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A la recherche d’un remède anti-gueule de bois

Pixabay / Michal Jarmoluk

Après les fêtes nous faisons de notre mieux pour nous débarrasser de la gueule de bois. Bons princes, des chercheurs s’escriment également à trouver un remède. En Corée, ceux-ci ont essayé avec du ginseng rouge, en Inde avec un mélange de poire, de jus de citron vert et d'eau de coco. Mais aucune recette miracle n’a encore été découverte. On attend...

Les Allemands à la pointe. En septembre 2019, la cour d’appel de Francfort n’a pas hésité à qualifier la gueule de bois de maladie. Ils devaient statuer sur le statut d’un remède miracle autoproclamé, afin de déterminer si la loi contre la publicité des produits médicaux s’appliquait. Verdict: en tant que dysfonctionnement de l’organisme, même mineur et transitoire, la gueule de bois entre bien dans le champ médical... Et la décision des juges de Francfort a fait le tour du monde.

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À lire dans le Tages Anzeiger (DE)

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Les Suisses boivent moins, mais sont plus souvent ivres

40% des jeunes de 15 à 24 ans consomment de la bière chaque semaine. | Shutterstock / Davide Angelini

L’Office fédéral de la statistique (OFS) publie ce 25 novembre l’évolution de la consommation d’alcool en Suisse de 1992 à 2017. Premier constat: les Helvètes ne sont plus que 11% à lever leur verre tous les jours, contre 20% il y a 25 ans. En revanche, les consommateurs hebdomadaires sont passé de 38% en 1992 à 48% en 2017. Les 65 ans et plus, eux, n’ont pas changé leurs habitudes: ils sont 26% à boire tous les jours, contre 29% en 1992.

Pourquoi c’est inquiétant. Le changement d’habitude a peu d’impact sur la consommation globale. 84% de la population buvait régulièrement de l’alcool en 1992, contre 82% en 2017. Les ivresses ponctuelles sont plus répandues chez les jeunes adultes jusqu’à 34 ans, ce qui entraînent des problèmes de santé plus importants.

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Le circuit neuronal de l’alcoolisme compulsif découvert chez la souris

Le circuit neuronal en question, visualisé en imagerie au calcium. / Salk Institute, DR

Une équipe de neuroscientifiques du Salk Institute de La Jolla (Californie) vient de montrer l’existence d’un circuit neuronal spécifique capable de susciter ou d’inhiber les comportements d’alcoolisation compulsive chez la souris. Cette découverte, publiée à grand bruit dans Science, marque une étape importante pour comprendre les mécanismes en jeu dans cette maladie.

Pourquoi c’est important. L’alcoolisme continue de faire des ravages, et aucune prise en charge n’a permis à ce jour de faire d’avancée réellement décisive, notamment chez les personnes ayant une tendance à boire de façon compulsive. Rien qu’en Suisse, environ 250'000 personnes sont dépendantes de l’alcool, et 1600 meurent chaque année des suites d’une consommation excessive.