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Pourquoi il faut passer un savon aux éponges à maquillage

Pixabay / Guilherme Gomes

D’après une étude britannique publiée dans Journal of Applied Microbiology et relayée par Forbes, les produits de maquillage usagés présentent des taux de contamination bactérienne alarmants. Neuf produits testés sur dix contenaient des niveaux importants de bactéries potentiellement pathogènes, telles que des entérobactéries ou des staphylocoques. Les pires nids à germes sont les éponges à maquillage («beauty blender»), que 93% des utilisateurs confient ne jamais laver.

Pourquoi c’est préoccupant. De tels taux de contamination sont susceptibles de provoquer des infections cutanées ou des maladies bactériennes en cas d’ingestion ou de contact avec les yeux. La chercheuse à l’origine de cette étude conseille de laver ses cosmétiques régulièrement avec du savon – en particulier les éponges à maquillage –, de respecter les dates limites d’utilisation et de ne jamais partager son maquillage avec d’autres personnes.

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À lire sur Forbes

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Comment lutter contre la résistance bactérienne aux antibiotiques?

Pharmacie | Keystone / Gaetan Bally

D’ici 2050, l’augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques risque de propulser 28,3 millions de personnes supplémentaires dans une situation d’extrême pauvreté.

Pourquoi on vous en parle. La majorité d’entre eux sont dans des pays à bas revenus, principalement en Afrique. Marc Mendelson, professeur en maladies infectieuses de l’université de Cape Town, explique les manières d’éviter une telle crise.

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The Conversation

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Les toilettes de Hong Kong, réservoirs de bactéries résistantes aux médicaments

KEYSTONE/AP/VINCENT YU

Elles semblent briller de propreté. Et pourtant...Dans les toilettes publiques de Hong Kong, 87% des staphylocoques sont résistants à au moins un antibiotique de première intention. Les poignées de porte intérieures restent le plus important nid de bactéries au m2, suivies des séchoirs à mains, relève une étude de chercheurs locaux.

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South China Morning Post

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Certaines bactéries sont capables de se «déshabiller» pour échapper aux antibiotiques

E.Coli | NIH/Flickr/Creative Commons

Le strip-tease: telle semble l’étonnante stratégie de survie mise en œuvre par certaines bactéries pour survivre aux antibiotiques, relate la BBC, s’appuyant sur une étude publiée dans Nature Communications.

Pourquoi c’est étonnant. Le fait que certaines bactérie, dites «de forme L», puissent survivre en dehors de leur membrane cellulaire n’est pas nouveau. Mais il est résolument nouveau de découvrir qu’elles s’y ingénient à la demande, pour survivre à un traitement antibiotique! Cette adaptation ne serait pas d’origine génétique, relatent les chercheurs, qui s’interrogent désormais sur la prévalence de ce mécanisme dans les infections récidivantes.

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Lire l'article publié par la BBC

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Le syndrome d'auto-brasserie rend saoul sans toucher à une goutte d'alcool

Image d'illustration. | Shutterstock

Un patient chinois a subi durant de nombreuses années les caprices de sa flore intestinale: elle fabriquait de l’alcool toute seule. L’homme s’est retrouvé régulièrement avec un taux d’alcoolémie correspondant à plus de 15 shots de whisky, sans avoir bu une seule goutte d’alcool. Ces pics ont débuté en 2004 et se sont rapidement transformés en schémas réguliers. Avec le temps, les épisodes sont devenus plus fréquents et aussi plus graves: il a perdu son emploi (il était soupçonné d’être un buveur de «placard») et a dû être hospitalisé à plusieurs reprises.

Pourquoi c’est grave. Lors d’un examen approfondi, une tomodensitométrie a montré que son foie était endommagé, enflammé et criblé de dépôts graisseux. Le diagnostic est tombé: il est atteint du «syndrome d’auto-brasserie». Dans cette maladie rare, documentée pour la première fois au Japon dans les années 1950, des levures, ces mêmes champignons unicellulaire que l’on retrouve dans la fabrication de la bière ou du vin, fermentent les hydrates de carbone en quantité excessive d’alcool. Les symptômes de cette atteinte se traitent à l’aide d’antifongiques.

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Lire l'article de The Atlantic (EN)

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Le labo chinois: bactérie envahissante, sous-marin volant et détecteur anti-drogues

(AP)

Bactérie mangeuse. Un équipe de chercheurs du Laboratoire national pour les sciences physiques du Hefei a découvert un virus, appelé Mic1, capable d'injecter son ADN dans certaines formes d'algues, puis de se multiplier et de les anéantir. Ils espèrent s'en servir pour améliorer la qualité de l'eau du lac Chao, l'un des plus pollués de Chine. Chaque été, il est envahi par des floraisons nuisibles. Structure (EN, Paywall)

Sous-marin volant. Des ingénieurs chinois ont développé un aéronef qui peut «voler» sous l'eau comme un avion le ferait dans les airs. Composé d'un corps central allongé et de deux ailes munies de moteurs et d'hélices, le prototype de cet appareil qui fait trois mètres de long peut se déplacer à une vitesse de trois mètres par seconde. Cela lui permet de descendre jusqu'à 3281 mètres en l'espace de 5 minutes et 30 secondes. The South China Morning Post (FR)

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La pompe secrète des bactéries pour devenir résistantes aux antibiotiques

Cette souche de staphylocoque doré résistant a été magnifiée 50'000 fois | CDC, Matthew J. Arduino

Des chercheurs de l’Institut de biologie et chimie des protéines, à Lyon, ont découvert comment la résistance aux antibiotiques peut se disséminer entre bactéries. Publié dans Science, ce résultat révèle le rôle crucial d’une protéine bactérienne, une «pompe» qui expulse les composés toxiques, dont les antibiotiques, et permet ainsi à la cellule de gagner du temps pour mettre en œuvre des protections plus spécifiques.

Pourquoi c’est intéressant. Les antibiotiques constituent une classe de médicaments très importante, principal rempart de la médecine contre les infections bactériennes. Mais de plus en plus de microbes résistent à ce genre de traitements. Ces travaux pourraient aider à enrayer la propagation des résistances aux antibiotiques, l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale selon l’OMS.

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Une bactérie dotée d'un ADN synthétique, nouvel outil pour la biologie et les biotechnologies

Bactéries Escherichia coli vues au microscope électronique | NIAID

Des chercheurs ont créé une bactérie Escherichia coli avec un génome entièrement synthétique, qui utilise un code génétique simplifié.

Pourquoi c’est intéressant. La biologie synthétique ambitionne de créer des systèmes biologiques non naturels. Cette bactérie dont le génome a été entièrement conçu par des humains révèle la maturité de cette discipline. Quant à son code génétique simplifié, il ouvre la voie à l’introduction de composants non naturels et donc à la construction d’une biologie hybride où des polymères mêlant briques du vivant et molécules artificielles seraient produits.

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Vos bactéries intestinales parlent à votre cerveau. Mais que lui disent-elles ?

Bactéries intestinales / Image: Courtesy of Museums Victoria

Les milliards de bactéries présentes dans nos intestins (un ensemble nommé microbiome) pourraient influencer le fonctionnement du cerveau, et jouer un rôle important dans le développement d’affections comme les démences, l’autisme, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Pourquoi c’est fascinant. Les scientifiques percent petit à petit ces voies d’échanges et de communication dans le corps, comme le raconte ce long article du New-York Times.