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Qu'est-ce que la preuve de travail, ce mécanisme au cœur de Bitcoin?

Image d'illustration. | Unsplash

De nombreux détracteurs de Bitcoin lui reprochent sa consommation électrique, qui découle de son mécanisme de consensus basé sur la «preuve de travail» (proof of work). Récemment, des parlementaires européens ont proposé, dans le cadre des travaux d’une commission sur le règlement concernant les crypto-actifs (MiCA), d’interdire les cryptomonnaies qui ont recours à cette preuve de travail jugée incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, la preuve de travail a démontré sa robustesse, contrairement aux autres mécanismes de consensus expérimentés jusqu’ici. C’est ce mécanisme, source d’incompréhensions, qui est à l’origine de la «révolution Bitcoin».

De quoi on en parle. Mais en fait, c’est quoi, cette fameuse preuve de travail? A l’origine, il s’agit d’un protocole permettant de repousser les attaques par déni de service et les spams. Concrètement, le serveur exige du client – un logiciel – qu’il effectue une petite tâche qui peut prendre la forme d’un calcul mathématique. Cette action nécessite du temps et de l’énergie, elle a donc un coût. Dans le cadre d’une attaque par déni de services, qui consiste à envoyer un grand nombre de requêtes pour surcharger un serveur et rendre inaccessible un site web ou un service, cette preuve de travail représente un coût trop important pour l’attaquant.

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