#arctique

| | opinion

Les pavots arctiques, entre résistance et fragilité

Deuxième volet des impressions du botaniste Gregor Kozlowski, actuellement au Spitzberg, où les pavots étonnent à la fois par leur beauté et leur résistance aux conditions extrêmes.

L’expédition touche à sa fin. Je reste impressionné par la magnificence des paysages autant que par la précarité des conditions de vie de tous les êtres vivants dans cet environnement. Le Spitzberg est une région où l'on voit de ses propres yeux comment la végétalisation d'un paysage aurait pu se dérouler juste après les périodes glaciaires - par exemple dans les Alpes.

Un paysage rude. A l’inverse des Tropiques, où la végétation et les autres organismes vivants dominent les habitats, ici les forces initiales de la nature prennent encore le dessus sur tout: froid, gel, eau, vent, obscurité en hiver, etc. Les plantes ne fonctionnent que comme un petit ajout aux paysages grandioses: glaciers et chaînes de montagnes accidentées. Vu de loin, tout ne semble que légèrement saupoudré de vert-gris... et cela uniquement par les mousses et les lichens. Les plantes vasculaires, petites et dispersées, ne donnent alors que quelques touches de couleur aux paysages. Seules 80 espèces de fleurs existent dans le sud du Spitzberg, contre 3000 en Suisse.

| | radar

L'archipel du Svalbard est l'un des endroits sur Terre qui se réchauffe le plus vite: +4°C depuis 1971

L'Arche de Noé des semences au Svalbard doit déjà être adaptée à cause du réchauffement | Wikipedia

Un reportage long format du Guardian au Svalbard, signalé par Bruno Giussani dans son édition spéciale du Point du jour, est très éclairant: nulle part ailleurs que dans cet archipel norvégien à mi-chemin entre la Norvège et le pôle Nord, les températures ne grimpent aussi vite (+4 degrés depuis 1971).

Il est devenu impossible de traverser le fjord sur la glace, parce qu'il ne gèle plus en hiver. Le pergélisol fond. Le «Global seed vault», réserve des variétés de semence du monde entier pour les générations futures, ouvert il y a juste dix ans, doit déjà être renouvelé, suite à la fonte des glaces.

link

Lire l'article du Guardian (en anglais)

Commandez notre Revue

L'Etivaz, le génie fromager

| | news

«Le contexte géopolitique compliqué au Groenland a dû conduire au report de l'expédition arctique suisse GLACE»

Le brise-glace russe "50 Ans de Victoire" | Wikipedia

L’expédition GLACE du Swiss Polar Institute, qui avait pour ambition de réaliser cet été la première circumnavigation complète du Groenland avec deux brise-glace russes, a été reportée. A l’an prochain si tout va bien. Les autorités danoises ont communiqué à ses organisateurs ne pas avoir eu le temps d’évaluer dans les temps leur demande de navigation dans les eaux côtières à des fins de recherches, quand bien même les premières requêtes ont été soumises au printemps 2018 déjà.

L’analyse de cette esquive pour Heidi.news par Mikaa Mered, professeur de géopolitique des deux pôles à l’Institut libre d’étude des relations internationales (ILERI) à Paris.

| | news

En mai, la banquise Arctique a nettement reculé

Le Centre américain de données sur la neige et la glace a publié son analyse de la situation en mai dans l’océan Arctique. Avec une température moyenne au dessus de la normale, avec un écart atteignant parfois 7°C, la superficie de banquise atteint le second niveau le plus faible pour un mois de mai en 40 ans de survol de la région par satellite.

| | news

Le Canada revendique à son tour les richesses de l'océan Arctique

Relevés cartographiques effectués par les gardes-côte américains et canadien | NOAA

Après la Russie, la Norvège et le Danemark, le Canada souhaite que l’ONU reconnaisse sa légitimité territoriale sur le pôle nord.

Pourquoi c’est important. Avec la fonte de la banquise et un accès plus facile pour les navires, les appétits s’aiguisent pour exploiter les ressources de l’Arctique. Les Etats qui bordent l’océan espèrent en prendre le contrôle économique.

| | radar

Dans l'océan Arctique, un îlot s'est évaporé

A la place de l'île des perles, de l'eau et des icebergs. Image: Ministère Russe des Ressources Naturelles

Dans l’océan Arctique, une petite île a disparu. «La mer des perles», comme elle avait été nommée depuis sa découverte au début du XXe siècle, se trouvait dans les eaux russes à quelques centaines de mètres de l’île Graham Bell. D’une surface d’environ 2 kilomètres carrés, elle culminait à 22 m de haut. En 2017, des images satellites laissaient penser qu’elle a disparu. Une expédition océanographique russe dans la région a constaté l’été dernier que l’îlot s’est bel et bien évaporé, viennent d’annoncer les autorités russes.

Pourquoi une telle disparition? Pour le moment, aucun phénomène géologique ne semble expliquer cette disparition soudaine. Mais le responsable du Parc National Arctique russe, Aleksandr Kirillov, souligne qu’avec le réchauffement climatique, plus marqué près du pôle nord qu’ailleurs — dans la mer de Kara, proche, la température moyenne de l’air a grimpé de près de 5 degrés en trente ans—, l’érosion côtière est très importante dans la région. Mais les îles ne font pas que disparaître, puisqu’en deux ans, douze îles et un nouveau détroit ont été découverts, selon le ministère russe des ressources naturelles.

link

Lire l'article de l’Independent Barent Observer (EN)