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Les banques boudent le négoce de matières premières

Le négoce de matières premières traverse des turbulences. Keystone / Marcos Moreno

Plusieurs grandes banques ont annoncé coup sur coup la fermeture ou la réduction de leur département de financement du commerce de matières premières suite à une série de faillites et de fraudes en Asie et au Moyen-Orient. Des «restructurations» qui font trembler la place genevoise où l’on craint une situation de repli et un «effet domino» sur une activité qui représente 10% du PIB local.

Pourquoi c’est important ? Ces derniers mois, le négoce de matières premières a été chahuté par des chutes vertigineuses due au Covid-19 et des malversations en cascade qui ont fait subir aux banques des milliards de dollars de pertes, les entraînant à réévaluer leur rôle. En se retirant subitement du marché, de gros pourvoyeurs de fonds mettent à mal l’un des métiers les plus importants de la région lémanique. Le négoce international de denrées agricoles, d’agents énergétiques et de métaux représenterait jusqu’à 17% des rentrées fiscales du canton de Genève et des milliers d’emplois.

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