#Antarctique


S'abonner
| | news

Un iceberg de la taille de Malte se détache de l’Antarctique

Images satellite du glacier de Pine Island, en Antarctique. | ESA

Un iceberg de près de 300 kilomètres carrés s’est détaché du glacier de Pine Island, en Antarctique, selon les images satellite du programme européen Copernicus. Cet événement était attendu: deux larges failles avaient été repérées l’année dernière, et ne cessaient de grandir depuis, jusqu’à atteindre une vingtaine de kilomètres de longueur.

Pourquoi c’est important. Ce détachement constitue un exemple frappant des conséquences du réchauffement climatique. Dans un communiqué publié le 7 février, l’Organisation météorologique mondiale a confirmé un nouveau record de température sur le continent, à plus de 18°. A cette occasion, elle a rappelé que 87% des glaciers de la côte ouest avaient reculé depuis la fin des années 1960, avec un retrait accéléré ces 12 dernières années. L’Antarctique a gagné trois degrés au cours des 50 dernières années et la quantité de glace perdue annuellement de sa calotte glaciaire a été multipliée au moins par six entre 1979 et 2017.

| | analyse

L'architecture, un levier pour faire des stations antarctiques des «ambassades sur glace»

La nouvelle Comandante Ferraz Antarctic Station brésilienne, inaugurée le 15 janvier, ressemble beaucoup à un hotel chic en bordure d'un fjord | DR/Estudio41

Le 15 janvier a été inaugurée en Antarctique la nouvelle base brésilienne, qui ressemble davantage à un hôtel chic posé le long d’un fjord qu’à une station de recherches. Ce projet est loin d’être isolé: la semaine qui précède a marqué la présentation du projet international Andromeda, qui ambitionne de construire d’ici 2026 deux édifices ovoïdes sur un éperon rocheux en plein milieu de la calotte polaire. Enfin, l’immense station américaine McMurdo subira elle aussi un lifting important d’ici 2026.

Pourquoi c’est intéressant. Ces trois projets parmi d’autres soulignent à quel point l’aspect architectural prend une place désormais prépondérante dans la construction de nouvelles infrastructures sur le Continent blanc. Au delà de l’intérêt fonctionnel, toujours nécessaire dans ces environnements extrêmes, il en va aussi de considérations esthétiques, de réduction de consommation d’énergie et de confort. Il y a des enjeux de visibilité et de prestige dans cet endroit du monde qui, bien que protégé, suscite de plus en plus les convoitises.

| | interview

Ce médecin urgentiste valaisan, éloigné de tout en Antarctique, nous raconte son quotidien

Jacques Richon, médecin urgentiste valaisan, et docteur de la base Princess Elisabeth Antarctica, y a installé cette année une table d'opération | DR

Le médecin valaisan Jacques Richon organise le suivi médical de la base polaire belge Princess Elizabeth Antarctica (PEA) depuis son ouverture en 2009. Il vient à peine d'arriver dans la base polaire et sa première urgence consiste à installer la nouveauté de cette année: une salle d'opération. Heidi.news l'a rencontré la semaine passée avant son départ, au Cap (Afrique du Sud). Entretien.

Pour ce chirurgien, qui est aussi guide de montagne et ancien président du Groupe d’intervention médicale en montagne (Grimm), la médecine en Antarctique est d’autant plus passionnante qu’elle se passe dans des conditions extrêmes, mais surtout parce que tout rapatriement d’urgence est quasi illusoire.

Le médecin, sous pression car seul, doit donc réfléchir et agir avec les moyens du bord, parfois en faisant appel par télémédecine à des collègues spécialistes en Valais. Depuis cinq ans, Jacques Richon a en effet développé un système reconnu d’aide médicale à distance, qu’il va à nouveau tester durant la fin de cette saison d’expédition sur le Continent blanc. Explications.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

| | interview

Al Gore: «Face au réchauffement, je refuse de croire que l'humanité est destinée à s'auto-détruire»

Al Gore n'a rien perdu de sa verve dans sa lutte pour sensibiliser aux effets délétères des changements climatiques | DR

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Même après son film «An inconvenient truth», même devant le climatoscepticisme de l’actuel président américain, même face aux ratés de la COP25 à Madrid, il croit encore que l’humanité va agir pour lutter contre les changements climatiques. Al Gore nous répond en exclusivité, analysant le vent nouveau qui souffle grâce aux jeunes manifestants, mais aussi aux Etats-Unis au sein d’une population qui voit désormais les effets du réchauffement. Un article qui lance notre série d’entretiens avec des personnalités qui positivisent encore face aux problèmes climatiques.

Pourquoi c’est puissant. L’ancien vice-président américain ne mâche plus ses mots pour dénoncer les lobbies et les compagnies liés aux énergies fossiles. Il incite clairement à désinvestir dans ces domaines. Selon lui, c’est bien beau de miser sur les actions individuelles pour économiser l’énergie par exemple, mais ça l’est encore plus de bouleverser les politiques climatiques en faisant que, partout où c’est possible, les citoyens utilisent leur droit de vote pour changer la donne.

| | news

Andromeda: une nouvelle station «zero émission» en Antarctique, sous égide scientifique suisse

Dessin d'artiste de la future station antarctique Andromeda | IPF

EXCLUSIF – Construire une nouvelle station en Antarctique. Pas uniquement pour y faire des recherches scientifiques, mais également pour y enseigner et y tenir des conférences, dans ce qui serait la première université du Continent blanc. C’est le cœur du projet Andromeda lancé par l’International Polar Foundation (IPF) basée en Belgique, et placé sous l’égide scientifique d’un éminent glaciologue suisse.

Pourquoi c’est intéressant. L’Antarctique verra certainement, ces prochaines années, la construction de nouvelles bases. Or il s’agit d’abord de trouver des raisons inédites pour justifier tout nouveau projet, tout en rendant les infrastructures aussi peut impactantes que possible. Deux critères que satisferait Andromeda, afin de préserver à tout prix cette région reculée et déjà protégée par un traité international, mais dont les richesses minérales suscitent les convoitises.

| | radar

Le premier brise-glace polaire de fabrication chinoise en Antarctique

Asutralian Antartic division/Kristin Raw/Keystone

Xuelong 2 (Dragon des neiges), le premier brise-glace polaire de fabrication chinoise en Antarctique, vient d'arriver dans la région pour la 36e expédition scientifique dans la zone.

Pourquoi c’est important. Sa mission officielle: comprendre l'influence des changements antarctiques sur le monde, améliorer la capacité de la Chine à faire face au changement climatique et augmenter la participation à la gouvernance mondiale de l'Antarctique.

link

Xinhuanet

| | interview

«Nous allons tester le potentiel du solaire pour la navigation en Antarctique»

Raphaël Domjan lors de sa précédente expédition, en Arctique en 2015. | SolarPlanet

La fondation PlanetSolar, basée à Yverdon-les-Bains, lancera fin novembre une expédition scientifique multidisciplinaire en Antarctique. L’un de ses objectifs: y tester le potentiel d’utilisation de l’énergie solaire pour la navigation.

L’explorateur neuchâtelois Raphaël Domjan, fondateur de PlanetSolar, est un habitué de ce type d’aventures. Il a déjà parcouru l’équateur sur un catamaran solaire et l’Arctique sur un kayak propulsé à l’aide d’un moteur électrique et équipé de panneaux photovoltaïques. L’année prochaine, il tentera également d’atteindre la stratosphère dans un avion solaire dans le cadre du projet SolarStratos. Il détaille pour Heidi.news les motivations de cette nouvelle expédition vers l’Antarctique.

| | radar

Les manchots empereurs doivent être mieux protégés, sous peine de disparaître

Appel à l'aide, pour mieux protéger cette espèce emblématique de l'Antarctique | Wikipedia

Dans une étude publiée mercredi 9 octobre dans la revue Biological Conservation, une équipe internationale de chercheurs recommande de prendre des mesures supplémentaires pour protéger et conserver l'une des espèces les plus emblématiques de l'Antarctique – le manchot empereur (Aptenodyptes forsteri), explique la BBC.

Pourquoi c’est important. Les prévisions actuelles concernant les changements climatiques indiquent que la hausse des températures et la modification des régimes de vents auront un impact négatif sur la banquise sur laquelle se reproduisent les manchots empereurs; et certaines études indiquent que les populations d'empereurs vont diminuer de plus de 50% au cours du siècle actuel. Les chercheurs recommandent donc que le statut de l’UICN pour cette espèce passe à «vulnérable»; l’espèce est actuellement inscrite sur la liste rouge de l’UICN comme «quasi menacée».

link

Lire l'article de la BBC

| | radar

Un iceberg de la taille du canton de Fribourg s'est détaché de l'Antarctique

C’est un bloc de glace d’une surface de 1600 km², soit près de la superficie du canton de Fribourg, qui s’est détaché la semaine dernière de la barrière de glace d’Amery, sur la côté est de l’Antarctique. Le satellite européen Copernicus a documenté la formation de l’iceberg, survenue entre le 22 et le 25 septembre. Il s’agirait du plus gros «vêlage» —c’est ainsi que l’on appelle la production d’iceberg à partir d’un glacier— sur cette barrière de glace depuis 50 ans.

newsletter_point-du-jour

Recevez chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

Une nouvelle carte du relief de l'Antarctique avec le satellite CryoSat-2

Sur cette carte en fausses couleurs, l’altitude a été calculée en utilisant le mode interférométrique plutôt que le mode radar habituel du satellite CryoSat-2 | Université d'Edimbourg (Royaume-Uni)

Cette carte inédite a été dévoilée à l’occasion du Living planet symposium organisé par l’Agence spatiale européenne, qui se tient du 13 au 17 mai 2019 à Milan, et auquel Heidi.news assiste. Elle représente l’altitude du Continent Glacé, de 0 mètre (en violet) à 4 km (en rouge).

Pourquoi c’est nouveau. Ce n’est pas la première fois que des données satellitaires sont utilisées pour produire une cartographie 3D de l’Antarctique: cela avait déjà été réalisé en 2017 à l’aide du radioaltimètre du satellite CryoSat de première génération (EN), mais avait nécessité plus de 250 millions de points d’observation. Ici, les chercheurs ont utilisé les capacités interférométriques de CryoSat-2 plutôt que son radar altimétrique traditionnel.