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De l'eau observée dans l'atmosphère d'une exoplanète potentiellement «habitable»

L'exoplanète K2-18 b, dont le rendu a été simulé via le programme Space Engine | Space Engine

Elle est située dans la zone habitable de son étoile, a une atmosphère et présente des températures estimées à entre -70 et 47°C. Surtout, une équipe d’astrophysiciens y a détecté la signature spectrale de l’eau sous forme de vapeur! Elle, c’est K2-18 b, une exoplanète vraisemblablement tellurique (c’est-à-dire rocheuse) lovée dans un système stellaire situé à environ 110 années-lumière.

Pourquoi c’est intéressant. Il s’agirait de la meilleure candidate à l’habitabilité en dehors du système solaire. C’est la première fois que l’on observe une atmosphère sur une super-terre située en zone habitable autour de son étoile! Contrairement à leurs cousines gazeuses, ces exoplanètes sont beaucoup moins lumineuses. Il est bien plus délicat d’étudier leur spectre, et plus rare de réussir à en tirer des conclusions sur la présence et la composition d’une éventuelle atmosphère.

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C'est du fond de la mer que le télescope KM3NeT étudiera le ciel

Vue d'artiste du futur télescope sous-marin | Edward Berbee/Nikh, KM3NeT

Dans les profondeurs de la Méditerranée, physiciens et océanologues conçoivent le plus grand détecteur 3D de la planète: un cube d’un kilomètre de côté, parsemé de centaines de capteurs de lumière pour tenter de comprendre la plus mystérieuse des particules, le neutrino. La revue EOS revient sur ce chantier complexe.

Pourquoi c’est important. Le neutrino n’aime pas la matière et n’interagit pas avec elle. Ce qui le rend invisible alors même qu’à chaque seconde, notre corps est traversé de centaines de milliards de neutrinos venus de l’espace. Ils naissent dans les étoiles. Les physiciens espèrent que ce futur “Télescope à neutrinos d’un kilomètre cube” (KM3NeT) permettra d’en percer les mystères, et de mieux comprendre le fonctionnement des étoiles.

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Les astrophysiciens ont peut-être assisté à la fusion inédite d'un trou noir et d'une étoile à neutrons

Vue d'artiste de la fusion de deux étoiles à neutrons | NASA/Swift/Dana Berry

Un trou noir qui fusionne avec une étoile à neutrons, c’est-à-dire le résidu extrêmement massif d’un astre effondré sur lui-même. C’est ce qu’auraient observé des astrophysiciens, pour la première fois, à l’aide des détecteurs d’ondes gravitationnelles LIGO et VIRGO.

Pourquoi c’est important. Utilisés seuls, ou combinés avec des télescopes, ces instruments d’un genre particulier peuvent, depuis 2015 seulement, capter et parfois localiser des cataclysmes cosmiques jusque-là mystérieux. On espère ainsi mieux comprendre leur origine et vérifier la validité de la théorie de la relativité générale d’Einstein.