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La polémique enfle autour de peintures rupestres annoncées comme néandertalienne

Peinture rupestre de La Pasiega, Espagne | C.D Standish, A.W.G. Pike et D.L. Hoffmann

Neandertal pouvait-il peindre? Ce vieux débat de la paléoanthropologie connait depuis une année un regain d’intérêt avec la découverte en 2018 de trois peintures rupestres espagnoles datées de 64’800 ans. Un âge où l’homme moderne n’était pas encore présent en Europe. Or plusieurs réponses et critiques ont été publiées depuis par d’autres chercheurs, remettant en cause cette datation. La dernière en date a été publié dans Journal of Human Evolution par une quarantaine d’auteurs. Mais, comme le détaille New Scientist, cette critique fait à son tour l’objet d’une controverse.

L’origine de la polémique. La datation des peintures espagnoles a été obtenu par le ratio uranium/thorium dans des cristaux de calcite les recouvrant. Or, plusieurs paléoanthropologues remettent en cause la validité de cette méthode pour ce cas précis. Ils rappellent également que l’art rupestre en Europe serait apparu il y a environ 40’000 ans selon les différentes données archéologiques retrouvées sur tout le continent. Trouver un exemple qui serait 20’000 ans plus âgé serait donc douteux. Depuis, d’autres chercheurs se sont exprimés pour souligner le caractère peu scientifique d’un tel argument.

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Lire l'article dans New Scientist

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La population de la Rome impériale était largement constituée de migrants du Proche-Orient

Colisée de Rome | Maiterozas/Pixabay

La population de Rome, durant la période impériale, était issue en grande partie de migrations venues du Proche-Orient. Une situation unique dans son histoire, révélée par une étude génétique publiée ce jeudi 7 novembre dans Science.

Pourquoi on en parle. A son apogée, la Rome antique était une ville cosmopolite, au centre de l’un des plus grands empires de l’époque. Sa population provenait des quatre coins de l’Empire. Mais les études génétiques précises manquaient jusqu’ici pour définir les diverses origines de ses habitants de manière exacte.

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Des «tupperware» préhistoriques retrouvés en Israël

Selon une étude publiée dans Science Advances, les hommes de Néandertal pensaient déjà à conserver leur nourriture, rapporte le site Ars Technica. Dans la grotte de Qesem en Israël, les archéologues ont retrouvé des fragments d’os de daims utilisés par nos ancêtres pour garder de la moelle. En reproduisant le procédé, les scientifiques ont découvert que la méthode protège les protéines graisseuses pendant plusieurs semaines.

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Lire l'article d'Ars Technica

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Comment, six mois après l'incendie, la science fait avancer le chantier de Notre-Dame de Paris

La cathédrale Notre-Dame de Paris, en septembre 2019. | IAN LANGSDON / Keystone

Il y six mois jour pour jour, un spectaculaire incendie ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’occasion pour les autorités de dresser le bilan des mesures de sauvegarde et de conservation du bâtiment, mais aussi de se montrer rassurantes concernant le danger de contamination au plomb pour la population, comme le rapporte notamment Le Parisien. De son côté, France Inter a choisi de mettre en lumière le travail des scientifiques qui œuvrent en marge du gigantesque chantier.

Pourquoi c’est intéressant. Géologues, biologistes, archéologues, ingénieurs: des dizaines de chercheurs travaillent pour soutenir les architectes, mais aussi pour faire avancer la science. Ils testent des techniques de nettoyage de la pierre, suivent le séchage des blocs de la voûte, gorgés d’eau, pour alerter quand les travaux de restauration pourront commencer ou encore déterminent la provenance des pierres afin que les architectes puissent trouver des pierres similaires dans des carrières actuellement en exploitation. Quant à la charpente, elle pourrait livrer d’importantes informations sur le climat d’avant l’an 1400, et permettre de mieux comprendre l’«optimum climatique médiéval», une période de réchauffement similaire à celle que l’on vit actuellement.

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Lire l'article du Parisien
Ecouter le reportage de France Inter

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Scanner le monde pour en garder une trace, est-ce vraiment une bonne idée?

Le lidar est déjà employé en archéologie, comme ici pour la cité maya de Tikal, au Guatemala | Canuto and Auld-Thomas / Keystone AP

Le projet Earth Archive, lancé par un archéologue du Colorado, vise à garder une version numérique en trois dimensions de l’ensemble des hauts lieux culturels mondiaux menacés par le changement climatique, notamment situés en région côtière. L’archéologue Chris Fisher, à l’origine du projet, compte ainsi les scanner à l’aide d’un lidar, sorte de radar fonctionnant avec des impulsions laser, depuis un avion. Cette méthode a déjà été employée localement pour étudier des sites difficiles d’accès ou recouverts de végétation. Si le but de la manœuvre, c’est-à-dire de garder un témoignage de ces sites risquant de disparaître reste louable, The Guardian en précise une de ses principales limites: un coût pharaonique.

Pourquoi on en parle. Le produit numérique final qui immortaliserait ces sites archéologiques, géologiques ou culturels serait en libre accès, notamment à l’intention des générations futures. Cependant, le prix à payer pour un tel projet— autour de 10 millions de dollars rien que pour l’Amazonie — n’est pas anodin. D’autres scientifiques craignent que cet argent soit ainsi dévié d’autres projets de recherche plus utiles, par exemple ceux visant à justement préserver ces sites du changement climatique.

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Lire l'article dans The Guardian

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Il y a 3000 ans, des bébés étaient déjà nourris au biberon

Un bébé nourri à l'aide d'un récipient similaires à ceux analysés dans l'étude. | Helena Seidl da Fonseca

Aux Ages du bronze et du fer, les bébés buvaient déjà du lait de vache, de chèvre ou de brebis au biberon. C’est ce que révèlent des analyses effectuées sur trois récipients de céramique munis de becs retrouvés en Allemagne dans les tombes de jeunes enfants. Ces travaux ont été publiés dans Nature.

Pourquoi c’est intéressant. A l’heure où l’allaitement et l’alimentation des bébés font l’objet de débats acharnés, il est fascinant de se plonger dans les pratiques, parfois surprenantes, des sociétés anciennes. De nombreux vases à bec avaient déjà été retrouvés dans des sépultures d’enfants en Europe. Mais ces biberons sont les plus anciens à avoir contenu du lait animal, montre l’étude.

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L'humanité affectait déjà son climat à l'époque de l'Empire romain

Image d'illustration | Hubert Robert, Incendie à Rome, peinture du 18e siècle

Cet article est publié dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

L'empire romain, il y a 2000 ans, influençait déjà, à son échelle, le climat de la planète. C’est ce qu’avancent des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans une étude actuellement discutée pour être publiée dans la revue Climate of the past. En se chauffant ou en brûlant les terres pour les préparer à l’agriculture, les Romains auraient émis de grandes quantité d’aérosols. A leur effet climatique se seraient ajoutés des problèmes de pollution de l’air, aux effets sanitaires délétères.

Pourquoi c’est intéressant. Le changement climatique est aujourd’hui bien visible, mais l’humain a commencé à impacter son environnement, et dans une moindre mesure le climat, il y a bien longtemps. Les feux allumés sous l’Empire romain ont laissé, eux aussi, leur marque. Reste à savoir, et c’est tout l’enjeu de la discussion que mènent actuellement les relecteurs de cette étude, quelle est l’ampleur réelle du phénomène, et surtout s’il a entraîné un réchauffement ou un refroidissement.

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L'homme détériore son environnement depuis au moins 3000 ans

Site archéologique de El Palmillo, au Mexique, avec des cultures au premier plan | Linda M. Nicholas

L’homme endommage la planète, et cela depuis bien plus longtemps qu’on ne le pensait. Notre impact, via l’exploitation des sols, serait significatif depuis au moins 3000 ans, d’après une équipe internationale ayant publié ses résultats dans Science, repris par le New York Times. Nos ancêtres affectaient déjà leur environnement via le défrichage pour l’agriculture et l’utilisation des plaines pour le pâturage de leurs troupeaux.

Pourquoi c’est important. La détérioration de l’environnement par les activités humaines ne fait aujourd’hui plus débat, comme le rappelait encore le GIEC dans son dernier rapport sur l’état des sols. Dater précisément le début du phénomène a demandé de mettre en commun les travaux de plus de 250 archéologues à travers le monde, grâce à une vaste base de donnée collaborative.

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Lire l'article dans le New York Times

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Dans l’Himalaya, le mystère du «lac aux squelettes» en partie élucidé

Le lac Roopkund, dans l'Himalaya indien. | Flickr

Situé à 5000 mètres d’altitude, dans l’Himalaya, le lac Roopkund est gelé pendant la plus grande partie de l’année. Mais lorsque la température grimpe, il offre un spectacle macabre: des centaines de squelettes humains montent alors à la surface. Que leur est-il arrivé?

Pourquoi on en parle. Jusqu’ici, on croyait que ces personnes étaient toutes décédées lors d’un événement catastrophique survenu il y a plus de 1000 ans, rappelle le New York Times. Une étude publiée cette semaine apporte un nouvel éclairage. En examinant l’ADN de 38 squelettes, elle conclut que ces cadavres ont été déversés dans le lac non pas en une fois, mais en plusieurs, réparties sur un millénaire. Quant à savoir ce qui a provoqué leur mort, le mystère reste entier…

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Lire l'article du New York Times

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Le Danube, témoin de la rencontre entre chasseurs-cueilleurs et premiers agriculteurs

Echantillons de statuettes découvertes à Lepenski Vir | Mickey Mystique / Wikimedia Commons

En Serbie, Lepenski Vir est un site archéologique important pour la compréhension du Mésolithique européen Il est notamment connu pour les nombreuses statuettes humanoïdes qui y ont été découvertes. Le New York Times revient sur plusieurs études récentes qui permettent de mieux comprendre cette période de transition.

Pourquoi c’est intéressant. Entre environ 10’000 et 6000 av. J.-C., l’Europe est progressivement passée d’un peuplement de chasseurs-cueilleurs autochtones à des agriculteurs, dont certains au moins venaient du Proche-Orient. Lepenski Vir permet de détailler comment a pu se passer le contact entre ces deux cultures.

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Lire l'article complet dans The New York Times

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Un menhir parcourt 25 kilomètres sur le lac de Neuchâtel

L'équipage de l'association Pierre-à-Feu arrive avec son menhir à Gletterens. | Florent Hiard

L’embarcation de l’association Pierre-à-Feu, transportant un menhir depuis le musée du Laténium jusqu’au village préhistorique de Gletterens, est arrivé à bon port samedi soir. Au total, ce sont 25 kilomètres qui ont été parcouru en trois jours sans encombre majeure. Et cela, plus vite que prévu.

Pourquoi on vous en parle. Avant de se dérouler, le projet avait déjà été évoqué sur Heidi.news. L’enjeu: tester expérimentalement l’hypothèse archéologique selon laquelle un menhir d’une tonne pouvait être transporté sur voie d’eau avec les moyens disponibles au Néolithique.

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Les volcanologues éruptent contre les archéologues à Pompéi, qui détruisent leur objet d'étude

Les ruines de Pompéi sont prises dans d'épaisses couches volcaniques | Cesare Abbate / Kestone

Les volcanologues étudiant le site de Pompéi lancent une lettre ouverte contre les archéologues travaillant dans l’antique cité romaine. Dans une tribune publiée dans Nature, ils se plaignent de la destruction de couches géologiques importantes lors des fouilles archéologiques.

Pourquoi c’est intéressant. Le site de Pompéi, a été recouvert de plusieurs couches de cendres et de scories volcaniques lors de l’éruption du Vésuve en 79 ap J.-C. Leurs caractéristiques stratigraphiques, notamment l’ordre dans lequel elles se sont déposées et la variation spatiale de leur épaisseur, sont autant d’informations précieuses pour les volcanologues. Informations trop souvent détruites selon eux par les archéologues lors de leurs propres fouilles.

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Transporter un menhir avec un radeau du Néolithique: une théorie testée ces jours sur le lac de Neuchâtel

L'équipe de l'association Pierre-à-Feu construit un radeau au Latenium (NE) pour transporter un menhir sur le lac jusque Gletterens | Florent Hiard, Heidi.news

Reconstruire un radeau de l’Age de pierre et l’utiliser pour transporter un menhir sur un lac, sur 25km: c’est le projet de l’association Pierre-à-feu, spécialisée dans la reconstitution d’activités néolithiques, qui se déroule ces jours au musée archéologique du Laténium, à Neuchâtel.

Pourquoi on vous en parle. L’archéologie expérimentale consiste à tester les hypothèses et théories proposées par historiens et archéologues quant aux méthodes et techniques de transport employées par les générations passées. La voie lacustre fait partie des explications avancées pour déplacer les blocs de pierre de grande taille, notamment pour l’édification de mégalithes.

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The first woman on Zurich soil worked little and ate sweets

Martin Bachmann / Cantonal archeology of Zurich

Repression is a well-known phenomenon in human psychology. Humans secretly consider themselves immortal. The idea that once there was a world, where there was no canton of Zurich and no Langstrassenquartier and, of course, no Kern school building, is alien to the Zeitgeist. But now, Zurich City Archaeology have analysed the mortal remains of a Celtic woman discovered during the renovation of a school building.

Why it matters. It was not the Romans but the Celts who laid the foundation stone for today's Zurich. The discovery of the grave of a person who lived over two thousand years ago two metres below the ground level during the renovation of a school building should actually shake the human notion of perceptual constancy because the transience of human existence is laid bare – we are only the famous blink of an eye in history.

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La sécheresse permet aux archéologues d'accéder à un palace vieux de 3400 ans

Une vue aérienne de Kemune, un ancien palace de l’empire Mittani en Irak. | Université de Tübingen, eScience Center, Kurdistan Archaeology Organization

Kemune est un palace vieux de 3400 ans qui n’avait jamais été exploré. Et pour cause, le site archéologique a été inondé lors de la mise en service, en 1980, du barrage de Mossoul, situé dans le Kurdistan irakien. Grâce au niveau extrêmement bas du réservoir d’eau, une équipe d’archéologues irako-allemands a pu explorer ces vestiges.

Pourquoi on vous en parle. Le palace date de l'empire Mittani, qui a dominé une grande partie du Moyen-Orient entre le XVe et le XIVe siècle avant J.-C. Selon l'archéologue kurde Hasan Ahmed Qasim qui a dirigé les fouilles: