Après la démission de Jack Dorsey, Twitter s'orientera-t-il encore plus vers le profit?

Jack Dorsey va désormais se consacrer à son autre entreprise, Square. | Keystone/EPA / Kim Chul-Soo

Co-fondateur et figure emblématique de Twitter, Jack Dorsey a annoncé lundi 29 novembre sa démission avec effet immédiat de la direction générale de l’entreprise. Ce départ de l’enfant terrible des géants de la tech préfigure-t-il un changement d’orientation pour le petit oiseau bleu?

Pourquoi on en parle. Avec quelque 300 millions d’utilisateurs, Twitter tient une place centrale dans une société de plus en plus liée aux réseaux. Patron rock’n roll et figure marquante de son époque, Jack Dorsey a littéralement incarné son entreprise depuis le début. Et ce même s’il en avait déjà été… écarté une fois par les actionnaires, en 2008, ceux-ci lui reprochant un manque d’investissement personnel et un goût trop prononcé pour les paillettes et le monde du show-business.

Pour le média spécialisé Wired, Jack Dorsey savait que son temps à la tête de Twitter était compté et qu’il ne pourrait pas indéfiniment refréner les appétences d’actionnaires désireux d’augmenter sensiblement les bénéfices à court terme. Le directeur avait cédé sur certains points, notamment sur l’établissement d’objectifs chiffrés très ambitieux. Pour rappel, Twitter a annoncé un chiffre d’affaires de 1,28 milliard de dollars lors du dernier trimestre écoulé, en progression de 37%.

Ainsi, pour Wired, la nomination de Parag Agrawal — jusqu’ici directeur de la technologie de Twitter mais qui n’a tweeté que… 10 fois en 2021 jusqu’à ce jour! — à la succession de Jack Dorsey et celle d’un nouveau président du conseil d’administration en la personne de Bret Taylor — qui est également président et directeur de Salesforce, le leader mondial en matière de CRM — autorisent à penser que la compagnie va désormais poursuivre des objectifs financiers encore plus élevés.

C’est l’analyse que livre également La Tribune, laquelle estime que «si Dorsey avait réussi à trouver les clés de la rentabilité pré-Covid, son successeur devra renouer avec les bénéfices de manière pérenne».

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