Les vaches au secours de l'environnement

Image d'illustration. | Christian Widell / unsplash

Heidi.news est partenaire du concours des Jeunes Reporters pour l'Environnement, qui offre une plateforme aux jeunes pour s'exprimer sur les enjeux écologiques à travers des reportages journalistiques. Voici le texte du lauréat de l'édition 2022 du concours national dans la catégorie 15-18 ans.

Les vaches ont un pouvoir étonnant qui pourrait bien nous arranger. Qui aurait pu deviner qu’en plus de produire du lait, les vaches pouvaient aussi produire de l’électricité grâce à leurs excréments? On parle de biogaz: une source d’énergie renouvelable, mais qui reste coûteuse et difficile à installer. L’intérêt pour la Suisse, qui possède des milliers de vaches, est notable.

La problématique du réchauffement climatique et la nécessité de trouver des sources d’énergies renouvelables sont des problématiques bien connues. En cause, les sources d’énergie que nous utilisons pour produire de l’électricité. En Suisse, 75% de l’électricité consommée est d’origine renouvelable. C’est-à-dire, éolienne, hydraulique, géothermique ou encore issue de la biomasse.  (…)

Pour combler le reste et arriver à 100%, une véritable quête a été entamée pour trouver d’autres sources d’énergies renouvelables. Mais cela coûte cher. Selon Swissinfo, les prix de production d’électricité renouvelable dans certaines régions suisses ont augmenté de 25% en 2022, limitant la transition énergétique.

En 1954, un agriculteur lorrain nommé André Chapuis a fait, à la suite d’une expérimentation particulière réalisée dans sa propre ferme et à l’aide d’outils mécaniques, a fait une découverte surprenante. Ses vaches avaient, dit-il, non seulement la «possibilité de produire du lait pour des commerçants» mais aussi le pouvoir de «produire de l’électricité renouvelable et de l’énergie exploitable».

Mais alors qu’est-ce que le biogaz et comment fonctionne la conversion? Le biogaz est obtenu à partir de la fermentation de matières organiques dans un environnement privé d’oxygène. On appelle ce processus «méthanisation». Ce gaz est produit de manière naturelle dans la nature (marais, rizière…) et même dans certaines décharges. Sa découverte date d’il y a plus de quatre siècles, lorsque Jan Baptist Van Helmont, un chimiste belge, a découvert que des matières organiques pouvaient être converties en du gaz à l’aide d’un digesteur.

Quel rapport avec la bouse de vache? Un fermier peut collecter régulièrement les bouses de vaches, puis faire en sorte qu’elles parviennent au digesteur. En Suisse, plusieurs agriculteurs recourent déjà au biogaz. Comme Claude Schneider, fermier à Fribourg depuis plus de 29 ans. Monsieur Schneider estime que l’usage du biogaz est «une aubaine pour tout agriculteur cherchant à produire de l’électricité» (…) tout en étant «facile à produire». La Suisse compte 555’587 vaches dans tous ses cantons, ce qui pourrait représenter un réel atout.

Le biogaz serait-il la prochaine solution pour faire face aux enjeux de l’environnement ? Claude Schneider est catégorique: d’après lui, ce gaz «c’est l’avenir» et le gouvernement suisse «devrait faire plus d’effort pour accroitre son usage dans notre pays».

Texte édité par la rédaction à des fins de concision