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Mission Artemis vers la Lune: le décollage de nouveau annulé, prochain essai lundi ou mardi

Vue d'artiste | NASA/ESA/ATG Medialab

On va (re)marcher sur la Lune. Certes pas tout de suite, mais l’ambition est là, et les étoiles s’alignent enfin pour que le programme Artemis, qui doit emmener un équipage sur le sol lunaire à l’horizon 2025, se concrétise. D’ici là, la mission Artemis 1, conduite par la Nasa, mais aussi l’Agence spatiale européenne (ESA), doit orbiter autour de la Lune pour montrer que ces grandes ambitions sont possibles.

Initialement prévu le 29 août, le lancement avait déjà été une première fois reprogrammé en raison d’un problème technique. La nouvelle tentative, qui était prévue le 3 septembre au soir, a une nouvelle fois été repoussée, en raison d’une fuite sur les moteurs à hydrogène, détectée lors de leur remplissage. Le décollage pourrait être reprogrammé à lundi ou mardi.

Pourquoi c’est prometteur. Il y a d’abord la perspective de voir l’humain fouler à nouveau le sol lunaire, un demi-siècle après la fameuse mission Apollo. Mais le programme Artemis est la première étape d’une épopée qui doit conduire non seulement sur la Lune, mais aussi, si les technologies font leur preuve, vers Mars à l’horizon 2040. Autrement dit, son succès pourrait ouvrir de nombreuses portes en matière d’exploration spatiale.

Objectif Lune. Artemis 1 n’est en fait que la première étape d’une longue série de missions:

  • Artemis 1. La première mission consiste à envoyer le vaisseau spatial Orion (sans équipage) au-delà de la Lune et à revenir amerrir dans l’océan Pacifique, au large de San Diego. Ce sera le plus long vol aller-retour d’un vaisseau spatial, avec 2,1 millions de kilomètres, dont 64’000 km au-delà de la face cachée de la Lune, ce qui pose des défis particuliers en matière de télécommunications. Les interruptions de service ne devraient pas durer plus de deux heures consécutives.

  • Artemis 2. Cette mission prévoit que l'équipage, composé de quatre astronautes au maximum, pilotera Orion jusqu'à 70’000 kilomètres au-delà de la Lune avant d'effectuer un survol lunaire et de revenir sur Terre. La mission devrait durer au moins huit jours.

  • Artemis 3. La troisième mission Artemis est destinée à envoyer des astronautes sur la Lune en 2025. Ils seront les premiers à s’y poser depuis Apollo 17 en 1972. Les Etats-Unis ont d’ores et déjà annoncé qu'une femme et une personne de couleur figureraient parmi les astronautes.

Voir aussi: VIDÉO – On retourne sur la Lune, mais pourquoi?

Le premier vol habité est donc prévu dès Artemis 2 (2024), pour — si tout se passe bien — la réitération de la conquête lunaire l’année suivante avec Artemis 4 (2025).

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