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La peur du changement climatique sera un moteur puissant pour changer le système de santé

Charles Kleiber. | Keystone / Olivier Maire

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news est présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

La conférence qui s’est déroulée ce matin 15 novembre dans le cadre du Salon valaisan de la santé a traité d’une analogie ambitieuse: «Coûts de la santé et urgence climatique: quelles similitudes? Comment sortir des chemins battus?» La table ronde a réuni des experts représentants différents secteurs: Marylène Volpi Fournier, politiciennes (Les Verts) et présidente de la Fédération des magistrats, des enseignants et du personnel de l’État du Valais (FMEP), Matthias Schenker, responsable politique de la santé et membre de la direction chez CSS, et Charles Kleiber, ancien Secrétaire d’État à l'éducation et à la recherche suisse.

Pourquoi c’est surprenant. Faire une analogie entre le dérèglement climatique et les coûts du système de santé suisse a de quoi surprendre. Les causes et les traitements des deux maux n’ont, en apparence, pas de points communs. A y regarder de plus près, il y a urgence dans les deux cas. Charles Kleiber établit un diagnostic et propose une esquisse de traitement pour soigner le système de santé suisse. Spoiler: on va vers une révolution!

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«Flash-back» de la RTS sur l'enquête des primes d'assurance-maladie dédiées au marketing

Dans son Deuxième service de l’émission On en parle, la RTS s’est penchée ce 15 novembre sur l’enquête de Heidi.news «Comment l'OFSP a induit la RTS en erreur sur les primes d'assurance-maladie injectées dans le marketing».

Pourquoi on vous en parle. La hausse des dépenses pour la publicité et les commissions des assureurs-maladie entre 2016 et 2018 n’est «que» de 17% et non pas de 36% comme indiqué par la RTS initialement. Les chiffres faux publiés par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ont un impact sur le travail des journalistes de la RTS: «Les nouveaux chiffres ont été discrètement publiés en 2017, sans que les chiffres initiaux ne soient modifiés et ces nouveaux chiffres montrent que ce n’était pas 74 millions, mais 87 millions que les caisses ont déboursé en marketing en 2016». Cet exemple alimente les doutes sur la fiabilité des chiffres fournis par l’OFSP.

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Une malade du cancer explique son refus de participer à des essais cliniques

Pixabay / qimono

Kaylene Sheran souffre du syndrome de Gorlin: sa peau se couvre de tumeurs cancéreuses. Environ dix fois par année, elle passe sous le bistouri du dermatologue. En 2018, un traitement anticancéreux a raison de ses problèmes, mais son assurance finit par refuser le remboursement.

Pourquoi c’est intéressant. Kaylene Sheran retient la leçon. Appelée cette année à participer à des essais cliniques pour une thérapie prometteuse, elle refuse en l’absence de garanties sur le prix de commercialisation.

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À lire dans Stat

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Revivez le débat autour du futur tarif médical TARDOC

Les assises de la médecine romande ont débuté ce jeudi 14 novembre au CERM de Martigny. Il était notamment question de débattre autour du nouveau tarif médical ambulatoire, TARDOC. Nous vous expliquions ce qu’est ce nouveau tarif médical lors du dépos de projet au Conseil fédéral, le 12 juillet dernier.

Si le TARDOC ne devrait entrer en vigueur qu’en 2021, les débats sont déjà animés. Il a nécessité plus de trois ans et demi de travaux préparatoires. Tous les acteurs du système de santé suisse ont été appelés à participer à cette refonte.

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Comment l'OFSP a induit la RTS en erreur sur les primes d'assurance-maladie injectées dans le marketing

Une enquête de l’émission «On en parle» de la RTS révélait le 30 octobre que 102 millions de francs avaient été dépensés par les assurances-maladie dans la publicité et le courtage en 2018. Un chiffre qui serait en hausse spectaculaire de 36% depuis 2016. A y regarder de plus près, la hausse n’est «que» de 17%. Heidi.news a épluché les chiffres des dix plus grandes assurances-maladie du pays: les chiffres 2016 publiés par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont faux.

Pourquoi c’est agaçant. Les assurances-maladie ne peuvent théoriquement pas réaliser de bénéfices grâce aux primes perçues dans le cadre de l’assurance obligatoire des soins. Les entreprises peuvent néanmoins faire de la publicité et payer des commissions pour faire jouer la concurrence, fidéliser leur clientèle et acquérir de nouveaux assurés pour autant que ces frais restent «dans les limites qu’impose une gestion économique». Si les bases de données officielles publiées par le régulateur (l’OFSP) sont erronées, les analyses le sont également.

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Cent millions de francs de primes d'assurance-maladie ont été dépensés dans la publicité et le courtage en 2018

En 2018, le Groupe Helsana a utilisé 22,7 millions de francs des primes pour sa publicité et son démarchage. C'est l'assurance-maladie la plus dépensière. | Keystone / Steffen Schmidt

C’est une enquête de l’émission «On en parle» de la RTS qui le révèle ce 30 octobre: 102 millions de francs issus des primes payées par les assurés ont été dépensés dans la publicité et le courtage en 2018. Ce montant est en hausse de 36% par rapport à 2016.

Pourquoi c’est important. La LAMal interdit aux assureurs de réaliser des bénéfices grâce aux primes perçues dans le cadre de l’assurance obligatoire. Elle n’interdit en revanche pas les entreprises actives dans ce secteur d’investir une partie des sommes dans la publicité et le courtage pour autant que les coûts des intermédiaires soient contenus, sans pour autant fixer de limite.

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Les retraités suisses de l'étranger ont droit à des réductions sur leurs primes d'assurance-maladie

Image d'illustration | Besno Pile / Pixabay

Les retraités suisses les plus pauvres qui vivent à l’étranger ont le droit à une aide de la Confédération pour payer leur assurance-maladie, relève Swissinfo dans un article publié mardi 29 octobre. Pour y accéder, les retraités doivent résider dans un pays de l’Union européenne (ou Norvège et Islande) et percevoir une rente de la Suisse. AVS, AI, assurance-accidents ou prévoyance professionnelle rentrent dans les critères. De plus, ces retraités doivent posséder un revenu et un capital modeste.

Pourquoi on vous en parle. Le règlement sur la réduction des primes d'assurance-maladie pour les retraités établis à l’étranger est en cours de révision. Toutefois, l’accès aux réductions de primes reste inchangé. La mesure, qui a bénéficié à 556 retraités et 45 membres de leur famille, a couté 1,1 million de francs à l’Etat en 2018. En outre, des accords prévoient que les bénéficiaires d’une rente suisse habitant en Allemagne, Autriche, Espagne, France, Italie ou au Portugal puissent choisir de s’assurer dans leur pays de résidence ou en Suisse.

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Votre cerveau a été piraté

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La RTS et la FRC lancent un outil pour comparer les primes d'assurance maladie

Cartes d'assurances-maladie. | Keystone / Christian Beutler

La hausse des primes d’assurance maladie pour 2020 est modérée. Mais elle est plus forte en Suisse romande que dans le reste du pays. Pour aider les assurés à trouver le meilleur modèle et le meilleur prix possible, la RTS et la FRC se sont associées pour créer un outil comparatif.

Pourquoi on vous en parle. Il existe de nombreux comparatifs, mais peu sont véritablement neutres et beaucoup débouchent sur une cascade de téléphones de la part de courtiers. L’initiative des deux sociétés permet non seulement de trouver l’assurance maladie la plus abordable en fonction de son lieu de domicile, mais aussi le modèle le moins restrictif possible (perte du choix du médecin, appel vers une centrale téléphonique avant une consultation, réseau de pharmacies restreints, etc.).

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Découvrir le calculateur sur le site de la RTS

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Les hôpitaux refusent d'envoyer les copies de factures aux patients

Centre de tri des factures d'une assurance-maladie. | Keystone / Gaetan Bally

Les hôpitaux suisses sont tenus par la loi sur l’assurance-maladie d’envoyer la copie de leurs factures aux patients, mais peu le font selon Medinside. Les hôpitaux les transmettent directement aux assurances-maladie, avec le soutien de H+, association faitière représentant 218 établissements (sur 281 en activité). Raisons évoquées pour ce refus: ce ne serait pas écologique et ce serait trop cher d’envoyer quelque 130 millions de documents papier par la poste.

Pourquoi ça pose problème. Lorsque les assurés reçoivent le décompte de leur assurance-maladie, ils contactent ces dernières n’ayant pas reçu de factures de l’hôpital et se les font envoyer par leur assurance. Ce transfert de charges va être empoigné par le Conseil fédéral qui désire obliger légalement les établissements hospitaliers à s’exécuter. Faute de quoi, ils seront amendables. La solution pourrait être un envoi par courrier électronique.

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Lire l'article de Medinside (DE)

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Les cantons devraient participer aux frais ambulatoires: la réforme votée générerait un milliard d'économies

Image d'illustration. Ici une chambre de réveil du nouveau centre hospitalier de Rennaz. | Keystone / Cyril Zingaro

Le Conseil national a accepté par 121 voix contre 54 le projet de financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires ce jeudi 26 septembre. Cette décision permet, après plus de dix ans de travaux, d’actionner un levier important d’économies pour les assurés. Mais les débats entre cantons et les assurances-maladie concernant la gouvernance, la répartition des coûts et l’intégration des soins longues durée s’annoncent encore ardus.

Pourquoi on vous en parle. La réforme baptisée EFAS permettrait de réaliser des économies dans le secteur de la santé allant jusqu’à un milliard de francs. Grâce à ce projet, les cantons et les assurances-maladie se répartiront de manière uniforme les coûts des interventions hospitalières, en ambulatoire et en stationnaire. Le but: alléger le montant des primes.

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La faible augmentation des primes d'assurance-maladie n'est pas une si bonne nouvelle

Les primes d’assurance-maladie vont donc à peine augmenter en 2020. Au niveau national en tout cas. Parce qu’en Suisse romande, la hausse sera partout plus forte que les 0,2% annoncés ce mardi 24 septembre. Partout sauf dans le canton de Vaud avec sa baisse de 0,3%. Globalement, les Alémaniques ont de quoi se réjouir pendant que les Romands trinquent. La rengaine est connue et se répète encore une fois.

C’est pourtant un ministre de la santé heureux qui a présenté ses chiffres. Alain Berset a parlé de «bonne, très bonne nouvelle». Il a raison sur un point: la publication des primes 2020 est historique. Jamais dans l’histoire de la LAMal, on a connu tel répit. Le travail du conseiller fédéral en charge de la santé semble avoir quelque effet.

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Primes 2020: curafutura salue l'intervention sur les tarifs médicaux qui ont fait baisser les coûts

Dans un tweet et un communiqué parus uniquement en allemand, curafutura, l’une des deux faîtières de l’assurance-maladie, salue la hausse modérée des primes 2020 annoncée ce mardi 24 septembre.

L’association estime que l’intervention du Conseil fédéral sur le tarif médical ambulatoire (Tarmed) en 2017 montre ainsi ses effets.

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Primes 2020: Santésuisse craint l'apparition d'un système de santé à deux vitesses

Santésuisse, l’une des deux faîtières de l’assurance-maladie, demande une réforme urgente du système de santé et une action forte sur les facteurs de coûts. Cela devrait permettre de freiner la hausse des primes.

L’association profite de l’annonce du jour pour demander une baisse du prix des médicaments et de leur marge, un renforcement de la lutte contre la surmédicalisation, l’introduction des forfaits dans le domaine des tarifs ambulatoires et le financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires. Autant de réformes qui occuperont le parlement durant la prochaine législature.

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Primes 2020: pour le PDC, les autorités et les acteurs du secteur de la santé ont échoué

Le parti démocrate-chrétien relève que les primes d’assurance-maladie ont augmenté de 5% ces dernières années. Ce qui pèse sur le budget des assurés. La faible hausse pour 2020 annoncée ce mardi 24 septembre ne change rien: les autorités et les acteurs du système de santé ont échoué!

Le PDC profite de l’annonce de jour pour mettre en avant son initiative pour un frein aux coûts de la santé. Cette initiative parlementaire veut faire pression sur le Conseil fédéral, l’Assemblée fédérale et les cantons pour qu’ils interviennent et fassent des corrections lorsque les coûts de la santé augmentent trop par rapport à l’évolution des salaires.

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Primes 2020: ce n'est qu'un répit pour le PLR

Pour le parti libéral radical, la faible hausse des primes 2020 annoncée ce jour n’est qu’un répit provisoire. L’évolution démographique et la charge que représentent les nouvelles thérapies et technologies vont continuer à faire augmenter les coûts de la santé ces prochaines années.

Pour le PLR, il est urgent de réformer le système de santé. Le parti profite de l’annonce du jour pour mettre en avant le financement uniforme des secteurs ambulatoire et stationnaire. Une réforme qui permettrait d’économiser jusqu’à un milliard de francs par année. Le sujet sera discuté jeudi 26 septembre au Conseil national.