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Enquête: un an après, le bilan en demi-teinte de SwissCovid

Flyer contre SwissCovid à l'occasion du référendum lancé à l'été 2020, qui n'a pas abouti faute de récolter assez de signatures | MARTIAL TREZZINI/KEYSTONE

Souvenez-vous: en avril 2020, le monde entier découvrait le principe du contact tracing numérique, qui devait aider à rompre les chaînes de transmission du coronavirus. Un an après, que reste-t-il de SwissCovid, l’app qui devait nous sauver la vie avant l’arrivée du vaccin, mais qui s’est enlisée au fil des mois dans diverses polémiques, entre choix techniques, risques de piratage, retards humains dans l’envoi des codes et protection des données? Qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné, et pourquoi?

Pourquoi c’est important. Le taux d’adoption de SwissCovid stagne. L’OFSP s’est régulièrement montrée enthousiaste — quoique discrète — sur son efficacité, mais la grogne parlementaire a gagné du terrain ces dernières semaines. Elle s’est matérialisée début mars par une question au Conseil fédéral de la Verte Léonore Porchet. Selon la loi sur les épidémies modifiée en juin 2020, l’app devait en effet faire ses preuves et être supprimée si elle «ne se révèle pas suffisamment efficace pour lutter contre l’épidémie». Les Sages n’ont finalement pas désavoué l'app, considérant ses résultats actuels comme «satisfaisants». Et ont même annoncé le 12 mars qu’elle devenait interopérable avec l’app allemande. Ce n’est donc pas la fin de l’histoire.

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