#biodiversité

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En Méditerranée, 28 jours à 120 mètres de fond pour étudier la biodiversité

Massif coralligène du Cap Lardier. | Laurent Ballesta / Andromède Océanologie

Quatre plongeurs vont passer un mois à explorer les grandes profondeurs de la Méditerranée, de Marseille à Monaco, du 1er au 28 juillet. L’objectif de cette expédition, emmenée par le biologiste et photographe Laurent Ballesta, est d’étudier les récifs coralligènes, des écosystèmes mal connus, situés entre 60 et 120 mètres de profondeur.

Pourquoi on en parle. Pour un séjour de 30 minutes à 120 mètres de fond, décompression oblige, il faut normalement compter cinq heures de remontée. Ici, les plongeurs vivront en surface, mais dans une station pressurisée. Ils pourront ainsi explorer les récifs sans limite de temps, grâce à une sorte d’ascenseur, et réaliser des mesures inédites de l’environnement sous-marin.

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Les dents de la mer n'ont pas peur des poulets

Sur l'île de la Réunion, les attaques mortelles se sont multipliées | Tybo2 - Creative Commons

Les autopsies de requins conduites sur l’Ile de la Réunion, dans l’océan Indien, montrent qu’on retrouve des poulets entiers, ou des morceaux, dans l’estomac d’un tiers des squales.

Pourquoi on vous en parle. Les rencontres entre humains et squales, qui finissent parfois mal, se multiplient dans les eaux de l’île française de la Réunion. Les chercheurs s’interrogent sur les raisons qui ont conduit certains requins à s’installer durablement près des côtes. Ces poulets avalés seraient une piste (FR).

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Palau révise son sanctuaire marin pour ne pas fâcher le Japon

Dans l'archipel de Palau | Charly W. Karl - Creative Commons

De la difficulté à réconcilier les généreux donateurs avec la protection de l’environnement. L’état insulaire de Palau, dans le Pacifique, avait décidé de fermer à la pêche 80% de sa zone d’exclusivité économique, pour créer une aire de protection marine d’environ 475 000 km2, et une zone de pêche industrielle réservée aux chalutiers de Palau. C’était compter sans l’appétit du Japon, un important bailleur de fonds de ce micro-état.

Pour ne pas fâcher Tokyo, Palau vient de modifier son plan, six mois avant son entrée en vigueur: vingt navires japonais de la région d’Okinawa seront finalement autorisés à pêcher.

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Des chercheurs hongkongais espèrent sauver les récifs menacés en transplantant des coraux

Corail mort (au premier plan) dans la Grande barrière de Corail, au large de l'Australie | Creative Commons

Une équipe de chercheurs de l'Institut de sciences maritimes de l'Université de Hong Kong (EN) a mis au point une technique de transplantation pour sauver une espèce locale de coraux menacée par le réchauffement climatique. Le taux de survie atteint 70% à 80%, selon les premiers résultats, qui viennent d’être communiqués.

Pourquoi c’est important. A l’échelle globale, le réchauffement climatique fait des ravages sur les coraux. La Grande barrière de corail, en Australie, a perdu la moitié de sa superficie ces dernières années suite à plusieurs évènements de blanchissement. Le procédé mis au point à Hong Kong ouvre de nouvelles perspectives.

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Près de 600 espèces de plantes ont disparu depuis le XVIIIe siècle

Arbre morts. | Stephen B. Morton / Keystone

Trois espèces par an depuis 1900, 571 en tout depuis 1753: c’est à ce rythme impressionnant que disparaissent les plantes, raconte Nature News (EN), revenant sur les résultats de la plus vaste étude jamais réalisée sur le sujet. Il s’agit d’un taux d’extinction 500 fois supérieur au rythme naturel.

Pourquoi c’est alarmant. Selon cette étude, la disparition des plantes serait quatre fois plus élevée que ce que suggère la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Et les chercheurs pensent que leurs conclusions sous-estiment la réalité.

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Pour la première fois, un poisson surpris en train de retenir sa respiration

C’est une étonnante découverte que nous relate le site de Science Magazine: certains poissons des abysses sont capables de ne pas respirer pendant plusieurs minutes. Comme ils n’ont pas de poumons, il retiennent de l’eau dans leur bouche, et peuvent augmenter ainsi leur volume de 20%, tout en prélevant lentement l’oxygène contenu dans le liquide.

A quoi cela sert-il? Selon les scientifiques, cette stratégie permet d’économiser de l’énergie, en évitant de pomper de l’eau, tout en dissuadant des prédateurs avec leur volume augmenté. Huit poissons ont ainsi pu être filmés.

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14 lions s'échappent d'une réserve en Afrique du sud

Un groupe de 14 lions s’est échappé de la réserve du Kruger national park, en Afrique du sud. Les autorités de la province du Limpopo ont demandé à la population d’être particulièrement vigilante.

Des rangers ont été envoyé près d’une mine de la région, où les félins ont été aperçus. Ils doivent tenter de les capturer pour les renvoyer dans la réserve.

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Néonicotinoïdes et parasites Varroa, une synergie meurtrière pour les abeilles

Dans une ruche | Denis Delbecq

Des travaux réalisés par un groupe suisse et thaïlandais démontrent, pour la première fois, une synergie entre deux facteurs néfastes aux abeilles à miel.

Pourquoi c’est essentiel. Dans la plupart des pays, les populations d’abeilles mellifères sont en chute libre. Parmi les causes évoquées, une exposition aux insecticides de la famille des néonicotinoïdes utilisés par les agriculteurs, ainsi qu’un parasite, Varroa destructor, vecteur de nombreux agents infectieux.

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A well-known illustration by the natural scientist Alexander von Humboldt was misinterpreted

The "Tableau physique" drawing by Alexander von Umboldt

There is hardly any scientific illustration that has an aura comparable to «Tableau Physique» by the German natural scientist, Alexander von Humboldt from 1807. His paper included an illustration of the altitude-related distribution of plants on the Andes, based on records from a research trip. This kind of illustration was pioneering and set a precedent; it helped, among other things, to introduce ecology as a science in the further course of events. Many subsequent studies referred to the Tableau Physique.

What is the trouble. However, a team led by Pierre Moret of the Université de Toulouse now writes in the Proceedings of the National Academy of Sciences that the famous graphic was often misinterpreted.

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Nos explications

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Les crevettes aussi sont stressées face à des aliens

La crevette D. villosus | Dirk Plavoet - Université d'Amsterdam

Deux chercheurs britanniques observent, en aquarium, que des crevettes d’eau douce se nourrissent moins bien en présence d’un crustacé alien venu d’ailleurs.

Pourquoi on vous en parle. Dikerogammarus villosus est un petit crustacé d’eau douce de quelques millimètres qui vit en principe dans la steppe pontique, une région qui s’étend sur l’est de l’Europe et une partie de l’Asie centrale. Surnommé « crevette tueuse», l’animal colonise toute l’Europe et se nourrit, entre autres, de petits crustacés dont la survie est menacée.

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Quand la préservation du grand requin blanc menace la loutre de mer

Un grand requin blanc attaque une reproduction de phoque | Bernard DUPONT - Creative Commons

Que faire quand on se doit de protéger toutes les espèces et que l’une mange l’autre? C’est la question passionnante que pose Scientific American (EN).

Pourquoi on vous en parle. Il y a tellement d’espèces menacées aujourd’hui, que la préservation de l’une peut aisément en décimer d’autres. C’est ce qui se passe dans les eaux californiennes, où les populations de loutres de mer paient un lourd tribut après le rebond de la population de grands requins blancs.

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En filtrant l’eau de mer, des éponges nous renseignent sur la biodiversité

Eponges Crambe crambe (orange) et Phorbas tenacior, en Méditerranée | A. Riesgo - Cell Press

Les éponges se nourrissent en prélevant des nutriments dans l’eau de mer. Des scientifiques constatent que ces animaux marins filtrent aussi l’ADN des espèces environnantes. Ils pourraient devenir de précieux capteurs pour les études de biodiversité.

Pourquoi c’est important. Les êtres vivants sèment de nombreuses traces de leur patrimoine génétique dans la nature. L’analyse de ces fragments d’ADN permettrait de déterminer les espèces présentes dans un milieu. Mais l’utilisation d’instruments, même robotisés, peut perturber certains écosystèmes fragiles.

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Les oiseaux et les mammifères pourraient rétrécir à cause de la crise de la biodiversité

La gerbille naine sera peut-être l'une des gagnantes de la crise de la biodiversité | Domaine public

Les oiseaux et les mammifères du futur seront plus petits, moins spécialisés, plus fertiles et vivront moins longtemps. C’est la conclusion de chercheurs britanniques, qui ont modélisé la sélection naturelle à venir pour plus de 15’000 espèces au cours des 100 prochaines années.

Pourquoi c’est important. La planète est confrontée à une crise de la biodiversité sans précédent, mise en lumière par le récent rapport global de l’IPBES (FR). Cette étude montre que les disparitions d’espèces animales ne surviennent pas au hasard: certains traits, comme une plus petite taille, sont associés à une survie facilitée.

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La Suisse entend lutter plus efficacement contre les espèces invasives

Le capricorne asiatique —Anoplophora glabripennis— est l'une des espèces exotiques qui causent des ravages dans les écosystèmes suisses | Domaine public

Allons-nous vers une adaptation du droit suisse pour mieux lutter contre les espèces invasives? Alors que les dispositions actuelles ne punissent que les introductions délibérées ou conscientes, le Conseil fédéral souhaite désormais adapter les lois pour sanctionner les arrivées involontaires.

Pourquoi c’est important. Les espèces invasives, c’est-à-dire déplacées par les humains, déséquilibrent ou détruisent les écosystèmes locaux. Ces plantes et animaux représentent un coût élevé pour la collectivité, que l’OFEV estime à 170 millions de francs dans le pays, qui s’alourdirait encore si rien n’est fait pour empêcher leur prolifération.

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Quelle est l'ampleur réelle de la perte de biodiversité causée par les espèces invasives?

Une question de Quentin Chevalley à laquelle répond notre journaliste Sarah Sermondadaz.

Les rats amenés avec lui par l'homme sur les îles causent des ravages dans les écosystèmes locaux | Julie Jacobson / AP / KEYSTONE

Votre question complète: «Dans votre article sur les espèces invasives, vous indiquez qu’il s’agit de la deuxième cause de perte de biodiversité après le changement climatique. Or, le rapport-même de l’IPBES indique que ce ne serait que de la cinquième cause de déclin de la biodiversité. Qu’en est-il en réalité?»

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste de Heidi.news.