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| | radar

Le syndrome d'auto-brasserie rend saoul sans toucher à une goutte d'alcool

Image d'illustration. | Shutterstock

Un patient chinois a subi durant de nombreuses années les caprices de sa flore intestinale: elle fabriquait de l’alcool toute seule. L’homme s’est retrouvé régulièrement avec un taux d’alcoolémie correspondant à plus de 15 shots de whisky, sans avoir bu une seule goutte d’alcool. Ces pics ont débuté en 2004 et se sont rapidement transformés en schémas réguliers. Avec le temps, les épisodes sont devenus plus fréquents et aussi plus graves: il a perdu son emploi (il était soupçonné d’être un buveur de «placard») et a dû être hospitalisé à plusieurs reprises.

Pourquoi c’est grave. Lors d’un examen approfondi, une tomodensitométrie a montré que son foie était endommagé, enflammé et criblé de dépôts graisseux. Le diagnostic est tombé: il est atteint du «syndrome d’auto-brasserie». Dans cette maladie rare, documentée pour la première fois au Japon dans les années 1950, des levures, ces mêmes champignons unicellulaire que l’on retrouve dans la fabrication de la bière ou du vin, fermentent les hydrates de carbone en quantité excessive d’alcool. Les symptômes de cette atteinte se traitent à l’aide d’antifongiques.

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Lire l'article de The Atlantic (EN)

| | graphe

Le nombre d'hospitalisations pour intoxication alcoolique augmente avec l'âge en Suisse

Une étude statistique publiée en début de semaine par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’intéresse à l’âge et au genre des personnes hospitalisées pour intoxication alcoolique en 2016. En dépit des pratiques de binge drinking, ce ne sont pas les jeunes qui sont les plus concernés: moins de 10% des admissions pour intoxication alcoolique concernent les moins de 23 ans. Le groupe d’âge le plus représenté est celui des hommes de 65-74 ans, comme le montre notre graphe.

Pourquoi c’est peu surprenant. Deux explications à cela, avance l’étude: avec l’âge, le corps réagit davantage à l’alcool et a plus de difficultés à l’éliminer. Peut également se surajouter un diagnostic de dépendance à la boisson, plus fréquent chez les 45-74 ans. Malgré tout, ces chiffres sont en progrès: le nombre d’hospitalisations pour intoxication a chuté de 23% chez les hommes depuis 2003, et de 36% chez les femmes.

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Lire l'étude sur les hospitalisations pour intoxication alcoolique ou dépendance à l’alcool (DE)

| | radar

En 1975, la télévision française conseillait par temps de canicule de boire... 1,5 litre de bière par jour

En 1975 déjà, la canicule occupait l’antenne à la télévision française. Mais à l’époque, les conseils sanitaires étaient tout autres: le spot télévisé conseillait de se désaltérer avec une bonne bière!

Une expérience à ne pas reproduire. La consommation d'alcool ne désaltère pas. Elle induit même une déshydratation car l'alcool est diurétique. C’est pourquoi si l’Office fédéral de la santé recommande aujourd’hui en cas de canicule de boire au minimum 1,5 litre de liquide. Et rappelons qu’il doit s’agir de boissons non alcoolisées!

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Les cas avancés de la «maladie du foie gras» due à l'alcool ont triplé aux États-Unis

Verres de boisson spiritueuse | Creative Comons

Les formes avancées de stéatose hépatique liée aux abus d’alcool ont augmenté aux États-Unis. De 2001 à 2016, les cas de stade 2 de la maladie — où débute la fibrose du foie— ont presque triplé: de 0.6% à 1.5% de la population américaine. Les cas de stade 3, où la fibrose s’aggrave, ont doublé. Par contre, la prévalence de la maladie, tous stades confondus, est restée la même. Ces résultats sont publiés dans JAMA (EN).

Pourquoi c’est important. Le passage de la stéatose hépatique alcoolique à un stade ultérieur indique une évolution possible vers un cancer du foie, une cirrhose ou une hépatite alcoolique. Ces deux dernières maladies font environ 250 000 victimes par année aux États-Unis. En 2016, elles sont devenues la cause principale des transplantations de foie, devant l’hépatite C.