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Un cinquième état exotique de la matière recréé à bord de la Station spatiale internationale

La distribution de vitesse d'atomes de rubidium à l'état gazeux, qui a confirmé la découverte du condensat de Bose-Einstein en 1995 | NIST/JILA/CU-Boulder

Grâce à la micropesanteur (très faible gravité) qui y règne, la station spatiale internationale (ISS) est un laboratoire hors normes, qui permet de réaliser des expériences impossibles sur Terre. Par exemple, la formation d’un condensat de Bose-Einstein, où des atomes, refroidis à une température proche du zéro absolu, se comportent comme des bosons et occupent tous un unique état quantique. Cela peut être interprété comme un cinquième état de la matière, différent des solides, liquides, gaz et plasmas. L’expérience réalisée sur l’ISS montre que le condensat semble de plus se comporter différemment dans l’espace, ce que précise une étude publiée le 11 juin dans la revue Nature. Le New Scientist en raconte les enjeux.

L’intérêt de la Station spatiale internationale. Prédit en 1925 par Einstein, le premier condensat gazeux de ce type a été produit en 1995. Depuis, des centaines de laboratoires sont capables d’en produire de façon routinière. Mais le problème, c’est que la matière exotique ainsi obtenue est extrêmement fragile, et se voit perturbée par la gravité terrestre. Un handicap dont s’affranchit le Cold Atom Lab, un laboratoire installé en 2018 au sein de l’ISS. De quoi permettre d’étudier le condensat, ici obtenu à partir d’atomes de rubidium, pendant plus d’une seconde, alors que les meilleurs installations terrestres ne dépassent pas plusieurs centièmes de seconde…

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