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VIDÉO - La reproduction des fleurs expliquée par The Bachelor 

L’immense majorité des végétaux que nous consommons, tous les fruits, les légumes et les céréales, sont des plantes à fleurs. Et ce sont ces mêmes plantes à fleurs que consomment aussi tous les animaux que nous mangeons. Ce sont donc les fleurs qui nourrissent les humains. Autant dire que la reproduction des fleurs, c’est l’une des choses les plus importantes au monde! Voilà pourquoi nous avons voulu vous l’expliquer dans cet épisode de PopScience, l’émission de Heidi.news qui explique la science avec le meilleur de la pop culture (à voir dans la vidéo ci-dessus).

Les plantes à fleurs, aussi appelées angiospermes, peuvent se reproduire de façon asexuée: elles se multiplient via la production de bulbes ou de stolons, c’est le cas des tulipes et des fraises par exemple. Mais la plupart des plantes à fleurs se reproduisent de façon sexuée. Le sexe façon plante à fleurs s’appelle la pollinisation. Les cellules reproductrices mâle sont enfermées dans les grains de pollen, situé sur les étamines. Les cellules femelles sont quant à elles contenues dans les ovules, eux-même enfouis dans le pistil, une sorte d’ovaire.

Pour que les ovules soient fécondés, il faut donc que du pollen se dépose sur le pistil. Ce transport peut avoir lieu au sein d’une même fleur, c’est ce que l’on appelle l’autopollinisation. Mais le plus souvent,  le pollen issu d’une fleur est déposé sur le pistil d’une autre fleur, d’une même espèce.

Et c’est là qu’interviennent ceux qui facilitent ce transport, encouragent le sexe entre fleurs, et donc assurent notre nourriture quotidienne: les pollinisateurs!  C'est à dire les abeilles, les papillons, les coléoptères, mais aussi quelques oiseaux.

Ces pollinisateurs collectent du nectar, un suc très énergétique, matière première du miel situé au coeur de la fleur. Au passage, ils récoltent involontairement du pollen qu’il déposeront involontairement sur la prochaine fleur qu’ils iront butiner.

Entre les pollinisateurs et les fleurs, c’est une relation gagnant-gagnant.

Les plantes à fleurs sont donc extrêmement dépendantes des pollinisateurs pour assurer leur descendance.

Afin de les attirer, elles ont mis au point, au fil de millions d’années d’évolution, des organes floraux ultra sophistiqués, et, la plupart du temps magnifiques.

En matière de fleurs, les pollinisateurs sont plus ou moins exigeants et sélectifs. Certains butinent toutes les espèces de fleurs, d’autres ont leurs types préférés.  D’autres encore sont monomaniaques: ils ne consentent à butiner qu’une seule espèce de fleur, à ne récolter qu’une seul type de nectar.

Cette relation mutualiste entre les pollinisateurs et les fleurs a donné lieu à une co-évolution. Les fleurs ont évolué, au fil de millions d’années, pour plaire à tel ou tel insecte. Beaucoup de fleurs sont de forme étoilée, une structure que les abeilles perçoivent bien. D’autres ont développé par exemple une odeur de cadavre pour attirer un certain type de mouches.

Les orchidées attirent carrément des insectes mâles en mimant la forme, la taille, la couleur, les odeurs et même la pilosité des insectes femelles. Elles ont développé ce que l’on appelle un leurre sexuel.

Grâce à toutes ces stratégies géniales inventées par l’évolution, la pollinisation marche plutôt bien! Une fois le pollen déposé à la surface du pistil, des cellules transportent les gamètes mâles jusqu’aux ovules. Ces ovules fécondés vont devenir des graines, encapsulées dans le pistil - ou l’ovaire.

Cet ovaire va alors grossir pour donner un fruit. Vous avez bien compris:  quand vous mangez une pomme, vous dévorez les ovaires de la fleur de pommier!

Pour aller plus loin

  • La reproduction des plantes, cours de collège, par la chaîne Mathrix:

https://m.youtube.com/watch?v=bAqHnMPRoHI

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