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Les maigres victoires du Manifeste académique un an après la grève féministe

Photo: Heidi.news

La grève des femmes du 14 juin 2019 a été l’occasion pour les chercheuses suisses de porter leur combat pour l’égalité sur le devant de la scène. Un Manifeste académique pour la grève féministe, regroupant 20 revendications, avait alors récolté près de 2000 signatures. Un an plus tard, force est de constater que ces demandes, portant sur les nominations, les salaires ou encore la conciliation entre famille et travail, n’ont pas été suivies des changements concrets espérés.

Pourquoi c’est important. Les universités suisses sont fortement marquées par le phénomène du «leaky pipeline»: plus on grimpe les échelons académiques, plus les femmes se font rares. Majoritaires au niveau bachelor et master, elles ne sont que 23,4% parmi les professeurs, selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Alors que des programmes ont été mis en place à grands renforts de fonds fédéraux pour favoriser l’égalité depuis 20 ans, l’environnement universitaire reste miné par un sexisme qui semble encore difficile à dépasser.

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