#agriculture

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«En Suisse, comme dans toute l'Europe, les sols sont épuisés»

Image d'illustration. | Bernd Wüstneck / Keystone

Le GIEC a publié ce jeudi son rapport spécial sur les sols et le climat. L'agronome Pascal Boivin, professeur de sciences du sol à la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) et président de la European Confederation of Soil Science Societies fait le point sur la situation suisse.

Comment a-t-on épuisé les sols?
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Le GIEC appelle à mieux gérer les sols pour atténuer le changement climatique

Sécheresse en Allemagne, été 2018. | Jan Woitas / Keystone

Nous ne pourrons pas stopper le changement climatique sans changer nos modes de production alimentaire: voilà, en substance, la conclusion du rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les sols et le climat, publié ce jeudi 8 août.

Pourquoi c'est important. Qu'ils soient occupés par de la forêt, de la prairie, des marécages ou des cultures agricoles, les sols constituent un formidable outil naturel pour puiser du dioxyde de carbone de l'atmosphère et freiner le changement climatique. Encore faut-il que les gouvernements se mettent d'accord sur leur gestion, au niveau international. C'est tout l'enjeu de ce rapport.

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En Italie, les sols du Prosecco s'érodent davantage que dans les autres vignobles européens

Les vignes du Prosecco ont été inscrite au patrimoine mondiale de l'UNESCO en juillet 2019. Venant gâcher la fête, une étude dénonce la forte érosion des sols liée à cette culture. | Robert Forster / Pixabay

En Italie, la viticulture du Prosecco provoquerait une érosion des sols plus de 30 fois plus importante qu’ailleurs en Europe, d’après une étude de l’Université de Padoue. Ces résultats ont été publiés dans la revue Plos One en mai.

Pourquoi on vous en parle. Les collines de Prosecco, où est produit le fameux vin italien, sont devenues début juillet le 55ème site italien consacré par le patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Le glyphosate ne nuirait pas aux sols agricoles, selon des chercheurs finlandais

SASCHA STEINBACH/EPA/KEYSTONE

Le glyphosate est-il dangereux? Et si oui, pour qui: les écosystèmes, les utilisateurs ou les consommateurs finaux? Des chercheurs finlandais ont mené une étude de terrain, présentée comme une première, évaluant ses effets sur les écosystèmes agricoles. Verdict: c’est la disparition des mauvaises herbes ciblées qui a le plus d’effets sur la biodiversité des sols, davantage que le glyphosate. Ces résultats ont été publiés dans la revue Scientific reports.

Pourquoi c’est important. Principe actif de l’emblématique herbicide Roundup (qui a valu à Bayer-Monsanto une condamnation à payer des indemnités record en 2018 à un jardinier américain atteint d’un cancer), le glyphosate a mauvaise presse. Malgré tout, la littérature scientifique ne parvient à atteindre un consensus quant à sa dangerosité ou son innocuité, diverses institutions se montrant en désaccord.

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Comment la pomme de terre sud-américaine s'est adaptée au climat européen

GAETAN BALLY/KEYSTONE

Les pommes de terre nous semblent aujourd’hui l’ingrédient incontournable d’une bonne raclette. Et pourtant, elles sont nées sous d’autres latitudes, dans la cordillère des Andes. Et se sont étonnamment bien adaptées au climat européen, grâce à des prédispositions génétiques, montrent de nouveaux travaux publiés dans Nature Ecology & Evolution (EN).

Pourquoi c’est fascinant. Incroyable histoire évolutive que celle de la pomme de terre. Née dans les Andes, elle est importée en Europe dès le 16e siècle, suite aux premiers voyages transatlantiques. De quoi mettre en contact et hybrider, une fois en Europe, des variétés qui ne l’auraient jamais été naturellement en Amérique du sud, et donner lieu à des caractéristiques inattendues.

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Punaises dans le nord, criquets en Sardaigne, les insectes dévastent les cultures en Italie

Invasion de criquets dans une rizière à Madagascar. Les infestations de criquets et sauterelles sont plus courantes en Afrique qu'en Europe | Denis Delbecq

L’irruption de chaleurs estivales provoque de larges infestations d’insectes en Italie, rappelle le Corriere della Serra (IT). Sur le continent, ce sont des punaises qui prolifèrent dans le nord du pays. En Sardaigne, 2500 hectares de cultures ont déjà été dévastés par une invasion de criquets, petits mais voraces.

Pourquoi on vous en parle. Les invasions d’insectes sont plus fréquentes dans les régions tropicales. Mais des conditions météorologiques particulières peuvent provoquer des proliférations difficile à contrôler. Il s’agit souvent d’espèces importées, et qui ne connaissent donc pas de vrai prédateur.

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Le mouton est un jardinier pour les fermes solaires

Moutons dans une centrale solaire en Grande-Bretagne | Jonathan Hutchins - Creative Commons

Les fermes solaires en plein champ, c’est pas mal pour produire de l’électricité. Mais si la végétation n’est pas contrôlée, cela peut vite devenir un problème.

Pourquoi on vous en parle. La revue Renewable Energy World racontait hier que l’usage de moutons pour contrôler la végétation dans les fermes solaires (EN), se développe dans le nord-est des Etats-Unis. Le mouton se repaît d’herbe et fournit lait, viande et laine, tout en évitant que les cellules solaires ne soient masquées du soleil.

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L'agriculture bio continue de progresser en Suisse

Exploitation agricole bio dans le Seeland. | Gaétan Bally / KEYSTONE

La Suisse comptait 7032 exploitations agricoles biologiques en 2018, soit une surface de 161 000 hectares, en augmentation de 7% par rapport à 2017. En 2008, cette surface était de 114 000 hectares. La progression du bio concerne tous les cantons et toutes les cultures, indique l’Office fédéral de la statistique.

Les détails. Le bio représente désormais 19% de la surface de culture maraîchère, et 8% du vignoble. Pour les plantes médicinales et aromatiques, la proportion atteint 60%. Un quart du cheptel bovin, mais seulement 3% du cheptel de porcs, est élevé dans des exploitations qui bénéficient du label bio.

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Faire paître des vaches ou mettre les sols en cultures: la compétition fait rage dans les champs suisses

Des vaches en Suisse, dans un champ sec | Jean-Christophe Bott/Keystone

Il n’y a pas que dans une arène de corrida que l’homme peut entrer en concurrence avec le bovin. Dans les champs, l’agriculture fourragère destinée aux vaches laitières peut entrer en concurrence directe avec les cultures pour la consommation humaine, montre une étude suisse.

Pourquoi c’est important. La surface de terres arables disponibles tend à diminuer en Suisse. Il devient essentiel de disposer d’outils permettant d’arbitrer l’usage des terres et d’optimiser l’alimentation animale.