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L'étude prédisant une mort précoce aux bébés chinois génétiquement modifiés avec CRISPR a été retirée

La méthode CRISPR permet de modifier simplement et efficacement l'ADN | NIH

Les généticiens auteurs de l’étude affirmant que les bébés ayant vus leur code génétique modifié avec la méthode CRISPR avaient un risque de mortalité plus précoce ont retiré leur article, pourtant publié en juin dans la revue Nature Medicine, comme l’avait évoqué Heidi.news. La raison, qu’explique bien Nature: d’une part, plusieurs groupes ayant tenté de répliquer cette étude n’y sont pas parvenus, d’autres part – et surtout – la présence d’erreurs d’interprétation des résultats lorsqu’ils étaient comparés à une grande base de données de profils génétiques.

Pourquoi c’est important. Les rétractions d’études scientifiques ne sont pas rares. Mais lorsqu’elles surviennent après que les recherches ont été publiées dans une revue scientifique de référence, elles deviennent notoires. D’autant que dans ce cas, l’étude concerne les fameux bébés dont le génome a été modifié par le généticien chinois He Jiankui, qui a ainsi ouvert une brèche dans un champ de recherches très discuté. «J’ai donc la responsabilité de corriger ce qui doit l’être par respect pour le public», a confié à Nature Rasmus Nielsen, généticien des populations à l’Université de Californie à Berkeley, et premier auteur de l’étude incriminée.

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Lire l'article de Nature

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