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Le Bangladesh pourrait être le premier pays à autoriser la culture du riz doré

Riz (image d'illustration) | Josep Folta/Flickr/Creative Commons

Le Bangladesh pourrait être le premier pays à autoriser la culture du riz doré. La variété est étudiée de près par le Bangladesh Rice Research Institute (BRRI), qui a rendu son avis fin 2017 à l’intention du ministère de l’Environnement. Le processus d’autorisation pourrait bientôt arriver à son terme, même si certains membres du comité demeurent sceptiques, détaille Science.

Pourquoi on en parle. Cette variété de riz transgénique, aussi appelée Oryza sativa, a été inventée à l’ETH Zurich en 2000. Elle a été génétiquement modifiée afin de produire de la vitamine A et de lutter ainsi contre les effets des carences, qui peuvent se manifester par une cécité infantile ou des infections accrues. Au Bangladesh, un autre OGM a déjà été autorisé à la culture en 2014: il s’agit d’aubergines génétiquement modifiées pour résister à certains parasites.

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Lire l'article publié par Science

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Guy Parmelin empêche la publication d’un rapport sur la qualité de l’eau

Le conseiller fédéral Guy Parmelin. | Peter Schneider / Keystone

Le conseiller fédéral Guy Parmelin aurait personnellement freiné la parution d’une feuille d’information de l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau Eawag, selon une enquête du quotidien alémanique Blick. Le document, destiné aux parlementaires, souligne que l’usage de pesticides pour l’agriculture met en danger la qualité de l’eau en Suisse et que les mesures actuelles pour la préserver ne suffisent pas. Une conclusion que n’aurait pas goûtée le chef du Département fédéral de l’économie. Ce dernier aurait fait part de son mécontentement à la directrice de l’Eawag Janet Hering et à la présidente du Conseil des EPF Beth Krasna lors d’une réunion le 10 octobre, qui aurait conduit à la censure du rapport.

Pourquoi c’est important. L’intervention de Guy Parmelin, agriculteur et viticulteur de formation, se produit alors que le peuple suisse est appelé à se prononcer l’an prochain sur l’initiative «Pour une eau potable propre». Le texte, décrié par les paysans et une large majorité de la droite, vise principalement à réduire l’usage de pesticides et d’antibiotiques préventifs dans l’agriculture en réservant les subventions fédérales aux seules exploitations qui y renoncent. Les Suisses voteront également sur une seconde initiative, intitulée «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse». Suite à la publication de l’article du Blick, Guy Parmelin s’est défendu des accusations de censure en indiquant qu’il n’avait «jamais remis la liberté scientifique en question» et que ses déclarations avaient été mal interprétées.

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L’EPFL remporte le grand prix d'iGEM, les «JO de la génétique»

Membre de l’équipe iGEM EPFL, Leonard Karsunky présente le projet à l'iGEM 2019| DR

Le projet de test génétique rapide et portable des maladies de la vigne défendu par une équipe de neuf étudiants de l’EPFL a remporté, le 4 novembre, le grand prix de la compétition iGEM(International Genetically Engineered Machine) à Boston. Démarrée en 2003, cette compétition d’étudiants a vu s’affronter cette année 340 équipes de plus de 40 pays, dont trois autres équipes suisses. C’est la première fois qu’une équipe helvétique remporte le prix le plus prestigieux d’iGEM.

Pourquoi c’est important. Il est très difficile de distinguer les maladies de la vigne que sont la flavescence dorée et le bois noir. Or, la première est très contagieuse et mortelle, si bien qu’en attendant les résultats de tests qui peuvent prendre jusqu’à deux mois, les viticulteurs ne peuvent pas prendre les mesures adéquates. Le test mis au point par les étudiants de l’EPFL a l’avantage de ne prendre que deux à trois heures pour livrer ses résultats, et peut être réalisé sur place.

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Plenty fait passer les fermes verticales à l’échelle industrielle

Tigris, la technologie de fermes urbaines verticales de Plenty a un rendement jusqu'à 350 fois supérieur à la production en serre classique. | Plenty

Après avoir construit le pilote de la plus grande ferme verticale urbaine du monde dans la banlieue de San Francisco, Plenty lance la construction d’une exploitation commerciale géante (un hectare) à Los Angeles. Entièrement robotisée, cette ferme cultive des fruits et légumes bios (principalement des salades et des choux) sur des colonnes verticales avec un rendement de 150 à 350 fois supérieures à celui obtenu en serre sur une surface terrestre équivalente.

Pourquoi on vous en parle. Le transport des fruits et légumes est non seulement cher et polluant mais il conduit à parier sur des variétés à longue durée de conservation au détriment du goût et du contenu nutritif. Et même comme cela, la moitié des produits cultivés sont jetés faute d’être consommés dans les temps! En même temps, la demande augmente, alors que les surfaces de production restent limitées.

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Le broyage des poussins vivants sera interdit en Suisse dès janvier 2020

Poussins âgés de quelques jours dans un élevage en Allemagne. | Jens Büttner / Keystone

Le broyage mécanique des poussins vivants sera interdit en Suisse à partir du 1er janvier 2020, a annoncé le Conseil fédéral ce mercredi. Le parlement avait décidé lors de la session d’automne de mettre fin à cette pratique qui vise à supprimer les poussins mâles des élevages destinés à la production d’œufs.

Pourquoi on en parle. Le broyage des poussins vivants a toujours cours dans l’Union européenne, où il rencontre de plus en plus de critiques. En Suisse, l’interdiction est largement soutenue, même par l’association des producteurs d’œufs GalloSuisse. Il faut souligner que la technique a déjà quasiment disparu des couvoirs du pays. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les poussins qui ne répondent pas aux besoins du marché ont la vie sauve: ils sont éliminés avec du CO2.

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Passer à une agriculture 100% bio ferait grimper les émissions de CO2

Champ de colza dans les environs de Birmingham, en Grande-Bretagne. | Flickr

Que se passerait-il si l’agriculture d’un pays entier misait exclusivement sur le bio? C’est ce que des chercheurs de l’Université de Cranfield, en Grande-Bretagne, ont calculé, en prenant le cas de l’Angleterre et du Pays de Galles. Ils concluent qu’un tel changement nécessiterait davantage d’importations, ce qui entraînerait au final une hausse des émissions de gaz à effet de serre.

Pourquoi c’est important. L’agriculture contribue massivement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, ainsi que l’évoquait un rapport du GIEC cet été. Dans l’esprit du grand public, le bio est souvent assimilé à quelque chose de positif pour le climat. Mais au-delà des préoccupations pour la santé humaine et la biodiversité, son impact sur le réchauffement climatique alimente un débat récurrent. Cette nouvelle recherche publiée dans Nature Communications constitue l’analyse la plus complète à ce jour d’un passage à l’agriculture bio à une échelle nationale, selon ses auteurs.

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Consommer bio est-il bon pour le climat?

Raphaël Charles, de l’Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL, répond à la remarque de notre lecteur Samuel Barbaud.

Cet article fait partie de notre dossier que changer pour le climat.

Un champ de blé à Kleinandelfingen, dans le canton de Zurich. | Ennio Leanza / Keystone

Votre remarque complète. «La phrase d'accroche de votre édito relatif à l'urgence climatique - Vos réponses sur l’urgence climatique - et le pain (bio) qu'il y a sur la planche - m'a fait bondir. La production de céréales pour le pain (blé tendre) en bio a un rendement simplement catastrophique: presque 60% de moins qu'en agriculture conventionnelle. Donc le résultat est simple, chaque miche de pain bio, c'est une empreinte écologique double de celle d'un pain produit de façon conventionnelle. Pour protéger l'environnement et le climat, il vaut mieux un hectare de blé en conventionnel plus un hectare de prairies ou de forêts, plutôt que deux ha de céréales bio...»

La réponse recueillie auprès de Raphaël Charles, ingénieur agronome, responsable de l’antenne romande de l’Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL.

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Votre cerveau a été piraté

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Malgré les labels, les standards suisses de production laitière restent trop peu écologiques, selon le WWF

Paître à l'extérieur ou rester en étable: la différence influe aussi sur le bilan écologique de la production du lait | Gitti Lohr / Pixabay

Nombre de standard suisses pour la production de lait ne satisfont pas aux critères de durabilité et de protection de l’environnement, selon le WWF Suisse. L’association environnementaliste vient de publier un rapport sur le sujet ce mercredi 20 août.

Pourquoi c’est important. De plus en plus de labels sont utilisés en Suisse. Au 1er septembre par exemple, l’interprofession de lait (IP-lait) va proposer le «swissmilk green», censé être basé sur la durabilité et le bien-être des bêtes. Cependant, d’après le rapport WWF, son bilan environnemental et durable est parmi les plus faibles de Suisse. Or les impacts de la production de lait sur l’environnement ne sont pas négligeables.

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Un champignon tueur de bananes s'installe en Amérique du Sud

Image d'illustration | Cesar Augusto Ramirez Vallejo

Le champignon Fusarium TR4, qui s’attaque aux bananes, a été détecté en Colombie au début du mois d’août. Ceci confirme son arrivée sur le continent américain où 175 hectares ont pour l’heure été déclaré infectés et quatre fermes mises en quarantaine, explique Nature.

Pourquoi c’est important. Fusarium TR4 infecte les plants de bananes par la racine, et les prive d’eau et de nutriments, provoquant la mort rapide de la plante. Il affecte de nombreuses variétés de bananes et de plantains. Ce champignon, découvert dans les années 1990 en Asie, a fini par recouvrir tout le continent pour ensuite atteindre l’Australie puis l’Afrique. Et désormais, donc, l’Amérique.

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Lire l'article dans Nature (EN)

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«En Suisse, comme dans toute l'Europe, les sols sont épuisés»

Image d'illustration. | Bernd Wüstneck / Keystone

Le GIEC a publié ce jeudi son rapport spécial sur les sols et le climat. L'agronome Pascal Boivin, professeur de sciences du sol à la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) et président de la European Confederation of Soil Science Societies fait le point sur la situation suisse.

Comment a-t-on épuisé les sols?
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Le GIEC appelle à mieux gérer les sols pour atténuer le changement climatique

Sécheresse en Allemagne, été 2018. | Jan Woitas / Keystone

Nous ne pourrons pas stopper le changement climatique sans changer nos modes de production alimentaire: voilà, en substance, la conclusion du rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les sols et le climat, publié ce jeudi 8 août.

Pourquoi c'est important. Qu'ils soient occupés par de la forêt, de la prairie, des marécages ou des cultures agricoles, les sols constituent un formidable outil naturel pour puiser du dioxyde de carbone de l'atmosphère et freiner le changement climatique. Encore faut-il que les gouvernements se mettent d'accord sur leur gestion, au niveau international. C'est tout l'enjeu de ce rapport.

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En Italie, les sols du Prosecco s'érodent davantage que dans les autres vignobles européens

Les vignes du Prosecco ont été inscrite au patrimoine mondiale de l'UNESCO en juillet 2019. Venant gâcher la fête, une étude dénonce la forte érosion des sols liée à cette culture. | Robert Forster / Pixabay

En Italie, la viticulture du Prosecco provoquerait une érosion des sols plus de 30 fois plus importante qu’ailleurs en Europe, d’après une étude de l’Université de Padoue. Ces résultats ont été publiés dans la revue Plos One en mai.

Pourquoi on vous en parle. Les collines de Prosecco, où est produit le fameux vin italien, sont devenues début juillet le 55ème site italien consacré par le patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Le glyphosate ne nuirait pas aux sols agricoles, selon des chercheurs finlandais

SASCHA STEINBACH/EPA/KEYSTONE

Le glyphosate est-il dangereux? Et si oui, pour qui: les écosystèmes, les utilisateurs ou les consommateurs finaux? Des chercheurs finlandais ont mené une étude de terrain, présentée comme une première, évaluant ses effets sur les écosystèmes agricoles. Verdict: c’est la disparition des mauvaises herbes ciblées qui a le plus d’effets sur la biodiversité des sols, davantage que le glyphosate. Ces résultats ont été publiés dans la revue Scientific reports.

Pourquoi c’est important. Principe actif de l’emblématique herbicide Roundup (qui a valu à Bayer-Monsanto une condamnation à payer des indemnités record en 2018 à un jardinier américain atteint d’un cancer), le glyphosate a mauvaise presse. Malgré tout, la littérature scientifique ne parvient à atteindre un consensus quant à sa dangerosité ou son innocuité, diverses institutions se montrant en désaccord.

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Comment la pomme de terre sud-américaine s'est adaptée au climat européen

GAETAN BALLY/KEYSTONE

Les pommes de terre nous semblent aujourd’hui l’ingrédient incontournable d’une bonne raclette. Et pourtant, elles sont nées sous d’autres latitudes, dans la cordillère des Andes. Et se sont étonnamment bien adaptées au climat européen, grâce à des prédispositions génétiques, montrent de nouveaux travaux publiés dans Nature Ecology & Evolution (EN).

Pourquoi c’est fascinant. Incroyable histoire évolutive que celle de la pomme de terre. Née dans les Andes, elle est importée en Europe dès le 16e siècle, suite aux premiers voyages transatlantiques. De quoi mettre en contact et hybrider, une fois en Europe, des variétés qui ne l’auraient jamais été naturellement en Amérique du sud, et donner lieu à des caractéristiques inattendues.

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Les variétés modernes de blé sont plus résistantes qu'on ne le croit

Les variétés de blé modernes sont bien plus résistantes que les anciennes | Ilona Maksinova / Pixabay

Selon certaines croyances populaires, sans pesticides, les variétés de blé actuelles seraient moins résistantes que les variétés anciennes. Une équipe internationale vient battre en brèche cette affirmation. Ses travaux sont publiés dans Nature Plants.

Pourquoi c’est important. Les variétés récentes de blé sont souvent critiquées pour leur supposée fragilité face aux maladies et aux conditions climatiques changeantes, comme le sous-entendait une étude controversée parue dans PNAS cette année. Une telle situation pourrait à terme représenter un risque pour l’agriculture ainsi que pour l’approvisionnement mondial en blé.