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Nous sommes tous citoyens du monde, même s’il est infecté

Serge Michel

Chères lectrices, chers lecteurs, j’espère que vous allez bien et que votre confinement se passe le mieux possible, sans funestes symptômes. L’envoi du Point du jour de ce 21 mars, auquel je pense depuis plusieurs semaines, devait être joyeux et optimiste.

Pourquoi? Parce que c’est le printemps, parce que c’est le nouvel an persan (j’ai vécu quatre ans en Iran, Nowrouz est resté l’une de mes fêtes) et surtout parce que c’est l’anniversaire du Point du jour, cette newsletter qui fut le premier acte journalistique de Heidi.news et que vous serez bientôt 10’000 à recevoir chaque matin.

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A quoi ressemblera le monde d'après le coronavirus?

Serge Michel

A quoi ressemblera le monde d'après le coronavirus? C’est une bonne question, à laquelle je n’ai évidemment pas toutes les réponses. Je vous propose plutôt des pistes de réflexion.

Vous allez peut-être me dire que c’est trop tôt, puisque nous ne sommes qu’au début de la crise. Avec 1000 cas déclarés en Suisse et 11 morts, nous sommes loin des projections, même les plus prudentes: des dizaines de milliers de cas nécessitant une hospitalisation, des morts par centaines.

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Je n'ai pas peur du coronavirus et la science-fiction y est pour beaucoup

Annick Chevillot

Ma semaine a été complètement folle! Mais je n’ai pas perdu la tête. Enfin, je crois. Le Covid-19 est entré dans ma vie le 31 décembre 2019 et n’a plus quitté mon quotidien depuis, ce qui est normal puisque je suis responsable du Flux Santé chez Heidi.news. Mais l’annonce mardi du premier cas en Suisse a bouleversé ma vie... professionnelle. Les conférences de presse se sont intensifiées jusqu’à atteindre leur paroxysme ce vendredi: le Conseil fédéral, les cantons de Vaud et Fribourg, l’OMS, les organisateurs de manifestations publiques. Ma vie se résume désormais à un drôle de sigle: Covid-19.

Je sens la panique monter. Pas chez moi, mais dans la population. En surface, tout est calme: dans le train qui me transporte de Lausanne à Genève, rien d’anormal. Dans les faits, ça grenouille, ça s’émeut, ça prend peur. Les magasins vendent beaucoup de conserves, de pâtes, de riz, de farine, d’eau en bouteille. Les gens se préparent à affronter le pire. Mon frigo est vide! Pas eu le temps de faire les courses depuis une semaine. Il doit rester quelques pommes au fond du bac et une… Corona, à boire ce soir.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

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Le plan pro-israélien de Trump

Donald Trump a présenté son plan «du siècle» pour la paix au Proche-Orient. Sans surprise, il fait jubiler Israël et met les Palestiniens en colère. Selon Nétanyahou, ce plan ouvre la voie à l’annexion de la vallée du Jourdain et des colonies de Cisjordanie.

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Le Monde

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Mort de la légende du basket américian Kobe Bryant

L'ex-joueur vedette des Lakers de Los Angeles et cinq fois champion de la NBA est mort dans un accident d'hélicoptère survenu dimanche à Calabasas, en Californie. Huit autres personnes, dont sa fille Gianna, 13 ans, se trouvaient à bord de l'hélicoptère privé.

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L'Equipe

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Levée partielle des restrictions internet au Cachemire

Des mois après avoir imposé une coupure totale des communications internet au Cachemire, le gouvernement indien a débloqué samedi plusieurs centaines de sites Web dans la région contestée de l’Himalaya, dont l'autonomie a été révoquée en août, mettant un terme provisoire à la plus longue fermeture d’Internet dans une démocratie. Le black-out demeure sur les réseaux sociaux.

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New York Times

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Comment se construit la pensée thérapeutique d'un psy radical?

Elsa Fayner

Tout a commencé il y a quelques années par un message téléphonique: «Seriez-vous disponible pour accompagner un psychanalyste renommé dans l’écriture d’un livre?» La proposition venait d’une autre psy que j’interviewais de temps en temps, étant journaliste spécialisée dans le domaine de la santé. J’avais confiance en ses analyses. Mais je me méfiais: il m’est arrivé de travailler avec des médecins aux egos surdimensionnés et aux propos décevants. Là, ce serait facile, m’assurait-on: «Il parle comme il écrit. Il n’y aura qu’à retranscrire.» Hum. A voir. «C’est le plus grand d’entre nous», avait ajouté la voix au bout du fil. Venant de cette psy-là, peu portée sur la dithyrambe, la formule avait éveillé ma curiosité.

Le projet en question ne s’est finalement pas fait et Robert Neuburger n’a pas eu besoin de moi. Le problème, c’est que je me suis mise à lire tous ses livres, à les offrir à mes amies qui ont eu des difficultés avec leurs enfants, dans leur couple ou avec leurs parents, et à le citer à tout bout de champ.

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Verdict dans le procès des militants pro-climat à Renens

Le 7 janvier dernier, devant les locaux du Crédit Suisse. | Keystone

Condamnés par ordonnance pénale pour avoir manifesté dans les locaux du Credit Suisse en novembre 2018, douze défenseurs de l'environnement ont fait appel et ont été jugés la semaine dernière à Renens. Le verdict doit être rendu ce lundi. Les militants souhaitaient dénoncer "l'hypocrisie" d'une banque et ses investissements dans les énergies fossiles.

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Le Temps

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A quoi ressemblera la vengeance iranienne?

Devant la Maison Blanche, hier après les attaques en Iran | Keystone

L'exécution du général iranien Ghassem Soleimani par les Etats-Unis vendredi dernier ouvre une période de fortes incertitudes et tensions dans tout le Moyen-Orient. Je connais l’Iran pour y avoir travaillé quatre ans pour Le Temps et Le Figaro, et publié un livre: Marche sur mes yeux, portrait de l’Iran aujourd’hui (Grasset, 2009). Alors ces prochains jours, je vous sélectionnerai quelques lectures pour comprendre la tournure des événements, et les commenterai.

Tout le monde s'attendait à une vengeance spectaculaire de l'Iran, mais les attaques de cette nuit ne le sont pas – pour autant que du sang américain n'ait pas coulé, ce qu'on ne peut pas confirmer pour l'instant. Ces missiles ont été tirés par l'Iran sur des bases militaires américaines qui étaient préparées à cette éventualité. Ces tirs me semblent avoir pour fonction principale de répondre aux attentes des foules mobilisées pour les funérailles du général Soleimani: les images du décollage des missiles sont passées en boucle à la télévision iranienne.

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L'Iran a tiré «des dizaines de missiles» sur deux bases américaines en Irak

Images de la télévision iranienne IRIB

Peu après minuit hier soir, l'Iran a affirmé avoir tiré «des dizaines de missiles» sur au moins deux bases américaines en Irak, à El-Asad puis Erbil, en «représailles» à l'assassinat de Ghassem Soleimani la semaine dernière. Le Pentagone a confirmé au moins «une douzaine» de missiles et procédait à une «évaluation préliminaire des dégâts».

Et maintenant? A Washington, le secrétaire à la défense Mark Esper et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ont rejoint la Maison Blanche pour une réunion avec le président Trump, qui a finalement renoncé à une intervention télévisée. La balle est dans le camp américain: ces «représailles» en entraîneront-elles d'autres? Pour l'heure, l'aviation civile américaine a interdit le survol de l'Iran, de l'Irak, du Golfe d'Oman et du Golfe persique et de nombreux Démocrates s'emploient à freiner les ardeurs de Donald Trump: «NON. NON. NON. Il n'a pas à répondre, surtout si les pertes sont limitées» a tweeté lan Goldenberg, qui supervisait la politique iranienne au Pentagone sous la présidence Obama.

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The Guardian (live)

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Jacques Dessange, «coiffeur des stars», est mort

Le fondateur du célèbre groupe international de coiffure, notamment à l’origine du «coiffé-décoiffé», est décédé mardi à l'âge de 94 ans. Jacques Dessange avait ouvert ses premiers salons en 1954 avant de développer un empire de 1600 salons dans 43 pays. Il a coiffé Brigitte Bardot, Liz Taylor, Marlene Dietrich. Son nom était apparu parmi les propriétaires de comptes non déclarés chez HSBC à Genève. Il avait ensuite régularisé sa situation.

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Le Monde

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L'année électorale américaine, vue de la bulle démocrate de Boston

Lionel Pousaz (Boston)

En 2003, je partais aux États-Unis enseigner le français et travailler à une thèse de doctorat qui, je le pressentais, n’allait pas tarder à s’embourber. A peine débarqué à l’Université du Michigan, l’une de mes collègues, qui en avait vu d’autres, m’a prodigué un conseil sur mesure pour blanc-bec de mon genre: "Arrête de jurer et, surtout, évite de parler religion ou politique, ça passe mal ici. Tu comprendras vite."

J'ai donc expérimenté la consensualité des rapports sociaux à l’américaine. Mes collègues pratiquaient le small talk – l’art d’échanger amabilités et considérations météorologiques – avec un doigté qui continue de me manquer à ce jour. À peine les conversations effleuraient les orties de la controverse qu’elles s’envolaient déjà, légères, papillonner sur des thèmes inoffensifs et butiner de la pensée positive. Dans ce pays d’immigration, pensais-je, la cohabitation entre cultures a dû se construire en esquivant les sujets qui fâchent, ainsi que sur ces larges sourires, si typiquement américains. Pendant un an, j’ai donc tenu en laisse mon esprit de contradiction, et vécu mon retour en Europe comme un véritable soulagement.

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Les nouvelles générations en Israël et Palestine feront-elles la paix à leur manière?

Salomé Parent (Tel-Aviv)

J’ai posé mes valises ici à la fin 2017, peu avant que Donald Trump ne reconnaisse unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël. Le déménagement de l’ambassade américaine est pour bientôt. Baptême du feu: l’actualité se charge de me plonger au cœur du conflit.

Je découvre alors ce qui transpire aujourd’hui de la société palestinienne: une résignation mêlée de résilience. Après deux intifadas et trois guerres à Gaza, la population semble accaparée par ses tracas individuels, conditionnés par le quotidien sous occupation. La “cause” palestinienne passe au second plan. Le déplacement de l’ambassade ou la reconnaissance des colonies comme “non illégales” par la Maison Blanche n’ont provoqués qu’un froncement de sourcil.

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Mon beau-frère trader m’a écrasé au Monopoly et voici ce que j’ai appris

Paul Ackermann

Malgré ma matu scientifique, j’ai un esprit assez littéraire, qui préfère jouer l’instinct, faisant confiance à la passion et à la créativité. Dans ma bulle médiatico-universitaire, je me demandais parfois à quoi ressemblait la vie professionnelle de ces hommes d’affaires que l’on voit sortir des grands hôtels en costard-cravate. Quel est leur talent? Qu’est-ce qui les motive?

C’est alors que, lors d’un de ces séjours en famille typiques des fêtes de fin d’années, hors du temps et entouré de ceux qu’on aime, j’ai joué au Monopoly avec mon beau-frère trader (et au Scrabble aussi).

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Les réfugiés syriens paient le prix de la crise du dollar

Des réfugiés syriens, en juillet 2018. | Keystone

Virés de leur job, expropriés de leurs logements de fortune, leurs enfants déscolarisés… Dans la vallée de la Bekaa, les familles syriennes sont les premières victimes de la crise économique et se préparent à rentrer au pays, en désespoir de cause.

Pourquoi c’est important. Les ONG voient leurs financements bloqués par les limitations de transferts de capitaux et gèlent donc les projets. De plus, une partie de l’aide humanitaire est détournée des Syriens pour subvenir aux besoins des Libanais affectés par la crise.

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Mon article pour la Tribune de Genève