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Une «boîte à outils» pour la 5G en Europe

Thierry Breton, le Commissaire européen à l'Industrie, a annoncé mardi que la compagnie chinoise Huawei participera au développement de la 5G en Europe. Ce mercredi, il présentera une «boîte à outils» conçue par les Etats membres de l'Union et de la Commission européenne.

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Les cinq scénarios et les six recommandations du groupe de travail suisse sur la 5G

Antenne téléphonique à Berne | ALESSANDRO DELLA VALLE/KEYSTONE

Le groupe de travail Téléphonie mobile et rayonnement, mis sur pied par Doris Leuthard fin 2018 sous l’égide de l’OFEV, avec l’appui de l’OFCOM, a enfin rendu son rapport tant attendu sur le déploiement de la 5G (voir notre article complet à ce sujet). Un document qui était très attendu, alors que le débat quant à l’intérêt de relever les limites d’émission des antennes a fait l’objet de vives discussions au cours des derniers mois.

Pourquoi c’est décevant. Le groupe constitué de différents experts et parties-prenantes (institutions, fédérations professionnelles, opérateurs…) n’a pas réussi à se mettre d’accord, et n’émet aucune recommandation unanime en matière de modification des valeurs limites d’émission prévues par la réglementation. Des divergences qui se cristallisent dans la liste des cinq scénarios proposés, et des six recommandations, d’ordre très général, formulées par le groupe.

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L'OFEN dévoile son rapport sur la 5G mais sans se prononcer sur la révision des limites d'émission

Une antenne 5G à Genève | MARTIAL TREZZINI/KEYSTONE

Il s’agissait de l’un des avis les plus attendus de 2019. Mais les divisions ont visiblement eu raison du groupe de travail Téléphonie mobile et rayonnement, qui n’a pas réussi à se mettre d'accord, dans son rapport paru ce jeudi 28 novembre, sur une éventuelle modification des valeurs limites d’émission des antennes, inscrites dans l’Ordonnance sur le rayonnement non-ionisant (ORNI).

Pourquoi c’est important. Cette possibilité de révision de l’ORNI est pourtant au cœur de la polémique sur la 5G. Le rapport de 132 pages, s’il dresse un état des lieux très documenté des enjeux technologiques, scientifiques et sanitaires, ne formule pas de recommandation claire: les cinq options (statu quo sur la réglementation, lois plus sévères ou encore plus souples, selon plusieurs nuances de permissivité) sont envisagées individuellement, en évitant soigneusement de trancher. Le dossier est ainsi renvoyé au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), qui devra trancher à partir de ce rapport.

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La 5G et la science, entre mythes et partis-pris

Une antenne télécom en Allemagne | HENDRIK SCHMIDT/DPA zb/KEYSTONE

Sur les blogs du Scientific American, les tribunes consacrées à la 5G, écrites par des chercheurs, se succèdent, et sonnent comme des échanges de tirs. Une critique alarmiste, publiée le 17 octobre, titrée «Nous n’avons pas de raison de penser que la 5G est sûre», a récemment reçu une réponse sévère, dont on pourrait traduire le titre par: «Ne tombez pas dans le panneau des marchands de peur».

Pourquoi c’est important. Nos sociétés n’en finissent plus de s’écharper sur le déploiement de la 5G. Et les Etats-Unis n’échappent pas à la règle! Dernièrement, Heidi.news dressait l’état des lieux de la recherche scientifique sur les effets de la 5G, en expliquant notamment pourquoi certaines études semblent se contredire. Au-delà de la technologie en elle-même, a priori non dangereuse aux fréquences qui sont déployées en Suisse, c’est la question du modèle de société pour l’avenir qui est posée.

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Lire la tribune publiée dans Scientific American

| | interview

«La 5G ne pose pas les bonnes questions, elle ne fait que répéter le même cycle»

OMER MESSINGER/EPA/KEYSTONE

Le Suisse Serge Willenegger, formé à l’EPFL, a été senior vice president de Qualcomm, spécialiste américain des technologies mobiles, où il est resté en poste près de 25 ans jusqu’à fin 2018. Il a désormais quitté la société, mais a contribué, au cours des dernières années, à faire de la 5G un nouveau standard désirable pour l’industrie. Aujourd’hui, il souhaite apporter un regard critique sur cette technologie et ses enjeux géopolitiques et sociaux.

Selon lui, la révolution technologique de la convergence entre information et télécoms a déjà eu lieu avec la 3G et la 4G. Et il nous appartient désormais de poser collectivement la question du sens de cette convergence pour la société. Entretien.

| | enquête

5G en Suisse: ce que dit vraiment la recherche scientifique de ses effets

Une antenne 5G sur l'autoroute A1, en Suisse | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

En Suisse, le déploiement de la 5G a provoqué une levée de boucliers: dans les cantons de Genève, Vaud ou du Jura, des moratoires ont été annoncés. Fin septembre, les manifestants contre cette technologie étaient plusieurs milliers dans les rues de Berne. Leur argumentaire, exposé sur le site stop5g.ch, se veut scientifique. Pourtant, les spécialistes de la cancérogenèse induite par le rayonnement interrogés par Heidi.news se l’accordent: aucune étude scientifique n’a, à ce jour, démontré de lien de cause à effet clair et indiscutable, chez l’humain, entre l’exposition au rayonnement des antennes de téléphonie mobile et la survenue de cancers du cerveau. Le point sur ce sujet délicat.

Pourquoi c’est compliqué. Ce dossier implique plusieurs acteurs dont les contraintes ne sont pas toujours alignées. Pour les opérateurs télécoms, le déploiement, qui implique des investissements conséquents, doit être planifié. Il pose la question de l’opportunité à relever les limites d’émission des antennes pour les aligner avec celles en vigueur dans l’Union européenne, ainsi que celle du respect du principe de précaution. Mais pour les politiciens, 2019 est une année électorale qui leur impose de jongler entre les attentes des citoyens et celles des industriels. Quant au grand public, il est pris en étau entre des industriels souvent soupçonnés par principe, et des mouvements anti 5G qui n’interprètent pas toujours correctement les études scientifiques.

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Faut-il relever les normes d'émission des antennes pour faciliter le déploiement de la 5G?

Image d'illustration | SINA SCHULDT/DPA/KEYSTONE

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

En Suisse, le déploiement de nouvelles antennes pour la 5G a commencé depuis plusieurs mois pour les opérateurs télécoms. Les opérateurs Swisscom, Sunrise et Salt, après avoir enchéri à l’été 2018 pour l’attribution des blocs de fréquences, se sont vu octroyer au début 2019 les précieuses licences d’exploitation qui leur permettront de déployer le nouveau réseau de téléphonie mobile 5G. Mais pour tirer pleinement parti de son potentiel économique, la réglementation fédérale peut encore être aménagée pour aligner les seuils limites d’émission des antennes de l’ORNI avec ceux de l’Union Européenne.

Pourquoi c’est important. Le déploiement de la 5G est au carrefour d’enjeux et de préoccupations très diverses: techniques, sanitaires, et sociales. Il y a d’abord l’enjeu économique stratégique pour la Suisse, puisqu’il s’agit d’une technologie clé pour poursuivre la numérisation de la société. De l’autre côté, l’enjeu sanitaire, certains affirmant que le principe de précaution doit primer, et qu’il ne faut pas relever les normes d’émission. In fine, c’est aussi la question du modèle de société pour l’avenir qui se pose: les opposants à la 5G se positionnent souvent aussi contre le tout numérique.

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La téléphonie 5G pourrait dégrader la qualité des prévisions météorologiques

Carte mondiale de la vapeur d'eau | NOAA

La future téléphonie 5G, n’en finit pas de faire couler de l’encre. Contestée dans de nombreux pays pour sa dangerosité supposée, cette norme inquiète aussi les météorologues. Aux Etats-Unis par exemple, certaines fréquences utilisées risquent de perturber les observations par satellite et de dégrader les prévisions météo.

Pourquoi c’est important. La météorologie s’appuie sur des modèles qui sont nourris, en temps réel par des observations, notamment par satellite. Depuis l’espace, certaines fréquences de signaux radio permettent de mesurer la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. Si des sources terrestres venaient émettre dans ces fréquences, les mesures seraient perturbées, conduisant à des erreurs de prévision.

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La 5G nous exposera-t-elle à plus ou moins d'ondes?

La 5G prend ses quartiers en Suisse. Faut-il s'en inquiéter? | KEYSTONE/Ennio Leanza

Le déploiement de la 5G a débuté en Suisse. L’enjeu de ce nouveau réseau de téléphonie mobile, qui devrait être pleinement fonctionnel en 2020: des débits de télécommunications accrus (jusqu’à 1 000 fois ceux de la 4G), qui permettront de concevoir et commercialiser de nouveaux services (smart city, domotique…).

Pourquoi c’est polémique. Poussés par des citoyens s’inquiétant de ses effets sur la santé, des élus suisses ont demandé un moratoire, notamment dans les cantons de Genève et de Vaud. Le corps médical s’y oppose aussi: dans une interview accordée au Temps (FR), le vice-président de la Fédération des médecins suisses, avançait lui aussi le principe de précaution. Cette nouvelle technologie justifie-t-elle vraiment la controverse?