| | Interview

«L'urgence climatique se réglera aussi au tribunal»

Me Irène Wettstein | Patrick Martin

L'édition 2020 du FIFDH (Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève) est annulée pour cause de coronavirus. Qu'à cela ne tienne, Heidi.news couvre sa version 2.0 en ligne avec autant (si ce n'est plus) d'assiduité.

Me Irène Wettstein est l’une des treize avocates à avoir défendu pro bono les douze militants du climat lors d’un procès retentissant. Acquittés le 13 janvier du chef de violation de domicile, ceux-ci avaient manifesté en novembre 2018 dans les locaux du Credit Suisse à Lausanne, en y organisant une partie de tennis pour dénoncer les investissements dans les énergies fossiles de la grande banque suisse, tout en utilisant l’image de l’icône Roger Federer. La décision historique du juge Philippe Colelough a été motivée par l’état de nécessité licite. Cet article du code pénal exonère l’auteur d’une infraction lorsqu’il est établi que son action a eu pour but de «préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement» et s’il sauvegarde ainsi «des intérêts prépondérants». Le procureur général du canton de Vaud a fait appel de ce jugement.

Me Irène Wettstein a reçu Heidi.news en son étude, en marge du FIFDH où elle est intervenue, vendredi 13 mars, pour tenter de répondre à une question délibérément provocante : «L’urgence climatique se réglera-t-elle au tribunal?»

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