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Quel est l'impact du télétravail sur notre empreinte carbone?

Déplacements quotidiens en Suisse (voir plus bas pour les explications) | Intervista

Par courriel, un lecteur nous demande quel est l’impact du télétravail sur notre empreinte carbone. En effet, le confinement lié à la première vague de Covid-19, au printemps 2020, en réduisant fortement les activités de transport et en instaurant un télétravail quasi-généralisé dans de nombreuses régions du monde, a provoqué une baisse inédite des émissions de CO2. Suffirait-il ainsi de généraliser le télétravail pour sauver la planète?

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste sciences pour Heidi.news. C’est un bon exemple de question à la réponse plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, le télétravail forcé de ce printemps (et dans une moindre mesure de cet automne) a bien fait momentanément chuter les émissions de CO2 liées aux transports dans le monde. Ce phénomène est particulièrement visible sur le graphe ci-dessous, extrait de l’enquête de suivi de la mobilité Covid-19 réalisé par la société intervista AG sur mandat de plusieurs institutions suisses dont la Task Force Covid-19 de la Confédération.

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En moyenne, les Suisses parcouraient encore 40 km chaque jour le 25 février. Après l’annonce du semi-confinement, le 16 mars 2020, cette distance a chuté d’environ 20 km. Sur la période de la deuxième vague, en novembre 2020, où les restrictions ont été moins fortes qu’en mars, la mobilité moyenne quotidienne s’est élevée à environ 30 km.

Reste à savoir dans quelle mesure ces effets seraient pérennes sans les autres restrictions liées à la pandémie, et à comprendre quels effets rebonds ils entraînent… Explications.

Numérique contre embouteillages. Il faut d’abord mettre en balance la part de nos usages numériques dans notre empreinte carbone par rapport aux déplacements liés à la mobilité professionnelle. Le numérique pèse actuellement 3 à 4% de nos émissions carbone, soit une goutte d’eau par rapport aux transports liés aux trajets domicile-travail. Rappelons qu’en Suisse, la voiture individuelle reste ainsi la principale contributrice au changement climatique.

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