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Des ruines d’un temple cananéen découvertes en Israël

Le temple découvert | Fourth Expedition to Lachish

Vieux d’environ 3’200 ans, le temple trouvé au sud d’Israël par une équipe de l’université hébraïque de Jérusalem en coopération avec une université américaine abritait des statuts du dieu Baal, mais aussi une amulette de la déesse égyptienne Hathor et la première version connue de la lettre proto-cananéenne «samekh». Sa structure serait comparable à celle du premier temple ou temple de Salomon.

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Haaretz

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La cité antique de Cyrène en Libye numérisée en 3D

(Giovanni Boccardi/UNESCO/Wikimedia commons)

Située en Libye, Cyrène, la plus vaste cité hellène d’Afrique du Nord, est menacée par les pillages et l’urbanisation. Elle est l’objet d’une campagne de photographies aériennes et terrestres inédites, raconte Le Monde. Une opération qui vise à mieux contrôler la pression sur ce site classé Patrimoine mondial en péril par l’UNESCO en 2016.

Pourquoi c’est intéressant. Pour réaliser la numérisation de la cité, des dizaines de milliers de photographies ont été prises, en 2019, par drone et au sol. Cette étape primordiale permettra de dresser un relevé précis des zones archéologiques très denses, avec pour objectif la réalisation d’un modèle numérique en trois dimensions. Ces photos et vidéos seront montrées au Musée du Louvre, à Paris, cet été.

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Au nord d'Israël, les ruines d’un domaine royal livrent leur secret

Le site archéologique d’Horvat Tevet. | Mark Cavanaugh, courtesy of Omer Sergi and the Horvat Tevet Archaeological Project

Le site archéologique d’Horvat Tevet, en Israël, nous révèle son histoire: il s’agirait de ruines d’un domaine royal appartenant à la dynastie des Omrides qui, 2’900 ans plus tôt, dirigeait le royaume d’Israël.

Les ruines adjacentes laissent penser que la propriété du roi et de ses descendants se trouvait à proximité d’une «zone industrielle» où l’on produisait des poteries et du tissu. Même si ces fouilles apportent plus d’informations sur Horvat Tevet, le lieux devrait être enfouis dans les semaines à venir, parce que situé sur le trajet d’une route en construction.

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Haaretz

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L'ADN de quatre enfants préhistoriques réécrit l'histoire de l'Afrique de l'Ouest

Fouilles sur le site de Shum Laka, Cameroun, 1994 | Isabelle Ribot

Ils sont âgés de 3000 à 8000 ans, et ont le potentiel de réécrire une large part de notre histoire évolutive. L’ADN de quatre enfants préhistoriques, découverts dans l'ouest du Cameroun, met en lumière les traces génétiques de populations humaines aujourd’hui disparues. Une équipe internationale a publié ces résultats ce mercredi 22 janvier dans la revue Nature.

Pourquoi on en parle. Depuis dix ans, les études sur l'ADN humain ancien ont gagné du terrain, réécrivant des pans entiers de notre histoire évolutive. C'est en tout cas le cas pour l'Europe et l'Asie, où ont été précisés les liens de parenté et de métissage entre Homo sapiens et Néandertal. En comparaison, l'Afrique est le parent pauvre de cette nouvelle discipline, avec seulement une poignée d'articles consacrés au continent d'où provient pourtant l'espèce humaine. Cette nouvelle étude est la première qui se base sur des fossiles humains du centre-ouest de l'Afrique.

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Un cerveau britannique de 2600 ans, incroyablement conservé, livre peu à peu ses secrets

Photographie du cerveau de 2600 ans | Axel Petzold

Il avait été retrouvé en 2008 à Heslington, petit village anglais de la banlieue d’York. Ce crâne humain de 2600 ans contenait un cerveau exceptionnel par son état de préservation, ce qui n’a pas manqué d’étonner la communauté scientifique. Des chercheurs du University College London ébauchent désormais un début d’explication, à travers des résultats publiés dans le Journal of The Royal Society Interface, relayés par The Irish News.

Pourquoi c’est intéressant. Les chercheurs ont passé un an à méticuleusement déplier certains filaments de protéines servant de support aux cellules du cerveau, incroyablement bien préservées. Et cela alors qu’elles se décomposent normalement rapidement après la mort sous l’action de plusieurs enzymes, un phénomène appelé autolyse. «Quelque chose de cruel a dû arriver à cette personne », explique l’auteur principal Axel Petzold, soulignant que la personne a vraisemblablement été décapitée. Les chercheurs imaginent qu’un fluide acide, ayant par la suite pénétré le cerveau, aurait permis l’incroyable préservation de ces protéines, mais au prix d’une dégradation accrue d’autres matières biologiques, comme le collagène.

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Lire l'article dans The Irish News

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Un magot vieux de 1’200 ans découvert en Israël

Keystone

A Yavné, les archéologues ont fait une découverte étonnante: un pécule de pièces datées pour certaines de la période abbasside, soit neuf siècles après Jésus-Christ. Selon les chercheurs, la «tirelire» aurait appartenu à un potier. A cette époque, les pièces en or sont largement utilisées au Moyen-Orient pour le commerce mais pas en Europe où il faut attendre encore quelques siècles.

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Haaretz

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Ce village combattait déjà la montée des eaux il y a 7000 ans. Il a échoué

Les restes du mur sensé protéger le village de Tel Hreiz il y a 7000 ans | Ehud Galili et John McCarthy

Un mur pour se protéger de la montée des mers... En vain! C’est la structure découverte par une équipe d’archéologues au large d’Israël, présentée dans la revue Plos One. Daté du Néolithique, le mur repose désormais avec le village qu’il devait défendre, Tel Hreiz, sous 4 mètres d’eau, raconte Science.

Pourquoi on en parle. La montée des eaux que l’on connait actuellement n’est pas une première. Cet exemple, le plus ancien connu, montre que dès leurs origines les civilisations humaines ont tenté de lutter contre la mer, dont le niveau grimpait alors d’entre 4 et 5 millimètres par an, et contre des tempêtes hivernales de plus en plus fortes. Il rappelle également que, dans la plupart des cas, c’est la mer qui a gagné.

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Lire l'article de Science

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Régime alimentaire, microbiote buccal... Ce qu'un chewing-gum de 5700 ans révèle de nos ancêtres

Morceau de résine de bouleau mastiquée trouvée à Syltholm, au Danemark. | Theis Jensen

Et si ce chewing-gum abandonné sous une chaise, plus qu’un signe de négligence crasse, était un don de patrimoine biologique à destination des futures générations de généticiens? C’est une question qui se pose après avoir lu le travail de chercheurs danois sur un bout de résine de bouleau mâchée vieux de 5700 ans. A partir de cet échantillon, ils ont pu reconstituer le génome complet de l’individu ayant mastiqué cette résine, mais aussi la composition de son microbiote buccal et même le menu de son dernier repas… Toute une histoire dans un vieux chewing-gum.

Pourquoi c’est intéressant. La résine de bouleau mâchée est un adhésif très fréquent sur les sites archéologiques. Elle était utilisée dans la construction ou pour fabriquer des outils. Ces résultats montrent que dans certaines conditions, elle constitue un excellent matériel de conservation d’ADN ancien et qu’elle peut même donner accès à une véritable photographie d’un individu et de sa bouche à un moment donné.

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Les ruines d’une fabrique trop odorante retrouvées en Israël

Carole Raddato

Il y a 2’000 ans environ, les Romains raffolaient du garum, une sauce fabriquée à partir d’intestins de maquereaux macérés dans du sel puis séchés au soleil. Ils appréciaient visiblement un peu moins l’odeur liée à sa fabrication: les ruines d’une manufacture de garum ont été retrouvées dans le sud d’Israël où pour ne pas importuner les habitants de l’ancienne ville d’Ashkelon, l’élaboration du condiment odorant avait lieu à deux kilomètres de la cité.

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Haaretz

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Une cité d’un empire éthiopien, rival de Rome, sort de terre

Inhabitée depuis 1400 ans, cette ville enfouie que les archéologues appellent Beta Samati aurait été en activité de 771 avant J.C. à 645 de notre ère. Une découverte qui confirme la puissance de la civilisation Aksum, exportatrice d’or, d’ivoire, d’éléphants et de babouins.

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New Scientist

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Une quinzième Vénus sur un site paléolithique français

En 5 ans, les archéologues de l’INRAP ont retrouvé 15 de ces statuettes féminines sur ce site d’Amiens, indiquant qu’il s’agissait probablement d’un atelier.

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La plus ancienne pièce d’échec au monde retrouvée en Jordanie

En 1991, un archéologue découvre dans le sud de la Jordanie une figurine de moins de trois centimètres qu’il croit être un autel miniature. En l’étudiant à nouveau il y a quelques mois, il découvre qu’il s’agirait en fait de la plus vieille pièce de jeu d’échec au monde, datée de près de 1’300 ans. Son matériau nous renseigne sur la popularité, déjà très grande, du jeu à l’époque.

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Haaretz

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Des momies de lionceaux retrouvées dans une nécropole antique en Egypte

L'un des lions retrouvés le 23 novembre 2019 | MOHAMED HOSSAM/EPA/KEYSTONE

On savait déjà que la nécropole de Saqqarah, au sud du Caire, abritait des momies de chats, de serpents, et même de crocodiles, datant du VIIe siècle avant notre ère. Mais ce n’est pas tout: une équipe d’archéologues y a également retrouvé cinq lions momifiés, vraisemblablement des jeunes, dans la partie dédiée à la déesse Bastet, souvent représentée avec une tête de chat. Lorsqu’elle est représentée avec une tête de lion, elle s’apparente à la redoutable Sekhmet, déesse de la guerre. Le National Geographic revient sur cette étonnante découverte.

Pourquoi c’est rarissime. Jusqu’alors, les égyptologues n’avaient retrouvé qu’un seul lion momifié en Egypte. Pourtant, jusqu’à 1000 avant notre ère, on trouvait encore des groupes de lions jusqu’aux rivages du Nil, de sorte que l’animal a rapidement été associé aux pharaons. Ces félins jouaient un rôle majeur dans l’iconographie et la mythologie de l’époque. Pourtant, malgré cette découverte, les momies de lions demeurent peu nombreuses, au regard des millions d’animaux embaumés par cette civilisation… Un mystère que les archéologues entendent désormais résoudre.

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Lire l'article de National Geographic

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Plusieurs têtes d'enfants retrouvées dans une seule tombe équatorienne de 2000 ans

Les images mises à disposition par les auteurs de l'étude. Photo: Sara Juengst

Il y a plus de 2000 ans, des peuples équatoriens enterraient des enfants coiffés d’étranges casques, assemblés avec des crânes d’autres enfants. Dans Latin American Antiquity, des chercheurs décrivent cette découverte, témoignage d’un ancien rituel à la signification incertaine.

Pourquoi c’est important. Les têtes d’êtres humains avaient une puissance symbolique particulièrement puissante dans de nombreuses cultures antiques d’Amérique du Sud. Des têtes isolées étaient souvent incluses dans des contextes mortuaires, représentant des ennemis capturés, des personnes vénérées et des «semences» symboliques selon les auteurs de l’étude.

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Gizmodo

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La polémique enfle autour de peintures rupestres annoncées comme néandertalienne

Peinture rupestre de La Pasiega, Espagne | C.D Standish, A.W.G. Pike et D.L. Hoffmann

Neandertal pouvait-il peindre? Ce vieux débat de la paléoanthropologie connait depuis une année un regain d’intérêt avec la découverte en 2018 de trois peintures rupestres espagnoles datées de 64’800 ans. Un âge où l’homme moderne n’était pas encore présent en Europe. Or plusieurs réponses et critiques ont été publiées depuis par d’autres chercheurs, remettant en cause cette datation. La dernière en date a été publié dans Journal of Human Evolution par une quarantaine d’auteurs. Mais, comme le détaille New Scientist, cette critique fait à son tour l’objet d’une controverse.

L’origine de la polémique. La datation des peintures espagnoles a été obtenu par le ratio uranium/thorium dans des cristaux de calcite les recouvrant. Or, plusieurs paléoanthropologues remettent en cause la validité de cette méthode pour ce cas précis. Ils rappellent également que l’art rupestre en Europe serait apparu il y a environ 40’000 ans selon les différentes données archéologiques retrouvées sur tout le continent. Trouver un exemple qui serait 20’000 ans plus âgé serait donc douteux. Depuis, d’autres chercheurs se sont exprimés pour souligner le caractère peu scientifique d’un tel argument.

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Lire l'article dans New Scientist