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«En modifiant les rivières volantes au-dessus de l'Amazonie, nous créons un désert en direct»

Evapotranspiration au dessus de l'Amazonie | Philippe Nicolet / NVP3D

Le terme «rivière volante» se réfère aux grandes masses d’eau qui déplacent principalement sous forme de vapeur au-dessus des forêts tropicales, notamment la forêt amazonienne. L’aquarium-vivarium Aquatis, à Lausanne, consacre une exposition à partir du 12 octobre à ce phénomène encore peu connu.

A cette occasion, Heidi.news a rencontré le climatologue brésilien Antonio Donato Nobre et l’explorateur suisse Gérard Moss. En compagnie de sa femme Margi, ce dernier est à l’origine de l’expédition Rivières Volantes, qui a suivi ces rivières en avion pour les documenter et obtenir divers échantillons nécessaires à leur compréhension.

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Selon les images satellites, les feux de forêt en Amazonie sont bien causés par la déforestation

Images des feux de forêts au Brésil issues du satellite Sentinel-3 le 27 août 2019 | ESA/Copernicus/Creative Commoons

Alors que l’Amazonie continue de brûler, la bataille des mots fait rage au Brésil: la déforestation est-elle responsable de ces incendies? Oui, tranche Science, à partir des dernières images satellitaires pour montrer l’ampleur inédite du phénomène depuis 2010: plus de 41’000 foyers ont été recensés sur la zone en 2019, contre seulement 22’000 sur la même période l’an dernier.

Pourquoi on en parle. Les départs de feux observés en Amazonie par les satellites sont caractéristiques de feux déclenchés volontairement (le plus souvent illégalement) après une coupe afin de nettoyer la végétation rase, explique l’article. Ils sont beaucoup plus longs, chauds et produisent des colonnes de fumée plus denses que, par exemple, les feux contrôlés déclenchés pour nettoyer des terrains agricoles ou des pâturages.

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Lire l'article publié sur Science

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Pourquoi, même si elle brûle, l'Amazonie n'est pas le «poumon de la planète», comme le tweete Emmanuel Macron

La canopée de la forêt amazonienne | Ronan Liétar/Wikicommons

Pour le président de la République française, qui l’a tweeté jeudi, l’Amazonie en flamme est «le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène». Surfant sur les moqueries d’un certain Louis Sarkozy, le HuffPost en enquêté pour savoir si ces vastes forêts faisaient vraiment respirer toute la Terre.

Selon Alain Pave, ex-directeur du programme Amazonie du CNRS français, l’image utilisée est «un symbole mais n’est pas scientifiquement exacte. Au mieux, c’est un alvéole pulmonaire parmi d’autres» – l’Amazonie ne représente que 10% des forêts mondiales. «Et surtout, le producteur numéro 1 d’oxygène, c’est l’océan» qui, selon le HuffPost, fournit à lui seul la majorité de «l’oxygène que nous respirons», pour reprendre l’expression de Macron. «Le poumon de la planète, c’est lui.»

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Lire l'article du HuffPost

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«Le réchauffement a doublé la surface des terres connaissant des incendies extrêmes», comme en Amazonie

Keystone / AP / Corpo de Bombeiros de Mato Grosso

L’augmentation de 84% des départs de feux dans la forêt amazonienne (plus de 75 000 depuis le début de l’année 2019) a généré une émotion mondiale amplifiée par les réseaux sociaux. Et une nouvelle guerre de l’information entre climato-sceptiques et collapsologistes… Difficile – du coup – d’avoir une idée exacte de ce qui se passe réellement sur le terrain.

Le point avec le professeur Mark Cochrane, spécialiste des incendies de forêt, en particulier tropicale, au Centre de science environnementale de l’Université du Maryland et qui se trouve précisément au Brésil.