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Cultiver de l'huile de palme neutre en carbone, c'est possible... en théorie

Palmeraies en Colombie | J. Quezada et al.

L’huile de palme, ce lipide solide à température ambiante très prisé des agro-industriels, est aujourd’hui l’un des responsables bien identifié de la déforestation des zones tropicales, en particulier en Asie. Pourtant, ce n’est pas la culture du palmier à huile qui pose en soi problème, mais la provenance des terres exploitées. Une étude menée par des chercheurs de l’EPFL et du WSL, publiée dans Science Advances, montre ainsi que la transformation d’anciens pâturages en palmeraies, elle, peut être neutre en carbone, à certaines conditions.

Pourquoi c’est intéressant. Les plantations d’huile de palme sont devenues le symbole d’une forme d’agriculture intensive délétère à la fois pour le climat et pour la biodiversité. Mais l’impact climatique de ces cultures dépend grandement de l’origine des sols: s’il s’agit de forêts, l’impact est maximal: 174 tonnes de CO2 par hectare, selon une étude menée par le même laboratoire de l’EPFL en 2018. La conversion à l’agriculture entraîne aussi des émissions de carbone supplémentaire s’il s’agit de tourbières. Ces travaux montrent ainsi qu’il peut exister des modes de production soutenables de l’huile de palme.

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