, en Californie, sont de plus en plus souvent victimes de la toxoplasmose. Elles attraperaient cette maladie via les chats domestiques retournés à la vie sauvage, selon une étude repérée par le New York Times.

Pourquoi on vous en parle. Toxoplasma gondii est une parasite fréquent chez les chats dans l’organisme desquels il se reproduit. Il peut cependant infecter d’autres mammifères, comme l’homme, ou ici la loutre, et y provoquer des lésions cérébrales importantes. C’est à travers les déjections des félins, transportées par la pluie dans la mer, que ce parasite atteindrait les loutres.

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Lire l'article dans New York Times (EN)

| | news

A Genève, la convention sur les espèces menacées s'achève par une maigre avancée pour les éléphants

Image d'illustration | Rolf Dobberstein / Pixabay

De beaux efforts, mais peut mieux faire, notamment sur la protection des éléphants. C’est ce qu’il faudra retenir de la dernière convention des parties de la commission internationale sur le commerce des espèces menacées (CITES), qui se termine actuellement à Genève. Son bilan, en demi-teinte car marqué par les attentes déçues des défenseurs des éléphants, reste toutefois positif pour de nombreuses espèces.

Pourquoi c'est dommage. La déconvenue subie par les défenseurs de l’éléphant, aucune des propositions formulées n’ayant finalement été acceptées, donne un sentiment de rendez-vous manqué pour ceux qui souhaitaient voir sa protection étendue à l’ensemble de l’Afrique. Même la mesure défendue par Israël, visant à protéger l’ivoire de mammouth pour défendre celui de son cousin moderne, a été écartée. Un lot de consolation toutefois: les parties ont décidé, en plénière, de bannir la capture et l’envoi d’éléphants sauvages vers les zoos et autres parcs animaliers.

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Plus de cent pays votent en faveur de la protection du requin mako

Requin mako, image d'illustration | Mark Conlin / SWFSC Large Pelagics Program

Les parties de la CITES, en réunion à Genève ces jours, ont tranché: les requins makos entreront bien dans son annexe II, ce qui va limiter drastiquement leur commerce international. Au final, ce sont 102 pays qui ont voté en leur faveur et 40 pays contre, indique le National Geographic.

Pourquoi c’est important. Sarah Fowler, de la fondation Save our Seas, rappelait déjà la semaine dernière dans Heidi.news que le requin mako est menacé par la surpêche dont il est victime. Or ce squale présente un intérêt commercial important pour plusieurs pays, dont le Japon, qui conteste les conclusions scientifiques sur l’état de santé des populations de requin mako.

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Lire l'article du National Geographic (EN)

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L'Union européenne ne veut, pour l’heure, pas renforcer la protection des éléphants

Deux éléphants de Namibie. Image d'Illustration | Anita / Pixabay

Coup dur pour la protection des éléphants à la conférence de la CITES se tenant ces jours à Genève: aucune des propositions sensées améliorer la situation des populations du sud de l’Afrique n’a été acceptée. La fondation de défense des animaux Franz Weber (FFW) pointe du doigt notamment la responsabilité de l’Union européenne (UE).

Pourquoi c’est important. Actuellement, les populations d’éléphants d’Afrique du Sud, du Zimbabwe, de la Namibie et du Botswana sont inscrites à l’Annexe II de la CITES. Cela implique que sous certaines conditions, les pachydermes de ces quatre pays peuvent encore faire l’objet de commerce international, notamment pour leur ivoire mais aussi comme animaux vivants. De nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Gabon et la Côte d’Ivoire, proposaient de les inscrire dans l’Annexe I, interdisant tout commerce sauf exceptions.

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La proposition d'interdire le commerce domestique d'ivoire d'éléphant rejetée à la CITES

Neuf pays africains, dont le Gabon et le Burkina Faso, avaient proposé à la conférence de la CITES se tenant actuellement à Genève d’interdire le commerce interne d’ivoire d’éléphant. Ceci afin de réduire les possibilités d’écouler l’ivoire obtenu par braconnage. Cette proposition vient d’être refusée.

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Au Brésil, les pesticides tuent un demi-million d'abeilles en trois mois

Image d'illustration | PollyDot / Pixabay

Plusieurs Etats du sud du Brésil sont frappés par une véritable hécatombe au sein de leur population d’abeilles. Un demi-million ont péri en trois derniers mois, raconte la BBC. En cause: l’utilisation massive de pesticides contenant des néonicotinoïdes, déjà interdits en Europe pour leur impact sur les insectes.

Pourquoi c’est important. Au-delà de la production de miel, les abeilles jouent un rôle important dans l’agriculture: un tiers de notre nourriture actuelle est dépendante de la pollinisation par les abeilles. Or, au cours de l’année écoulée, le Brésil a levé ses restrictions sur l’emploi des néonicotinoïdes afin de soutenir son modèle agricole, ce qui met en danger les populations d’abeilles.

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Lire l'article de la BBC (EN)