| | news

Si rien n'est fait, la plupart des ours polaires disparaîtront d'ici 2100

DAVID GOLDMAN/AP/KEYSTONE

Au vu des trajectoires climatiques possibles et de leurs implications sur la fonte des glaces en Arctique, à partir de quand les populations d’ours polaires (Ursus maritimus) vont-elles s’effondrer? Si nos émissions de gaz à effet de serre suivent le scénario «business as usual» où rien n’est fait pour infléchir la donne, la majorité de ces populations auront disparu d’ici la fin du siècle. C’est la conclusion d’une étude américano-canadienne, qui s’est intéressée au seuil à partir duquel le jeûne prolongé de ces ursidés mettait en péril non seulement leur survie, mais aussi leur reproduction.

Pourquoi c’est préoccupant. L’ours polaire est une espèce populaire, qui a largement contribué à sensibiliser l’opinion aux enjeux climatiques, notamment à travers l’image tragique de l’animal esseulé sur un morceau de banquise à la dérive. Car la fonte des glaces menace très directement la subsistance matérielle de l’espèce: ces ours se nourrissent principalement de phoques, qu’ils ne peuvent chasser qu’en présence de banquise. Le nombre de jours où l’ursidé doit subsister par les moyens du bord sur les terres, avant que ne se reforme une banquise saisonnière adaptée à la chasse est donc un paramètre crucial.

Cet article est réservé aux abonnés.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

S'abonner

Recevez chaque jour des actualités thématiques en vous inscrivant à nos newsletters gratuites.

Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi