#alcool


S'abonner
| | news

Jeux d'argent, tabac, alcool: Addiction Suisse dénonce des autorités «dépassées» par le marché

Pixabay / Free Photos

Addiction Suisse vient de dévoiler son rapport Panorama suisse des addictions 2020 jeudi 4 février. Alcool, produits nicotiniques, drogues illégales, médicaments psychoactifs, jeux d’argent, utilisation d’internet: depuis six ans, ce rapport dresse une vue d’ensemble des produits addictifs sur le marché, de leur consommation et du comportement des utilisateurs. L’édition de cette année témoigne d’une accessibilité et d’une diversification croissante des sources d’addiction.

Pourquoi c’est inquiétant. Addiction Suisse dénonce l’absence de volontarisme politique en matière de règlementation. Le rapport pointe la prépondérance du discours des fabricants de produits addictifs dans le débat public, ainsi que le recul de la recherche indépendante et des efforts politiques en matière d’addictions.

| | radar

A la recherche d’un remède anti-gueule de bois

Pixabay / Michal Jarmoluk

Après les fêtes nous faisons de notre mieux pour nous débarrasser de la gueule de bois. Bons princes, des chercheurs s’escriment également à trouver un remède. En Corée, ceux-ci ont essayé avec du ginseng rouge, en Inde avec un mélange de poire, de jus de citron vert et d'eau de coco. Mais aucune recette miracle n’a encore été découverte. On attend...

Les Allemands à la pointe. En septembre 2019, la cour d’appel de Francfort n’a pas hésité à qualifier la gueule de bois de maladie. Ils devaient statuer sur le statut d’un remède miracle autoproclamé, afin de déterminer si la loi contre la publicité des produits médicaux s’appliquait. Verdict: en tant que dysfonctionnement de l’organisme, même mineur et transitoire, la gueule de bois entre bien dans le champ médical... Et la décision des juges de Francfort a fait le tour du monde.

link

À lire dans le Tages Anzeiger (DE)

| | radar

«Dry January»: se passer d'alcool pendant un mois, ça fait du bien à l'organisme

Shutterstock

Les Anglais l'appellent le «Dry January», les Américains le «Sober Curious» et les Belges le qualifient de «Tournée minérale». Le mois de janvier sans alcool débarque pour la première fois en France grâce à un mouvement citoyen baptisé «Mois National de Prévention Alcool».

Pourquoi c’est utile pour l’organisme. Le Huffpost a fait appel à des spécialistes pour dresser la liste des bienfaits de l’abstinence d’alcool durant une trentaine de jours: une peau plus belle, un amaigrissement possible, un meilleur sommeil, regain d’énergie, un meilleur mental, notamment.

link

Lire l'article du Huffpost

| | radar

Un record pour la trentième opération Nez Rouge en décembre

La mascotte de l'opération Nez Rouge | Keystone

Les 10'700 bénévoles de Nez Rouge actifs durant les fêtes ont effectué 16'800 transports et ont raccompagné 35'200 personnes chez elles. Durant la nuit du Nouvel An, celle où la centrale est la plus sollicitée, les bénévoles ont assuré 3500 transports, ce qui a permis de ramener 8400 personnes à bon port.

link

RTS

| | radar

Réveillon du Nouvel An 2019: Comment éviter le «black out»

Pour ne pas oublier son Nouvel An, le mieux est de trinquer avec modération. | Shutterstock

Bonne Année à toutes et à tous!

Le «black out» est assez courant: 50% des moins de 25 ans ont en déjà fait l’expérience. Une étude publiée en 2016 dans la revue Alcoholism Clinical & Expérimental Research mettait déjà en lumière ce phénomène lié à la consommation d’alcool, dont le site internet Pourquoidocteur.fr a fait état à Noël.

De quoi on parle. Le «black out» est différent de la perte de conscience. La personne alcoolisée est au contraire active, elle parle et interagit, mais elle ne s’en souviendra pas. Le «black out» peut être partiel ou complet. Il survient plus fréquemment dans les cas de binge drinking. Alors, pour le Réveillon, trinquons tranquillement.

link

Lire l'article sur Pourquoi Docteur

| | news

Réveillon du Nouvel An 2019: Ces applications qui peuvent sauver des vies

L'application retteMi.ch fonctionne gratuitement dans tout le pays.

Dans quelques heures, tout le continent va arroser dignement la nouvelle année. Certaines personnes, un peu trop! Lors de la nuit de Réveillon 2018, la Suisse a connu ces débordements habituels: ivresse sur la voie publique, tapage nocturne, bagarres, incendies et accidents de la route dus à l’alcool. Cette nuit de Réveillon 2019 ne fera certainement pas exception. Pour éviter le pire, il y a évidemment l’abstinence ou la modération, mais il est aussi possible de télécharger les applications d’urgence sur son smartphone pour agir rapidement en cas de pépin cette nuit.

Pourquoi c’est urgent. Heidi.news a sélectionné cinq app’ à télécharger gratuitement et quatre sites Internet à conserver en favoris avant de partir en piste… Si la nuit vous confronte à des urgences médicales vitales, vous aurez ainsi de quoi agir au plus vite. Et comme c’est Nouvel An, l’accès à cet article est gratuit.

| | news

Genève, cancre national des accidents de la route dus à l'alcool

Accidents de la route liés à l'alcool pour 100'000 habitants. | TCS / OFROU

Avec 8,1 accidents pour 100’000 habitants, les Genevois caracolent en tête des cantons où se produisent le plus d’accidents de la route dus à l’alcool en 2018. Ils devancent largement les Valaisans qui occupent la seconde position de ce classement avec 6,7 accidents provoqués par l’alcool pour 100’000 habitants. Mais c’est dans le canton de Vaud que l’alcool a le plus tué en 2018 avec 6 accidents fatals.

Pourquoi on vous en parle. A l’approche des fêtes de fin d’année, le TCS souhaite sensibiliser la population aux dangers de l’alcool au volant en publiant, ce 20 décembre, le classement des bons et des mauvais élèves au niveau national. De son côté le Bureau de prévention des accidents (bpa) rappelle une évidence dans sa campagne de prévention: boire ou conduire, il faut choisir.

| | news

Les Suisses boivent moins, mais sont plus souvent ivres

40% des jeunes de 15 à 24 ans consomment de la bière chaque semaine. | Shutterstock / Davide Angelini

L’Office fédéral de la statistique (OFS) publie ce 25 novembre l’évolution de la consommation d’alcool en Suisse de 1992 à 2017. Premier constat: les Helvètes ne sont plus que 11% à lever leur verre tous les jours, contre 20% il y a 25 ans. En revanche, les consommateurs hebdomadaires sont passé de 38% en 1992 à 48% en 2017. Les 65 ans et plus, eux, n’ont pas changé leurs habitudes: ils sont 26% à boire tous les jours, contre 29% en 1992.

Pourquoi c’est inquiétant. Le changement d’habitude a peu d’impact sur la consommation globale. 84% de la population buvait régulièrement de l’alcool en 1992, contre 82% en 2017. Les ivresses ponctuelles sont plus répandues chez les jeunes adultes jusqu’à 34 ans, ce qui entraînent des problèmes de santé plus importants.

| | news

Le circuit neuronal de l’alcoolisme compulsif découvert chez la souris

Le circuit neuronal en question, visualisé en imagerie au calcium. / Salk Institute, DR

Une équipe de neuroscientifiques du Salk Institute de La Jolla (Californie) vient de montrer l’existence d’un circuit neuronal spécifique capable de susciter ou d’inhiber les comportements d’alcoolisation compulsive chez la souris. Cette découverte, publiée à grand bruit dans Science, marque une étape importante pour comprendre les mécanismes en jeu dans cette maladie.

Pourquoi c’est important. L’alcoolisme continue de faire des ravages, et aucune prise en charge n’a permis à ce jour de faire d’avancée réellement décisive, notamment chez les personnes ayant une tendance à boire de façon compulsive. Rien qu’en Suisse, environ 250'000 personnes sont dépendantes de l’alcool, et 1600 meurent chaque année des suites d’une consommation excessive.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | radar

Le syndrome d'auto-brasserie rend saoul sans toucher à une goutte d'alcool

Image d'illustration. | Shutterstock

Un patient chinois a subi durant de nombreuses années les caprices de sa flore intestinale: elle fabriquait de l’alcool toute seule. L’homme s’est retrouvé régulièrement avec un taux d’alcoolémie correspondant à plus de 15 shots de whisky, sans avoir bu une seule goutte d’alcool. Ces pics ont débuté en 2004 et se sont rapidement transformés en schémas réguliers. Avec le temps, les épisodes sont devenus plus fréquents et aussi plus graves: il a perdu son emploi (il était soupçonné d’être un buveur de «placard») et a dû être hospitalisé à plusieurs reprises.

Pourquoi c’est grave. Lors d’un examen approfondi, une tomodensitométrie a montré que son foie était endommagé, enflammé et criblé de dépôts graisseux. Le diagnostic est tombé: il est atteint du «syndrome d’auto-brasserie». Dans cette maladie rare, documentée pour la première fois au Japon dans les années 1950, des levures, ces mêmes champignons unicellulaire que l’on retrouve dans la fabrication de la bière ou du vin, fermentent les hydrates de carbone en quantité excessive d’alcool. Les symptômes de cette atteinte se traitent à l’aide d’antifongiques.

link

Lire l'article de The Atlantic (EN)

| | graphe

Le nombre d'hospitalisations pour intoxication alcoolique augmente avec l'âge en Suisse

Une étude statistique publiée en début de semaine par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’intéresse à l’âge et au genre des personnes hospitalisées pour intoxication alcoolique en 2016. En dépit des pratiques de binge drinking, ce ne sont pas les jeunes qui sont les plus concernés: moins de 10% des admissions pour intoxication alcoolique concernent les moins de 23 ans. Le groupe d’âge le plus représenté est celui des hommes de 65-74 ans, comme le montre notre graphe.

Pourquoi c’est peu surprenant. Deux explications à cela, avance l’étude: avec l’âge, le corps réagit davantage à l’alcool et a plus de difficultés à l’éliminer. Peut également se surajouter un diagnostic de dépendance à la boisson, plus fréquent chez les 45-74 ans. Malgré tout, ces chiffres sont en progrès: le nombre d’hospitalisations pour intoxication a chuté de 23% chez les hommes depuis 2003, et de 36% chez les femmes.

link

Lire l'étude sur les hospitalisations pour intoxication alcoolique ou dépendance à l’alcool (DE)

| | radar

En 1975, la télévision française conseillait par temps de canicule de boire... 1,5 litre de bière par jour

En 1975 déjà, la canicule occupait l’antenne à la télévision française. Mais à l’époque, les conseils sanitaires étaient tout autres: le spot télévisé conseillait de se désaltérer avec une bonne bière!

Une expérience à ne pas reproduire. La consommation d'alcool ne désaltère pas. Elle induit même une déshydratation car l'alcool est diurétique. C’est pourquoi si l’Office fédéral de la santé recommande aujourd’hui en cas de canicule de boire au minimum 1,5 litre de liquide. Et rappelons qu’il doit s’agir de boissons non alcoolisées!

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | news

Les cas avancés de la «maladie du foie gras» due à l'alcool ont triplé aux États-Unis

Verres de boisson spiritueuse | Creative Comons

Les formes avancées de stéatose hépatique liée aux abus d’alcool ont augmenté aux États-Unis. De 2001 à 2016, les cas de stade 2 de la maladie — où débute la fibrose du foie— ont presque triplé: de 0.6% à 1.5% de la population américaine. Les cas de stade 3, où la fibrose s’aggrave, ont doublé. Par contre, la prévalence de la maladie, tous stades confondus, est restée la même. Ces résultats sont publiés dans JAMA (EN).

Pourquoi c’est important. Le passage de la stéatose hépatique alcoolique à un stade ultérieur indique une évolution possible vers un cancer du foie, une cirrhose ou une hépatite alcoolique. Ces deux dernières maladies font environ 250 000 victimes par année aux États-Unis. En 2016, elles sont devenues la cause principale des transplantations de foie, devant l’hépatite C.