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«C'est abusif de traiter le sucre de drogue!»

Ce 14 novembre, plusieurs cantons participent à l'action «Journées des métiers» ou «Journée oser tous les métiers». Tuong, 11 ans, écolier en 8e année au collège de Saint-Roch à Lausanne, suit la rédaction toute la journée pour découvrir le métier de journaliste. Il co-signe cet article: il a assisté à la conférence sur le sucre, pris des notes, posé des questions et livre son avis.

«Le sucre, une vraie drogue?» C’est la conférence qui a ouvert le Salon valaisan de la santé ce jeudi 14 novembre. Maude Bessat, diététicienne ASSD au département de l’enfant et de l’adolescent des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a présenté les différents enjeux liés à la consommation de sucre en Suisse.

Pourquoi ça concerne les enfants. Le grignotage s’est banalisé et les jeunes sont tentés en permanence dans leur quotidien. Les distributeurs de snacks et de boissons se sont multipliés dans des lieux où il n’est pas habituel de manger: musées, bureaux de poste, écoles, centres sportifs, etc. Et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) rappelle que le diabète touche près d'un demi-million de personnes en Suisse.

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Repérer les sucres cachés pour mieux prévenir le diabète

Image d'illustration. | Keystone / Barbara Gindl

Samedi 9 novembre, la clinique La Source, à Lausanne, organise quatre ateliers sur le thème général: «Percer les mystères des sucres cachés dans notre quotidien». C’est la première fois que l’institution – qui a aussi pour mission de former des infirmières – propose un tel événement.

Pourquoi on vous en parle. En Suisse, la consommation annuelle moyenne de sucre par habitant est passée de 3 à 39 kilos entre 1850 et 2014. Le diabète touche près de 500’000 personnes dans le pays. L’établissement hospitalier traite des patients atteints de diabète. Elle souhaite, grâce à ce projet de prévention, mieux faire comprendre le rôle du sucre dans cette maladie. Sans en faire le grand coupable pour autant.

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Manger mieux est bon pour la santé, mais aussi pour la planète

Image d'illustration. | Shutterstock

Dans une étude publiée le 28 octobre dans Proceedings of the National Academy of Sciences, l’écologue David Tilman, de l’université du Minnesota aux États-Unis, et son équipe montrent que les aliments les meilleurs pour la santé (céréales complètes, fruits, légumes, noix, huile d’olive et poisson) ont aussi souvent un faible impact sur l’environnement et contribueraient à atteindre les objectifs de durabilité. Les chercheurs des universités du Minnesota et d’Oxford ont examiné quinze aliments courants du régime alimentaire occidental.

Pourquoi c’est important. Les conclusions de cette étude appuient et renforcent les recommandations émises par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) de l’ONU au mois d’août 2019. Le rapport du Giec mettait en évidence les avantages des aliments d’origine végétale pour la santé humaine et pour l’environnement.

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Lire l'article publié sur le site de European Scientist

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Bien manger permet de lutter contre la dépression des jeunes adultes

Les régimes méditerrannéens et associés n'excluent pas les produits laitiers mais recommandent d'éviter la consommation excessive de matière grasse. | Pixabay / Hans

Des chercheurs de l’université de Macquarie (Australie) ont démontré qu’une alimentation saine permettait d’améliorer le bien-être mental des jeunes adultes. L’étude a été publiée mercredi 9 octobre dans la revue Plos One et fait l’objet d’un article de la radio publique américaine NPR. Suivis par un nutritionniste pendant trois semaines, les participants, âgés de 17 à 35 ans et modérément déprimés, ont vu leur humeur et leur niveau d’anxiété s’améliorer sensiblement. Le régime était d’inspiration méditerranéenne: moins de sucre, graisse, viande transformée ou soda; beaucoup de fruits et légumes, fruits secs, poisson, huile d’olive…

Pourquoi on vous en parle. On soupçonne depuis longtemps qu’un régime alimentaire équilibré permet d’améliorer l’humeur, mais c’est la première fois qu’un essai contrôlé randomisé le démontre chez les jeunes adultes. Or, le risque de suicide est particulièrement important dans cette période de la vie. En Suisse, le suicide représente même la première cause de décès entre 15 et 29 ans. Les mécanismes en jeu sont mal compris mais pourraient être liés à une réduction des inflammations chroniques et à la sélection d’un microbiote favorable.

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À lire sur le site de la NPR

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De la viande in vitro cultivée dans la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale: bientôt une cuisine à viande artificielle? | Wikipedia

L’entreprise israélienne Aleph Farms a développé des cellules bovines dans une bio-imprimante 3D à 399 km de la Terre. La difficulté était de produire de la viande dans une atmosphère de microgravité avec un minimum d’eau. L’expérience ouvre la possibilité à l’autosuffisance alimentaire dans l’espace, estime The Guardian.

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Lire l'article du Guardian

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Il y a 3000 ans, des bébés étaient déjà nourris au biberon

Un bébé nourri à l'aide d'un récipient similaires à ceux analysés dans l'étude. | Helena Seidl da Fonseca

Aux Ages du bronze et du fer, les bébés buvaient déjà du lait de vache, de chèvre ou de brebis au biberon. C’est ce que révèlent des analyses effectuées sur trois récipients de céramique munis de becs retrouvés en Allemagne dans les tombes de jeunes enfants. Ces travaux ont été publiés dans Nature.

Pourquoi c’est intéressant. A l’heure où l’allaitement et l’alimentation des bébés font l’objet de débats acharnés, il est fascinant de se plonger dans les pratiques, parfois surprenantes, des sociétés anciennes. De nombreux vases à bec avaient déjà été retrouvés dans des sépultures d’enfants en Europe. Mais ces biberons sont les plus anciens à avoir contenu du lait animal, montre l’étude.

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Les végétariens sont-ils vraiment exposés à un risque d'AVC accru?

Giuseppe Arcimboldo/L'été | Domaine public

Une étude britannique publiée le 4 septembre s’intéresse au risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral, en fonction du régime alimentaire (incluant de la viande, uniquement du poisson ou strictement végétarien). Alors que de nombreux médias en ligne ont retenu de ses conclusions que le régime végétarien était dangereux car faisant courir un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC), les choses sont en réalité beaucoup plus nuancées.

Pourquoi c’est important. Le poids du régime carné dans notre empreinte carbone est avéré: un kilogramme de viande de bœuf, par exemple, émet 27 kg de CO2, selon le dernier rapport de la FAO. Bon pour la planète, le régime végétarien est encore l’objet de controverses, entre bienfaits ou carences supposées.

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Votre cerveau a été piraté

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L'administration Trump veut limiter la portée des recommandations américaines en matière de nutrition

Image d'illustration. | Chitose Suzuki / Keystone

Aux Etats-Unis, un comité supervisé par les départements de la santé et de l’agriculture publie tous les cinq ans ses recommandations en matière de nutrition. Et la prochaine édition, prévue pour 2020, risque bien d’être édulcorée: l’administration Trump a fait le tri parmi les sujets que les experts aborderont, laissant de côté la consommation de viande rouge ou transformée, les effets des aliments ultra-transformés ou encore les quantités de sodium appropriées dans la nourriture. Le Washington Post raconte les pressions et les controverses qui ont mené à cette situation.

Pourquoi c’est important. Ces recommandations guident notamment la manière dont le gouvernement gère les cantines scolaires et ses programmes d’assistance alimentaire. De nombreux spécialistes soulignent que les sujets écartés sont primordiaux si les Etats-Unis veulent endiguer l’épidémie d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires à laquelle ils sont confrontés. Selon l’association Center for Science in the Public Interest, une mauvaise alimentation serait à l’origine de 700'000 décès par an dans le pays.

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Lire l'article du Washington Post

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Un régime végétalien améliorerait les effets de la chimiothérapie

La consommation de viande, d'œufs et de produits laitiers réduirait l'efficacité de la chimiothérapie. | Pixabay

En complément d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie, un régime alimentaire pauvre en méthionine, un acide aminé présent dans la viande, les œufs et les produits laitiers, diminue la taille de certaines tumeurs chez les souris, conclut une étude de l’université Duke (Etats-Unis) publiée dans Nature.

Pourquoi c’est intéressant. La relation entre méthionine et cancer n’avait jamais été étudiée jusqu’ici. Même si ces travaux ne concernent pour l’heure que la souris, ils représentent une piste à suivre chez l’homme, chez qui les chercheurs ont observé, pour un régime pauvre en méthionine, des effets similaires sur les mécanismes cellulaires.

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Les boissons sucrées sont associées à une augmentation du risque de cancers

Photo d'illustration | Martin Brigden

«À consommer avec modération». Cette mention devrait-elle aussi concerner les boissons sucrées ? C’est la question qui se (re)pose à la lecture de travaux français publiés dans le British Medical Journal, et dont Sud Ouest se fait l’échos. Cette étude montre une association entre consommation de boissons sucrées et augmentation du risque de cancer.

Pourquoi c’est important. La consommation mondiale de boissons sucrées est en augmentation continue, soulignent les chercheurs de l’Inserm qui ont mené cette étude prospective. Mieux comprendre leur impact sur la santé est donc primordial.

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Pourquoi la «fausse viande» inquiète les organismes de santé

La viande rouge est bien plus complexe à reproduire sur base d'ingrédients végétaux que le poulet. | Pixabay

Le marché des substituts de viande est en plein boom. Or, une consommation de la léghémoglobine, une des substances présente dans les steaks végétaux qui imitent la vraie viande, pourrait favoriser des cancers de l’intestin, raconte Quartz. Les critiques ciblent également le processus de fabrication, pas si «naturel» que ça.

Comment ça marche. Impossible Foods, entreprise précurseure du secteur, utilise une levure génétiquement modifiée afin d’extraire la léghémoglobine à partir du soja. C’est cette protéine, similaire à la myoglobine animale, qui donne au substitut l’aspect, l’odeur et le goût d’une pièce de viande rouge. Le processus se trouve dans le viseur de l’Organisation mondiale de la santé.

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Lire l'article dans Quartz (EN)

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Les particules de plastique ont envahi notre alimentation

micro-particules de plastique au microscope | Monique Raap - University of Victoria

Une étude montre que les Américains ingèrent des centaines de milliers de micro-fragments de plastique (EN) chaque année. La plupart sont invisibles à l’œil nu.

Pourquoi c’est problématique. Si l’effet de la consommation de plastique sur la santé est encore inconnu, ces substances peuvent apporter toutes sortes de molécules néfastes, notamment des perturbateurs endocriniens.

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Consommer des aliments ultra-transformés nuit gravement à la santé

Dans un supermarché, en Suisse | Gaetan Bally - Keystone

Deux larges études menées en France et en Espagne confirment que la consommation d’aliments ultra-transformés s’accompagne d’un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Pourquoi c’est préoccupant. Dans les pays occidentaux, les aliments ultra-transformés constituent parfois plus de la moitié des apports énergétiques. De précédentes recherches ont associé leur consommation avec une augmentation de la prise calorique et une hausse du risque de cancer. Mesurer leurs effets pourrait aider à enrayer l’apparition de maladies chroniques.

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65 jours sans pêche, la recette du Bangladesh pour sauver ses poissons de mer

Bateaux de pêche artisanale au Banglash | Khurshid Klam

Depuis le 20 mai, et jusqu’au 23 juillet, les pêcheurs qui fréquentent les rivages du Bangladesh devront rester à quai. Une mesure prise par le gouvernement pour tenter de préserver les ressources en poisson du Golfe du Bengale, qui s’amenuisent d’année en année.

Pourquoi c’est grave. Selon une étude de 2017, le poisson représente 60% des apports en protéines animales des Bangladais. Même si la pêche en mer ne représente que 16% de la production piscicole du pays, la raréfaction de certaines espèces, notamment l’alose, serait dramatique.