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L'humanité affectait déjà son climat à l'époque de l'Empire romain

Image d'illustration | Hubert Robert, Incendie à Rome, peinture du 18e siècle

Cet article est publié dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

L'empire romain, il y a 2000 ans, influençait déjà, à son échelle, le climat de la planète. C’est ce qu’avancent des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans une étude actuellement discutée pour être publiée dans la revue Climate of the past. En se chauffant ou en brûlant les terres pour les préparer à l’agriculture, les Romains auraient émis de grandes quantité d’aérosols. A leur effet climatique se seraient ajoutés des problèmes de pollution de l’air, aux effets sanitaires délétères.

Pourquoi c’est intéressant. Le changement climatique est aujourd’hui bien visible, mais l’humain a commencé à impacter son environnement, et dans une moindre mesure le climat, il y a bien longtemps. Les feux allumés sous l’Empire romain ont laissé, eux aussi, leur marque. Reste à savoir, et c’est tout l’enjeu de la discussion que mènent actuellement les relecteurs de cette étude, quelle est l’ampleur réelle du phénomène, et surtout s’il a entraîné un réchauffement ou un refroidissement.

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L'homme détériore son environnement depuis au moins 3000 ans

Site archéologique de El Palmillo, au Mexique, avec des cultures au premier plan | Linda M. Nicholas

L’homme endommage la planète, et cela depuis bien plus longtemps qu’on ne le pensait. Notre impact, via l’exploitation des sols, serait significatif depuis au moins 3000 ans, d’après une équipe internationale ayant publié ses résultats dans Science, repris par le New York Times. Nos ancêtres affectaient déjà leur environnement via le défrichage pour l’agriculture et l’utilisation des plaines pour le pâturage de leurs troupeaux.

Pourquoi c’est important. La détérioration de l’environnement par les activités humaines ne fait aujourd’hui plus débat, comme le rappelait encore le GIEC dans son dernier rapport sur l’état des sols. Dater précisément le début du phénomène a demandé de mettre en commun les travaux de plus de 250 archéologues à travers le monde, grâce à une vaste base de donnée collaborative.

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Lire l'article dans le New York Times

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Dans l’Himalaya, le mystère du «lac aux squelettes» en partie élucidé

Le lac Roopkund, dans l'Himalaya indien. | Flickr

Situé à 5000 mètres d’altitude, dans l’Himalaya, le lac Roopkund est gelé pendant la plus grande partie de l’année. Mais lorsque la température grimpe, il offre un spectacle macabre: des centaines de squelettes humains montent alors à la surface. Que leur est-il arrivé?

Pourquoi on en parle. Jusqu’ici, on croyait que ces personnes étaient toutes décédées lors d’un événement catastrophique survenu il y a plus de 1000 ans, rappelle le New York Times. Une étude publiée cette semaine apporte un nouvel éclairage. En examinant l’ADN de 38 squelettes, elle conclut que ces cadavres ont été déversés dans le lac non pas en une fois, mais en plusieurs, réparties sur un millénaire. Quant à savoir ce qui a provoqué leur mort, le mystère reste entier…

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Lire l'article du New York Times

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Le Danube, témoin de la rencontre entre chasseurs-cueilleurs et premiers agriculteurs

Echantillons de statuettes découvertes à Lepenski Vir | Mickey Mystique / Wikimedia Commons

En Serbie, Lepenski Vir est un site archéologique important pour la compréhension du Mésolithique européen Il est notamment connu pour les nombreuses statuettes humanoïdes qui y ont été découvertes. Le New York Times revient sur plusieurs études récentes qui permettent de mieux comprendre cette période de transition.

Pourquoi c’est intéressant. Entre environ 10’000 et 6000 av. J.-C., l’Europe est progressivement passée d’un peuplement de chasseurs-cueilleurs autochtones à des agriculteurs, dont certains au moins venaient du Proche-Orient. Lepenski Vir permet de détailler comment a pu se passer le contact entre ces deux cultures.

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Lire l'article complet dans The New York Times

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Un menhir parcourt 25 kilomètres sur le lac de Neuchâtel

L'équipage de l'association Pierre-à-Feu arrive avec son menhir à Gletterens. | Florent Hiard

L’embarcation de l’association Pierre-à-Feu, transportant un menhir depuis le musée du Laténium jusqu’au village préhistorique de Gletterens, est arrivé à bon port samedi soir. Au total, ce sont 25 kilomètres qui ont été parcouru en trois jours sans encombre majeure. Et cela, plus vite que prévu.

Pourquoi on vous en parle. Avant de se dérouler, le projet avait déjà été évoqué sur Heidi.news. L’enjeu: tester expérimentalement l’hypothèse archéologique selon laquelle un menhir d’une tonne pouvait être transporté sur voie d’eau avec les moyens disponibles au Néolithique.

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Les volcanologues éruptent contre les archéologues à Pompéi, qui détruisent leur objet d'étude

Les ruines de Pompéi sont prises dans d'épaisses couches volcaniques | Cesare Abbate / Kestone

Les volcanologues étudiant le site de Pompéi lancent une lettre ouverte contre les archéologues travaillant dans l’antique cité romaine. Dans une tribune publiée dans Nature, ils se plaignent de la destruction de couches géologiques importantes lors des fouilles archéologiques.

Pourquoi c’est intéressant. Le site de Pompéi, a été recouvert de plusieurs couches de cendres et de scories volcaniques lors de l’éruption du Vésuve en 79 ap J.-C. Leurs caractéristiques stratigraphiques, notamment l’ordre dans lequel elles se sont déposées et la variation spatiale de leur épaisseur, sont autant d’informations précieuses pour les volcanologues. Informations trop souvent détruites selon eux par les archéologues lors de leurs propres fouilles.

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Lire l'article complet dans The Guardian

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Transporter un menhir avec un radeau du Néolithique: une théorie testée ces jours sur le lac de Neuchâtel

L'équipe de l'association Pierre-à-Feu construit un radeau au Latenium (NE) pour transporter un menhir sur le lac jusque Gletterens | Florent Hiard, Heidi.news

Reconstruire un radeau de l’Age de pierre et l’utiliser pour transporter un menhir sur un lac, sur 25km: c’est le projet de l’association Pierre-à-feu, spécialisée dans la reconstitution d’activités néolithiques, qui se déroule ces jours au musée archéologique du Laténium, à Neuchâtel.

Pourquoi on vous en parle. L’archéologie expérimentale consiste à tester les hypothèses et théories proposées par historiens et archéologues quant aux méthodes et techniques de transport employées par les générations passées. La voie lacustre fait partie des explications avancées pour déplacer les blocs de pierre de grande taille, notamment pour l’édification de mégalithes.

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The first woman on Zurich soil worked little and ate sweets

Martin Bachmann / Cantonal archeology of Zurich

Repression is a well-known phenomenon in human psychology. Humans secretly consider themselves immortal. The idea that once there was a world, where there was no canton of Zurich and no Langstrassenquartier and, of course, no Kern school building, is alien to the Zeitgeist. But now, Zurich City Archaeology have analysed the mortal remains of a Celtic woman discovered during the renovation of a school building.

Why it matters. It was not the Romans but the Celts who laid the foundation stone for today's Zurich. The discovery of the grave of a person who lived over two thousand years ago two metres below the ground level during the renovation of a school building should actually shake the human notion of perceptual constancy because the transience of human existence is laid bare – we are only the famous blink of an eye in history.

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La sécheresse permet aux archéologues d'accéder à un palace vieux de 3400 ans

Une vue aérienne de Kemune, un ancien palace de l’empire Mittani en Irak. | Université de Tübingen, eScience Center, Kurdistan Archaeology Organization

Kemune est un palace vieux de 3400 ans qui n’avait jamais été exploré. Et pour cause, le site archéologique a été inondé lors de la mise en service, en 1980, du barrage de Mossoul, situé dans le Kurdistan irakien. Grâce au niveau extrêmement bas du réservoir d’eau, une équipe d’archéologues irako-allemands a pu explorer ces vestiges.

Pourquoi on vous en parle. Le palace date de l'empire Mittani, qui a dominé une grande partie du Moyen-Orient entre le XVe et le XIVe siècle avant J.-C. Selon l'archéologue kurde Hasan Ahmed Qasim qui a dirigé les fouilles:

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Des photos aériennes de la guerre froide livrent des enseignements archéologiques

Un "cerf-volant du désert" (desert kite), longs murs de pierre sèche datant de quelques millénaires avant notre ère, destinés à piéger le gibier | Archives nationales américaines

Pendant la guerre froide, les États-Unis ont clandestinement survolé l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie à des fins de renseignement militaire. Les photographies qui en résultent, aujourd’hui déclassifiées, sont devenues une mine d’or pour les archéologues, explique Forbes (EN), s’appuyant dans une publication parue dans Advances in archeological practice.

Que montrent ces images? Elles sont particulièrement utiles au Moyen-Orient, où elles révèlent dans certains cas des traces archéologiques aujourd’hui disparues, endommagées ou détruites par des années de guerre. Par exemple, des canaux construits il y a plus de 3000 ans par l’empire assyrien, ou encore des “cerfs-volants du désert”, ces structures destinées à piéger le gibier, qui datent dans certains cas du néolithique, il y a plus de 8000 ans.

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Lire l'article de Forbes (EN)

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A Woodstock, le rock a cédé la place aux archéologues

Le festival de Woodstock (Etats-Unis), en 1969 | Creative Commons

Des archéologues ont entrepris de faire des fouilles sur le site du premier festival de Woodstock, qui fête cette année son 50e anniversaire.

Pourquoi on vous en parle. Ces fouilles sont conduites dans le cadre d’un projet muséographique, qui vise à reconstituer les stands de l’époque, un lieu d’échange de la contre culture. L’archéologie appliquée aux événements récents séduit de plus en plus de chercheurs.

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Au Brésil, des singes capucins utilisaient déjà des outils en pierre il y a 3000 ans

Le capucin sapajou à barbe utilisait déjà des outils en pierre il y a 3000 ans. | Tiago Falótico

Un groupe de primatologues et d’archéologues relate, dans Nature Ecology and Evolution, la découverte d’un site archéologique dans le parc national de Serra de Capivara, au Brésil. Sa particularité: datés de 3000 ans, les outils en pierre qui y ont été trouvés ne sont pas ceux d’humains mais d’un petit singe, le capucin sapajou à barbe. Plus encore, ils ont pu démontrer que ces singes avaient fait évoluer leurs techniques à travers le temps.

Des outils et des singes. C’est la première fois qu’une évolution dans l’utilisation des outils est démontrée chez un primate autre que l’homme. William McGrew, de l’université de St Andrews, en Écosse, spécialiste des outils de primates depuis 40 ans, n’a pas participé à l’étude, mais a pu visiter le site. Il nous détaille l’importance de cette découverte.

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L'élite celte festoyait au vin grec et à la bière locale

Vaisselle grecque du monticule funéraire princier celtique primitif Kleinaspergle, semblable aux poteries dont les fragments ont été trouvés à Vix-Mont Lassois | Württemberg State Museum / P. Frankenstein et H. Zwietasch

On savait déjà que les premiers celtes importaient des céramiques du monde grec. Une nouvelle étude biochimique réalisée sur une centaine de poteries montre que dans l’est de la France, huile d’olive et vin méditerranéen faisaient également partie du voyage.

Pourquoi on vous en parle. Les celtes importaient des céramiques grecques depuis au moins le VIe siècle avant notre ère. Les habitudes alimentaires associées à ces poteries et l’importation d’aliments restaient cependant spéculatives.

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Çatalhöyük, le village néolithique qui témoigne des mutations liées à l'essor de l'agriculture

Çatalhöyük, après les premières fouilles conduites par James Malaart, dans les années 1960 | Creative Commons

Au Néolithique, le développement de l’agriculture a profondément transformé les modes de vie, la santé et la mobilité des humains. PNAS publie un remarquable bilan de décennies de fouilles (EN) à Çatalhöyük, dans le centre de la Turquie.

Pourquoi on vous en parle. Ce village est un site néolithique d’une richesse extraordinaire, dont l’occupation a commencé il y a environ dix mille ans, lors de la naissance de l’agriculture. Les fouilles s’étendent sur 13 hectares et 21 mètres d’épaisseur d’un sol dont les couches témoignent de périodes d’occupation différentes, du néolithique aux années 1930!

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Des îlots artificiels écossais, datés du Néolithique, rappellent les mythiques lacustres de Suisse

Crannog du Loch Bhorgastail, Hébrides Extérieures, Écosse | Fraser Sturt

En Écosse, deux archéologues ont pu dater du Néolithique cinq crannogs, des îlots artificiels typiques de la région que l’on pensait jusque là remonter à l’âge du fer. Leur étude, publiée dans la revue Antiquity, démontre que cette tradition était bien plus répandue dans les îles britanniques dès la fin de la préhistoire que ce qui était précédemment admis.

Pourquoi cela nous intrigue. Bien que la publication des deux archéologues se concentre sur l’Écosse, de telles installations ne sont pas sans rappeler les nombreux sites palafittiques connus tout autour de l’arc alpin, notamment en Suisse et les fameux “lacustres” du Néolithique. Marc-Antoine Kaeser, directeur du musée archéologique du Latenium et professeur à l’institut d’Archéologie de l’Université de Neuchâtel, détaille les similitudes et différences entre les deux situations: