Facebook ne va pas comparaître dans l'affaire Cambridge Analytica

Mark Zuckerberg, CEO de Meta, aurait dû témoigner dans le procès qui opposait Facebook à des utilisateurs accusant le réseau social d'avoir violé les règles en matière de vie privée. | Keystone/AP / Ben Margot

C’est un dénouement qui ne ravira pas tout le monde. Meta, la société mère de Facebook, a réussi à conclure un accord de principe avec les utilisateurs qui avaient déposé une plainte après les révélations concernant le scandale autour de Cambridge Analytica. Ce règlement permet au CEO de Meta, Mark Zuckerberg, et à la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg, d’échapper à des heures de déposition dans le cadre du procès, qui étaient pourtant très attendues, rapporte The Verge.

Pourquoi on en parle. Des utilisateurs avaient initié en 2018 une procédure contre Facebook, l’accusant d’avoir violé la règlementation en matière de protection de la vie privée en partageant des données à des tiers, et notamment la société Cambridge Analytica. Ce sont quelque 87 millions d’utilisateurs de Facebook qui avaient vu leurs données collectées par l’entreprise liée à la campagne de Donald Trump, sans leur consentement.

Un an plus tard, les autorités américaines ont condamné Facebook à payer une amende 5 milliards de dollars. Mais malgré le scandale qui a suivi les révélations des pratiques de Facebook et de Cambridge Analytica, ni l’un ni l’autre n’a jamais admis avoir commis des pratiques illégales. Avec cet accord, que ni Meta ni les plaignants n’ont souhaité commenter, les responsables du groupe n’auront pas à s’expliquer plus en détail.

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