| | Radar

Pourquoi si peu de femmes remportent un prix Nobel scientifique?

Rosalind Franklin en 1955 | MRC Laboratory of Molecular Biology/Creative Commons

En 2018, une femme, Donna Strickland, faisait partie des lauréats du prix Nobel de physique. Mais cette année, aucune lauréate dans le palmarès. Lundi, le prix Nobel de médecine et de physiologie: trois hommes. Mardi, le prix Nobel de physique: de nouveau trois hommes (dont deux Suisses). Et rebelote mercredi avec le prix Nobel de chimie.

Un chiffre que déplore Joël Mesot, président de l’ETH Zurich, dans l'entretien qu'il donne à Heidi.news en vue d’une opération spéciale la semaine prochaine. «Pour modifier ces statistiques, il faut changer les mentalités», ajoute-t-il. Comment faire? «Inclure davantage de femmes dans les comités de nomination académique, puis imposer au moins une femme sur les 'short lists' pour chaque poste de professeur. Mieux, prendre en compte la situation privée des femmes scientifiques, qui sont souvent en couple avec des scientifiques, et donc favoriser des solutions professionnelles pour leur partenaire». Et le président de l’ETHZ d’étayer ses dires par des faits: sur les 35 professeurs nommés depuis son arrivée en janvier 2019 à la tête de la haute école zurichoise, 11 sont des femmes.

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous

Lire aussi