Montrer les résultats négatifs pour faire avancer la recherche

Image d'illustration. | Paul Keller / Flickr

Dans une tribune publiée dans Nature, le biologiste Devang Metha revient sur la publication de l’une de ses recherches dans la revue Genome Biology. La particularité de ces travaux? Ils relatent une expérience ratée. Ou comment le chercheur et son équipe ne sont pas parvenus à utiliser le système d’édition génétique CRISPR pour immuniser le manioc contre une maladie virale qui fait des ravages. A l’inverse, ils montrent que l’usage de CRISPR fait évoluer le virus vers des formes plus résistantes.

Pourquoi c’est intéressant. Devang Metha raconte que les éditeurs auxquels il a soumis ses travaux ont admis qu’ils étaient méthodologiquement solides mais se sont montrés réticents à publier des résultats montrant un échec de la technologie CRISPR. Il estime que les chercheurs sont désormais habitués à célébrer les succès, et en oublient que la plupart des avancées scientifiques ont été provoquées par des échecs. Si les résultats négatifs ne sont pas publiés dans des journaux avec un haut facteur d’impact, les autres chercheurs ne peuvent pas apprendre de ces échecs. Autre écueil: la pression pour publier des résultats positif peut les pousser à donner à présenter leurs études sous une lumière trompeuse.

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