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L’Allemagne reporte sa sortie du nucléaire

La centrale Isar 2 qui doit fermer cette année est située en Bavière pauvre en énergies renouvelables./Preussen Elektra

Selon le très bien informé Wall Street Journal, l’Allemagne pourrait prolonger l'exploitation de ses trois dernières centrales au-delà de l’échéance de fermeture prévue au 31 décembre 2022. Face à la crise énergétique sans précédent qui menace notre voisin du nord qui misait sur le gaz russe cet hiver, Berlin semble revenir sur le slogan «Atomkfaft, nein danke» pierre angulaire des coalitions avec les écologistes depuis des décennies. La décision doit encore être formellement prise par le chef du gouvernement de la coalition rose-verte-libéraux du chancelier Olaf Scholz et par le parlement.

Pourquoi c’est important. Comme la Suisse, l’Allemagne a décidé de sortir du nucléaire après l’accident de Fukushima. Mais avec un calendrier accéléré qui prévoyait la fermeture des dernières centrales dès cette année. En Suisse, où l’UDC plaide pour le nucléaire, un revirement allemand va fortement influencer le débat.  L'exécutif allemand doit cependant attendre le résultat des «stress tests» qui analyseront les besoins énergétiques de l'Allemagne pour l'hiver prochain. Et, le démantèlement des centrales allemandes est peut-être trop avancé pour le renverser. Dans tous les cas la Suisse qui mise quasiment à 100% sur l’Allemagne pour éviter des blackouts l’hiver prochain sera impactée.

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Wall street Journal

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