#alimentation


Abonnez-vous
| | analyse

Les végétariens sont-ils vraiment exposés à un risque d'AVC accru?

Giuseppe Arcimboldo/L'été | Domaine public

Une étude britannique publiée le 4 septembre s’intéresse au risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral, en fonction du régime alimentaire (incluant de la viande, uniquement du poisson ou strictement végétarien). Alors que de nombreux médias en ligne ont retenu de ses conclusions que le régime végétarien était dangereux car faisant courir un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC), les choses sont en réalité beaucoup plus nuancées.

Pourquoi c’est important. Le poids du régime carné dans notre empreinte carbone est avéré: un kilogramme de viande de bœuf, par exemple, émet 27 kg de CO2, selon le dernier rapport de la FAO. Bon pour la planète, le régime végétarien est encore l’objet de controverses, entre bienfaits ou carences supposées.

| | radar

L'administration Trump veut limiter la portée des recommandations américaines en matière de nutrition

Image d'illustration. | Chitose Suzuki / Keystone

Aux Etats-Unis, un comité supervisé par les départements de la santé et de l’agriculture publie tous les cinq ans ses recommandations en matière de nutrition. Et la prochaine édition, prévue pour 2020, risque bien d’être édulcorée: l’administration Trump a fait le tri parmi les sujets que les experts aborderont, laissant de côté la consommation de viande rouge ou transformée, les effets des aliments ultra-transformés ou encore les quantités de sodium appropriées dans la nourriture. Le Washington Post raconte les pressions et les controverses qui ont mené à cette situation.

Pourquoi c’est important. Ces recommandations guident notamment la manière dont le gouvernement gère les cantines scolaires et ses programmes d’assistance alimentaire. De nombreux spécialistes soulignent que les sujets écartés sont primordiaux si les Etats-Unis veulent endiguer l’épidémie d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires à laquelle ils sont confrontés. Selon l’association Center for Science in the Public Interest, une mauvaise alimentation serait à l’origine de 700'000 décès par an dans le pays.

link

Lire l'article du Washington Post

| | news

Un régime végétalien améliorerait les effets de la chimiothérapie

La consommation de viande, d'œufs et de produits laitiers réduirait l'efficacité de la chimiothérapie. | Pixabay

En complément d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie, un régime alimentaire pauvre en méthionine, un acide aminé présent dans la viande, les œufs et les produits laitiers, diminue la taille de certaines tumeurs chez les souris, conclut une étude de l’université Duke (Etats-Unis) publiée dans Nature.

Pourquoi c’est intéressant. La relation entre méthionine et cancer n’avait jamais été étudiée jusqu’ici. Même si ces travaux ne concernent pour l’heure que la souris, ils représentent une piste à suivre chez l’homme, chez qui les chercheurs ont observé, pour un régime pauvre en méthionine, des effets similaires sur les mécanismes cellulaires.

| | radar

Les boissons sucrées sont associées à une augmentation du risque de cancers

Photo d'illustration | Martin Brigden

«À consommer avec modération». Cette mention devrait-elle aussi concerner les boissons sucrées ? C’est la question qui se (re)pose à la lecture de travaux français publiés dans le British Medical Journal, et dont Sud Ouest se fait l’échos. Cette étude montre une association entre consommation de boissons sucrées et augmentation du risque de cancer.

Pourquoi c’est important. La consommation mondiale de boissons sucrées est en augmentation continue, soulignent les chercheurs de l’Inserm qui ont mené cette étude prospective. Mieux comprendre leur impact sur la santé est donc primordial.

| | radar

Pourquoi la «fausse viande» inquiète les organismes de santé

La viande rouge est bien plus complexe à reproduire sur base d'ingrédients végétaux que le poulet. | Pixabay

Le marché des substituts de viande est en plein boom. Or, une consommation de la léghémoglobine, une des substances présente dans les steaks végétaux qui imitent la vraie viande, pourrait favoriser des cancers de l’intestin, raconte Quartz. Les critiques ciblent également le processus de fabrication, pas si «naturel» que ça.

Comment ça marche. Impossible Foods, entreprise précurseure du secteur, utilise une levure génétiquement modifiée afin d’extraire la léghémoglobine à partir du soja. C’est cette protéine, similaire à la myoglobine animale, qui donne au substitut l’aspect, l’odeur et le goût d’une pièce de viande rouge. Le processus se trouve dans le viseur de l’Organisation mondiale de la santé.

link

Lire l'article dans Quartz (EN)

| | news

Les particules de plastique ont envahi notre alimentation

micro-particules de plastique au microscope | Monique Raap - University of Victoria

Une étude montre que les Américains ingèrent des centaines de milliers de micro-fragments de plastique (EN) chaque année. La plupart sont invisibles à l’œil nu.

Pourquoi c’est problématique. Si l’effet de la consommation de plastique sur la santé est encore inconnu, ces substances peuvent apporter toutes sortes de molécules néfastes, notamment des perturbateurs endocriniens.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

Consommer des aliments ultra-transformés nuit gravement à la santé

Dans un supermarché, en Suisse | Gaetan Bally - Keystone

Deux larges études menées en France et en Espagne confirment que la consommation d’aliments ultra-transformés s’accompagne d’un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Pourquoi c’est préoccupant. Dans les pays occidentaux, les aliments ultra-transformés constituent parfois plus de la moitié des apports énergétiques. De précédentes recherches ont associé leur consommation avec une augmentation de la prise calorique et une hausse du risque de cancer. Mesurer leurs effets pourrait aider à enrayer l’apparition de maladies chroniques.

Commandez notre Revue

L'Etivaz, le génie fromager

| | news

65 jours sans pêche, la recette du Bangladesh pour sauver ses poissons de mer

Bateaux de pêche artisanale au Banglash | Khurshid Klam

Depuis le 20 mai, et jusqu’au 23 juillet, les pêcheurs qui fréquentent les rivages du Bangladesh devront rester à quai. Une mesure prise par le gouvernement pour tenter de préserver les ressources en poisson du Golfe du Bengale, qui s’amenuisent d’année en année.

Pourquoi c’est grave. Selon une étude de 2017, le poisson représente 60% des apports en protéines animales des Bangladais. Même si la pêche en mer ne représente que 16% de la production piscicole du pays, la raréfaction de certaines espèces, notamment l’alose, serait dramatique.