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Manifester pour le climat, un délit dans le monde d’après?

Des policiers arrêtent des militants lors de l'expulsion de la ZAD de la Colline "Zone A Defendre" pour bloquer l'extension de la carrière du Mormont exploitée par le cimentier LafargeHolcim entre Eclepens et La Sarraz, Suisse, mardi 30 mars 2021. / KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Il fallait une balise pour marquer la fin de la crise Covid-19. Le 16 février, le Conseil fédéral annoncera la fin des restrictions sanitaires en Suisse. Climat, santé, technologie, éducation, vie quotidienne: durant la semaine qui précède cette échéance, Heidi.news explore ce qui sera le monde d'après.

Le droit de manifester s’effrite-t-il en Suisse? C’est ce que craignent des avocats engagés dans la défense de militants pro-climat. Les procès climatiques se multiplient, mais la justice aurait aussi serré la vis: certains prévenus risquent désormais la prison ferme. Les manifestants s’inquiètent que la mobilisation citoyenne, déjà essoufflée par la pandémie, se fragilise encore davantage. Au risque de figer la démocratie au moment même où elle devrait s’adapter à la crise climatique.

Pourquoi on en parle. Près d’un an après l’évacuation forcée de la zone à défendre (ZAD) du Mormont (VD) contre l’extension de la carrière du cimentier Holcim — le plus grand émetteur de CO2 du pays, la saga juridique se poursuit. Une quarantaine d’activistes pro-climat encourent jusqu’à trois mois de prison ferme, provoquant l’inquiétude de trois Rapporteurs spéciaux des Nations unies. Le 24 janvier dernier, les premiers prévenus avaient finalement écopé de peines pécuniaires plus légères, mais leurs avocats dénoncent, auprès de Heidi.news, un acharnement judiciaire visant à museler les lanceurs d’alertes.

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