#astronomie


Abonnez-vous
| | news

Mercure pointille le Soleil pour un de ses rares transits

Ce 11 novembre, la planète Mercure est passée devant le Soleil pour tout observateur situé sur la Terre. Sur l’image, prise par la sonde de l’ESA Proba-2 à 12h34 GMT, on voit la plus petite planète du système solaire (le petit point noir à gauche dans le halo solaire) entamer son transit.

Pourquoi c’est intéressant. Un tel événement est assez rare: concernant Mercure, il n’y en a que 13 par siècle en moyenne, le prochain ayant lieu en 2032 seulement. Outre la beauté de l’événement, l’intérêt purement scientifique de ces transits, pour Mercure, est aujourd’hui relativement limité. Mercure reste mystérieuse à bien des égards, puisqu’elle n’a été survolée que deux fois par des sondes robotisées, en 1974 et 2011. La prochaine, BepiColombo, fruit de la collaboration des agences spatiales européenne (ESA) et japonaise (JAXA) a décollé en octobre 2018, et arrivera à destination en 2025.

| | news

Comment observer le transit de Mercure ce lundi 11 novembre

Le dernier transit de Mercure remonte à 2016 | NASA's Goddard Space Flight Center/SDO/Genna Duberstein

Le 11 novembre 2019, Mercure se place entre la Terre et le Soleil. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon astronomique, un transit. Bonne nouvelle: il sera observable dans les Amériques, en Europe et en Afrique, si les conditions météorologiques le permettent! Quelques informations si vous souhaitez l’observer. Et avant tout, un rappel de sécurité: il est important de ne jamais regarder directement la lumière du Soleil, même —et surtout, ces derniers concentrant la lumière — à travers un instrument optique: lunette, télescope…

Pourquoi c’est important. Le dernier transit de Mercure a eu lieu en 2016, mais le prochain n’est pas attendu avant novembre 2032! C’est donc un événement peu fréquent, qui ne se produit que 13 à 14 fois par siècle, lorsque les plans des orbites de la Terre et de Mercure se croisent, ces derniers n’ayant pas la même inclinaison. En effet, Mercure tourne autour du Soleil en seulement 88 jours, mais passe au dessus ou au dessous de l’orbite solaire la plupart du temps.

| | chronique

L'actualité vue par l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan

Trinh Xuan Thuan enseigne depuis 1976 à l’université de Virginie; il est aussi chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris. On lui doit près d’une vingtaine d’ouvrages. Proche du moine bouddhiste Matthieu Ricard et de l’artiste Fabienne Verdier, il a fait il y a quelques années la connaissance du banquier et écrivain genevois Yves Oltramare, dont il a préfacé le livre «Tu seras rencontreur d’Homme». Aujourd'hui, il est le rédacteur en chef invité de cette édition spéciale de notre newsletter matinale, Le Point du Jour.

Dans mon télescope

L’urgence climatique. J’attends des hommes et des femmes politiques une action décisive ces prochaines années, pas ces prochaines décennies. Je vois la terre se détériorer sous mes yeux. A l’échelle de l’univers, ce réchauffement n’est rien. Mais il faut absolument sauver la terre: c’est notre maison, c’est la seule planète du système solaire qui héberge la vie consciente.

| | radar

Un télescope suisse à bord du satellite Solar Orbiter

Solar Orbiter | ESA

En février 2020 l’Agence spatiale européenne enverra le satellite Solar Orbiter, développé conjointement avec la Nasa, en direction du Soleil. Solar Orbiter sera accompagné d’un télescope à rayons X développé par Säm Krucker de la Fachhochschule Nordwestschweiz, rapporte le Tages Anzeiger. Son but: observer les éruptions solaires et mieux comprendre le climat spatial ainsi que son impact sur la terre. La mission durera sept ans.

link

Lire l'article du Tages Anzeiger

| | news

Le vote pour nommer une exoplanète découverte par Michel Mayor est ouvert

Le ciel étoilé au-dessus de la vallée des Ormonts, dans les Préalpes vaudoises. | Anthony Anex / Keystone

Au mois de septembre, les Suisses ont soumis leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile, découvertes il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, lauréat du dernier prix Nobel de physique. Les organisateurs ont reçu en tout 1472 propositions. Une commission chargée de les meilleurs candidats en en a retenu douze. Le vote pour déterminer le vainqueur est ouvert depuis ce mardi 15 octobre sur le site nameexoplanet.ch.

Les candidats. La sélection fait la part belle à la montagne avec, entre autres, Sardona et Segnas, Selun et Säntis ou encore Eiger et Mönch. On y trouve aussi un peu de tradition culinaire (Raclette et Fondue) et de la littérature pour enfants chère au cœur des Alémaniques (Flurina et Ursli, Chasperli et Globi). Le romanche, une fois n’est pas coutume, est représenté en force (La nibla et La fusiun, Sursilvan et Giuvintschella, Chamulauna et Glisch).

| | news

Les Suisses peuvent nommer une exoplanète découverte par leur prix Nobel Michel Mayor

Image d'illustration. | Arno Balzarini / Keystone

Tout au long du mois de septembre, les Suisses pouvaient soumettre leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile. Cette exoplanète a été découverte il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, qui a reçu le 8 octobre le prix Nobel de physique, en compagnie de Didier Queloz.

Comment ça marche. Individus ou groupes ont pu envoyer leurs suggestions via le site nameexoplanet.ch. Mais attention, il y avait des règles (nombreuses) à respecter! Les noms proposés pour l’exoplanète et son étoile doivent avoir un lien l’un avec l’autre – comme exemple, les organisateurs donnent «Tell» et «Stauffacher». Ils ne doivent pas faire plus de 16 lettres, et être faciles à prononcer. Personnalités vivantes ou connues pour des activités politiques, militaires ou religieuses sont bannies, de même que les noms d’animaux domestiques ou encore les mots fantaisistes.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | twitter

La première sortie dans l'espace exclusivement féminine aura lieu le 21 octobre

La première sortie 100% féminine de la Station spatiale internationale est prévue pour le 21 octobre, a annoncé la NASA. Elle sera réalisée par les astronautes américaines Jessica Meir et Christina Koch. Cette première mondiale était initialement programmée en mars, mais avait dû être annulée à la dernière minute faute de combinaisons de taille adaptée.

Commandez notre Revue

Votre cerveau a été piraté

| | radar

Une intense explosion a secoué la Voie lactée il y a 3,5 millions d'années

La Voie lactée vue de Bryce Canyon, dans l'Utah. | Ron Harris / Keystone

Une formidable explosion d’énergie et de radiations a balayé une partie de la Voie lactée, il y a 3,5 millions d’années, raconte la BBC. Son origine serait liée à Sagittarius-A*, le trou noir au centre de notre galaxie. Une équipe australo-américaine du Centre ASTRO 3D a détecté les traces du phénomène cataclysmique et en livre les détails dans un article à paraître dans la revue The Astrophysical Journal.

Pourquoi c’est intéressant. Ces résultats changent radicalement la compréhension que l’on a de la Voie lactée, selon l’une des autrices de l’étude, citée par la BBC. Jusqu’ici, on pensait que notre galaxie était inactive.

link

Lire l'article de la BBC

| | twitter

La NASA propose une nouvelle simulation de trou noir

Depuis mercredi 25 septembre, la NASA propose une nouvelle simulation du fonctionnement d’un trou noir et de son disque d’accrétion.

link

Voir la simulation sous tous ces angles sur le site de la NASA

| | radar

La théorie de formation des planètes remise en cause par une géante gazeuse autour d'une étoile naine

Vue d'artiste de l'exoplanète GJ 5312b orbitant autour de son étoile et de la seconde potentielle planète | Guillem Anglada-Escude /IEEC / Science Wave / Spaceengine.org

GJ 5312b: sous ce nom de code se cache une exoplanète gazeuse, évoquée dans Science ce jeudi par une équipe internationale d’astronomes. Située à 9,5 parsecs de la Terre, soit environ 31 années-lumière, elle est particulièrement grosse par rapport à son étoile, une naine rouge huit fois plus petite que notre soleil, explique Sciences et Avenir.

Pourquoi c’est étonnant. Bien que largement présentes dans l’Univers, ces étoiles sont rarement accompagnées de planètes. Et pour cause, leur masse trop faible, et donc leur trop faible gravité, ne permettrait que difficilement de maintenir en place le disque de matière orbitant autour d’elles et qui est à l’origine des planètes. La taille importante de GJ 5312b, environ la moitié de Jupiter, nécessiterait cependant un temps relativement long pour qu’elle se forme selon le modèle classique d’accrétion. Un autre modèle a donc la préférence des chercheurs: l’effondrement gravitationnel.

link

Lire l'article dans Sciences et Avenir

| | radar

La Chine ouvre son télescope géant aux scientifiques du monde entier

Le radiotélescope FAST en mai 2016 | STR / EPA FEATURECHINA / Keystone

En phase de test depuis 2016, le nouveau radiotélescope géant chinois FAST (Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope) va désormais être accessible aux astronomes du monde entier. L’annonce, détaillée par la revue Nature, émane du comité de supervision du radiotélescope.

Pourquoi on vous en parle. Avec une ouverture de 500 mètres, comme son nom l’indique, le radiotélescope chinois est le plus grand de sa catégorie à n’être constitué que d’un seul appareil. Cela le rend deux fois plus précis et puissant que le second plus grand, l’observatoire d’Arecibo à Puerto Rico. Jusque-là accessible uniquement aux scientifiques chinois depuis le début de sa phase de test, il a déjà permis depuis 2016 de découvrir une centaine de pulsars.

link

Lire l'article dans Nature

| | twitter

Une caméra bernoise dévoile les dunes polaires de Mars

Cette image a été prise par la caméra CaSSIS, à bord de la sonde Exomars Trace Gas Orbiter (TGO), de l’Agence spatiale européenne (ESA). Elle révèle l’activité géologique agitée de la surface de la planète rouge, avec ses avalanches sèches de sable et ses éruptions de poches de gaz.

Ce cliché a été publié à l’occasion du European Planetary Science Congress, qui se déroule toute cette semaine à Genève.

| | news

Les images d'un astéroïde lointain révèlent l'histoire de notre système solaire

Les nouvelles images de l’astéroïde Ryugu, prises par le robot franco-allemand Mascot qui voyage sur le dos de la sonde japonaise Hayabusa-2, apportent des clés de lecture sur la formation du système solaire. Des résultats publiés dans la revue Science.

link

Lire aussi l'article du Figaro

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | news

Une éclipse partielle de Lune sera visible ce mardi soir en Suisse

Eclipse de Lune. | Ringo H.W. Chiu / Keystone

Cinquante ans après le lancement de la mission Apollo 11, la Lune assure le spectacle. Une éclipse partielle aura lieu la nuit prochaine. Elle sera visible depuis l’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud et l’Australie. En Suisse, on pourra l’observer à partir de 22h, avec une occultation maximale d’environ 60% vers 23h30.

Le phénomène. Lors d’une éclipse de Lune, la Terre, le Soleil et la Lune sont alignés. La Lune se retrouve alors totalement ou partiellement dans l’ombre de la Terre, s’obscurcit et se teinte d’une coloration orangée. La prochaine éclipse lunaire clairement visible depuis l’Europe aura lieu en 2022.

| | portfolio

Les plus belles photos d'astronomie du concours de l'Observatoire de Greenwich

Deep in the Heart of Mordor - NGC 7293 | Andrew Campbell

L’Observatoire royal de Greenwich organise pour la onzième fois son concours annuel du meilleur photographe d’astronomie. La compétition a reçu plus de 4600 images de photographes amateurs et professionnels, un record. L’annonce des lauréats aura lieu au mois de septembre. En attendant, elle publie une présélection de onze clichés spectaculaires.


S232070114626_Sharafkhane port and lake Urmia © Masoud Ghadiri.jpg
Sharafkhane port and lake Urmia | Masoud Ghadiri