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Cette espèce de corneille évolue désormais «à rebours»

Image d'illustration | Flickr

Il y a quelques centaines de milliers d’années, un groupe d’oiseaux isolés par des glaciers évoluait vers une nouvelle espèce: la corneille d’Alaska. Or dans la revue Molecular Ecology, des biologistes constatent qu'elle revient peu à peu à ses caractéristiques d’origine en s’hybridant avec sa cousine, la corneille d’Amérique, raconte Gizmodo.

Pourquoi c’est surprenant. Le phénomène montre que la spéciation (le fait d’évoluer en une espèce à part) n’est pas un processus à sens unique. Cette découverte interroge aussi le concept d’espèce, parfois plus large que ce que nous imaginons.

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A lire dans Gizmodo

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Une méduse cyborg pilotée à distance par des électrodes

Lionel Pousaz

Un animal moitié vivant, moitié machine: dans Science Advances, des scientifiques expliquent comment ils dirigent une méduse grâce à des électrodes, une première, raconte The Economist.

Pourquoi on en parle. Un tel projet fleure bon la science-fiction, et pourtant. Il consommerait 10 à 1000 fois d’énergie que des robots sous-marins classiques. De tels robots biohybrides pourraient servir à surveiller les écosystèmes marins.

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The Economist

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Les albatros patrouillent contre la pêche illégale

Grand albatros équipé d’une balise au large des Kerguelen © C. Matheron/TAAF

En sillonnant les mers australes afin de se nourrir, les albatros pourraient également œuvrer pour leur propre protection. Une équipe de chercheurs français a effectivement imaginé mettre à profit les balises Argos qu’ils utilisent pour étudier le comportement de ces grands voyageurs afin de surveiller en même temps les activités de pêche non déclarées. Cette approche très originale est présentée dans PNAS.

Pourquoi c’est intéressant. La pêche illégale constitue une menace écologique de premier ordre. Les bateaux surexploitent les ressources de poisson, prélèvent des éléments clés des écosystèmes et peuvent capturer accidentellement des vertébrés marins.

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L’inquiétante et discrète épopée des vers de terre

Pixabay

Le lombric n’est pas toujours l’ami du jardinier. Cet architecte de l’environnement transforme les conditions de vie de milliers d’espèces animales et végétales. Les problèmes sérieux commencent quand il traverse les océans en notre compagnie. Assaillis de vers européens et asiatiques, les espaces sauvages américains sont en train de se transformer. Les érables à sucre périclitent et, dans les potagers des particuliers, la productivité chute.

The Atlantic propose un long format sur ces envahisseurs fascinants, qui sont en train de grignoter la biodiversité.

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The Atlantic

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Les loups aussi vont chercher la baballe

Keystone / EPA Ralf Hirschberger

Des chercheurs de l’université de Stockholm ont testé la propension de louveteaux non-entraînés à rapporter un projectile. Dans iScience, ils montrent que trois animaux sur 13 affichaient d’emblée ce comportement typique du chien domestique.

Pourquoi c’est important. Cette découverte montre, selon les chercheurs, que si certains loups ont d’emblée ce comportement, il est possible que les anciens loups, aujourd’hui disparus l’ait eu aussi. Les ancêtres des chiens jouaient donc déjà à la balle, bien avant la domestication par l’Homme.

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New York Times

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Quand l'exode rural permet de réensauvager l’Europe

Un bâtiment abandonné au Portugal. Photo: Pixabay

Au Portugal, l’ONG Rewilding, a récupéré des terres abandonnées par les hommes partis en exode rural ou en migration pour les rendre à la nature. Sur près de mille hectares, la réserve de Faia Brava est devenue l'une des initiatives de réensauvagement les plus prometteuses d’Europe.

Pourquoi c’est important. La réintroduction d’espèces comme des vautours griffon, des percnoptères ou des chevaux sauvages Garranos, sur un site strictement protégé a permis de créer une «arche de Noé». Quatre autres devraient voir le jour avec un doublement des espaces réensauvagés planifié dès 2020.

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Usbek et Rica

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Incendies en Australie: le macabre sort des animaux s’étend

Photo: Pixabay

Alors que l’intensité des incendies se réduit, le désastre sur les animaux et la biosphère se découvre petit à petit. Après les nombreuses pertes parmi les koalas et les kangourous, après le chiffre (certes discutable) de un demi-milliard d’animaux morts, le ministère de l’agriculture craint que les pertes de bétail s’élèvent à 100’000 bêtes, explique ABC Australia.

Des espèces uniques d’abeilles, de reptiles et d’invertébrés sont aussi menacées. Et, comme nous vous le racontions ce mercredi, 10’000 dromadaires en quête d’eau vont être abattus.

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ABC Australia

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Grandir avec un chien réduirait les risques de schizophrénie

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale et à l'effet des animaux sur la santé humaine. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'influence d'avoir un chien comme animal de compagnie sur le développement de troubles psychiatriques.

Dans une étude publiée en décembre dans la revue Plos ONE, des chercheurs ont mis en évidence qu’être en contact avec un chien durant l’enfance minimisait les risques de troubles schizophrènes à l’âge adulte.

Pourquoi c’est important. Un nombre croissant d’études montre le rôle important de l’exposition à certains facteurs environnementaux pendant l’enfance sur l’émergence de troubles psychotiques. De nombreux enfants sont en contact étroit avec les animaux de compagnie de leur domicile, il était donc essentiel d’explorer le rôle de ces animaux comme facteur sur l’apparition de ces maladies.

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Comment la ménopause aide une lignée d'orques à survivre grâce à l’effet «grand-mère»

Orques photographiées au large de l'Alaska. | Keystone / AP / National Oceanic and Atmospheric Administration / Robert Pitman

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur la ménopause des orques, une des rares espèces animales où elle existe.

Pour en apprendre plus sur l’origine de la ménopause, des chercheurs l’ont étudiée chez une des rares espèces animales où elle existe, les orques. Leur dernière découverte met en lumière les bénéfices sur la survie des orques à vivre avec leur grand-mère.

Pourquoi c’est important. Il est souvent suggéré que la ménopause chez les femmes est un artefact dû à la médecine moderne et à l’amélioration de nos conditions de vie. Pourtant, ce phénomène existe chez tous les peuples humains et aussi chez quelques espèces animales non humaines. D’un point de vue évolutif, la ménopause est encore une énigme. Comment la sélection naturelle a-t-elle pu favoriser un phénomène qui prive les individus de transmettre leurs gènes? L’étude de la ménopause chez les animaux permet d’éclairer notre compréhension sur son potentiel rôle adaptatif.

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Est-il possible de produire du foie gras éthique?

Nous avons mandaté notre experte Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, pour savoir s'il est possible de manger du foie gras pendant notre repas de Noël avec l'esprit tranquille...

«Est-il possible de produire du foie gras sans faire souffrir oies et canards?» C’est la question que m’a posée Heidi.news la semaine dernière à la suite de l’interdiction du foie gras à New York. Cette décision fait suite à celle de l’État de Californie, le foie gras étant déjà interdit dans plusieurs pays d’Europe et en Australie.

Pourquoi c’est important. C’est un sujet qui divise et peut rapidement échauffer les esprits au moment des fêtes de fin d‘année: entre les traditionnels qui ne peuvent pas envisager un repas de Noël sans, et ceux qui, à l’inverse, ne comprennent pas que l’on puisse prendre du plaisir à en manger en sachant comment il est fabriqué. Le débat fait rage, et de manière de plus en plus marquée.

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Les corneilles les plus sociables sont en meilleure santé

Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet des interactions sociales sur cet animal hautement évolué qu'est la corneille.

On connaissait l’importance, pour les humains, d’avoir une vie sociale bien remplie pour être en bonne santé, notamment en ce qui concerne le déclin cognitif et le risque de maladie d’Alzheimer. Une étude publiée dans la revue Animal Behaviour ce mois-ci montre que ce lien entre sociabilité et santé existe aussi chez les oiseaux!

Pourquoi c’est intéressant. L’exposition accrue aux pathogènes est souvent considérée comme un des principaux inconvénients de la vie en groupe. La transmission des parasites et des maladies serait facilitée par la proximité entre les individus. Ce travail sur les corneilles montre un effet opposé, qui pourrait ainsi renouveler le regard des biologistes sur l’évolution de la vie en groupe chez les animaux.

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Des insectes aux baleines, notre brouhaha dérange les animaux

Les baleines comme de nombreuses autres espèces sont impactées par le bruit des activités humaines. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet de la pollution sonore sur nos congénères.

L’impact du bruit généré par les activités humaines sur les baleines est bien connu des chercheurs. Celui-ci peut déranger leur communication, leur recherche alimentaire ou encore les désorienter. Mais cet impact du bruit humain est loin de concerner les seuls mammifères marins, comme le montre une étude publiée le 20 novembre dans la revue Biology Letters.

Pourquoi c’est important. Que ce soit le trafic aérien, terrestre, maritime, les usines ou l’exploitation pétrolière, les bruits liés aux activités humaines sont omniprésents dans la nature, et n’épargnent aucun écosystème. Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que ces bruits avaient un impact sur quelques espèces particulièrement sensibles à la pollution sonore. Cette étude suggère qu’au contraire, cette pollution aurait un effet sur l’ensemble de la faune, qu’elle soit aquatique ou terrestre.

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Les biches donnent naissance de plus en plus tôt, et c'est à cause de nous

Une biche élaphe (Cervus elaphus) et son jeune en train de courir en Écosse. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur les pressions sélectives que subissent les biches écossaises pour mettre bas plus tôt.

En étudiant les cerfs élaphes d’une île écossaise, des chercheurs ont observé que du fait du réchauffement des températures, la population avait évolué génétiquement au cours des dernières décennies pour donner naissance à leurs jeunes deux semaines plus tôt dans l’année. Ces résultats ont été publiés le 5 novembre dans la revue Plos Biology.

Pourquoi c’est intéressant. Observer l’évolution en action chez des populations animales sauvages est exceptionnel. Les processus évolutifs sont en général très longs et agissent sur de très nombreuses générations, ce qui rend souvent impossible leur observation. Cette étude met en lumière une évolution accélérée en réponse au réchauffement climatique dans une population insulaire de cerfs sauvages.

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Ce que l'Amérique a perdu quand elle a presque éradiqué ses bisons sauvages

Les bisons d'Amérique sont passé de 50 à 70 millions à 325 en 1884, avant d'être réintroduit et d'être aujourd'hui environ 500'000 | Olivier Dessibourg

Au cours des derniers siècles, les bisons ont été chassés à outrance, si bien qu’ils ont presque été exterminés à l’état sauvage (il n’en restait que 325 en 1884!). Cette quasi éradication a eu pour conséquence de profondément modifier également la végétation des grandes plaines nord-américaines, et pas dans le sens attendu, raconte un passionnant article de The Atlantic.

Pourquoi c’est intéressant. Avant l'arrivée des colons européens en Amérique, il y avait encore là-bas entre 50 et 70 millions de bisons migrant sur les plaines herbeuses du Mexique et du Canada. Les scientifiques pensaient qu’ils suivaient les «vagues vertes», autrement dit l’herbe disponible à divers endroits à divers moments. Mais en fait, il semble que ce soient les bisons qui, en piétinant en masse les champs, aient été le «moteur» des changements de végétation. Une vraie «force de la Nature», comme le dit le magazine.

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La fonte de l’Arctique aurait ouvert le passage à un virus

Fonte de l’Arctique Photo: KEYSTONE AP NASA

En 1988, le virus PDV faisait son apparition en Europe du Nord et décimait des milliers de phoques. 15 ans plus tard, des scientifiques détectaient l’agent infectieux chez des populations de loutres en Alaska.

Comment a-t-il passé de l’Atlantique au Pacifique? Dans Scientific Reports, des chercheurs californiens montrent que le virus emprunte probablement la voie de l’océan Arctique, libérée par le réchauffement climatique.

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National Geographic