Une araignée fossile publiée cette année était un faux

Mongolarachne chaoyangensis, une araignée qui n'a en réalité jamais existé | Paul A. Selden et al.

Que faire d’un banal fossile d’écrevisse? Le rendre unique à coup de ciment et de peinture, semblent s’être dit des fraudeurs asiatiques pour en faire monter le prix. C’est en tout cas le cas de ce fossile présenté comme celui d’une nouvelle espèce d’araignée, Mongolarachne chaoyangensis, publié début 2019. Mais, comme le raconte Sciences et Avenir, une étude plus minutieuse de l’objet et publié dans Palaeoentomology a permis de révéler la supercherie.

Pourquoi on en parle. Les fossiles sont un marché important en Asie, surtout auprès de touristes souhaitant rapporter un souvenir de leur voyage. Ce qui peut pousser certains à la fraude. La méthode est alors souvent la même: on prend un fossile courant et à portée de main, ici une écrevisse, puis on le modifie afin de le faire passer pour un spécimen beaucoup plus rare. Ici, la transformation a été telle qu’elle est parvenue à berner les premiers paléontologues qui s’étaient penchés dessus.

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